La guerre d’Israël a enterré de nombreux rêves de mariage à Gaza

Des hommes de la bande de Gaza priant ce jeudi près des décombres d'une mosquée, détruite lors des frappes aériennes israéliennes qui ont fait 248 morts dans l'enclave assiégée. (Photo, AP)
Des hommes de la bande de Gaza priant ce jeudi près des décombres d'une mosquée, détruite lors des frappes aériennes israéliennes qui ont fait 248 morts dans l'enclave assiégée. (Photo, AP)
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Publié le Vendredi 28 mai 2021

La guerre d’Israël a enterré de nombreux rêves de mariage à Gaza

  • «Il n’est plus possible à Ahmed d’être marié dans ce monde ... Il est maintenant marié au paradis»

GAZA CITY: Salwa Nofal et Sobhi Ziad ont été contraints de «se marier en silence» à la suite des opérations militaires israéliennes à Gaza.

Leur mariage avait déjà été reporté à deux reprises en raison de l’apparition de la pandémie du coronavirus et d'un décès dans la famille. Ils ont fixé au 18 mai la troisième date de leur grand jour, qui s’est avéré être le huitième jour des combats.

Les deux jeunes ont décidé d'annuler leur réception de mariage et ont commencé tranquillement leur vie de couple dans une maison que Nofal avait préparée avant le début des combats, le 10 mai.

Ziad a écrit sur Facebook: «Nous sommes allés chez nous en portant dans nos cœurs tout notre amour l'un pour l'autre, et l'espoir que notre maison serait remplie de joie et de bonheur ... Je vous souhaite à tous une sécurité totale.»

Ils faisaient partie des couples qui ont eu de la chance, mais de nombreux autres ont été moins chanceux.

Le monde d’Anas Al-Yazji s’est écroulé sur lui quand sa fiancée Shaima Abu Al-Ouf a été tuée dans une frappe aérienne israélienne qui a détruit la maison de sa famille dans la rue Al-Wehda à Gaza.

Elle était à sa troisième année d'université et devait devenir dentiste. Ses professeurs et collègues disent qu'elle était brillante et qu'elle rêvait du jour de sa remise de diplôme. Elle était impatiente de commencer sa carrière.

Il avait été décidé que Shaima et Anas se marieraient après l'Eïd Al-Fitr, mais un raid israélien a tout détruit. Ce qui restait n’était que sang, débris, ainsi que de nombreux cadeaux de fiançailles éparpillés.

Après une histoire d'amour qui a duré près de trois ans, les derniers mots d'Al-Ouf à Al-Yazji au téléphone ont été «J'ai peur», a-t-il confié. «Je lui ai demandé de se réfugier dans un endroit sûr, puis une grande explosion a eu lieu et elle a été tuée. Elle est au paradis», a-t-il ajouté.

Muhannad Al-Nawati, 20 ans, et sa jeune épouse Hiba Harzullah ont perdu tous leurs cadeaux de mariage –  vêtements, appareils électroménagers, cadeaux –  dans les décombres de la maison familiale de Harzullah, à côté de l’immeuble Kuhail, cible d'une frappe aérienne israélienne qui l'a entièrement rasé.

Le couple regardait avec incrédulité ce qui restait du bâtiment de sept étages, qui s’était effondré sur la modeste maison de Harzullah, enterrant leurs beaux et simples rêves.

Al-Nawati a confié que leur réception de mariage, prévue après l'Eïd, a été reportée sine die en raison de ce qui s'est passé.

Ahmed Al-Masry, 21 ans, se préparait pour son mariage prévu pour le deuxième jour de l'Eïd, mais il a été tué lors de la première frappe du conflit, avec sa sœur Rahaf, 10 ans, son neveu Yazan, 18 mois, et sept autres personnes, dont la plupart étaient de la famille.

«Il n'est plus possible maintenant pour Ahmed d'être marié dans ce monde ... Il est maintenant marié au paradis», a déclaré son père, Abu Atallah. «Il a rejoint sa mère, qui est morte en martyr au cours d'un raid israélien, lors de la première guerre contre Gaza en 2018», a-t-il ajouté.

La famille a déjà souffert des frappes israéliennes sur Gaza : leur maison a été rasée pendant la guerre de 2014.

«Le missile m'a déchiré le cœur avant de prendre la vie d'Ahmed et de tuer notre joie», a-t-il ajouté.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Washington ordonne l'évacuation du personnel non essentiel de son ambassade à Beyrouth 

Ces évacuations interviennent alors que le groupe armé Hezbollah a appelé samedi à la "résistance" après la mort dans une frappe israélienne de huit de ses membres qui participaient à une réunion dans l'est du Liban. (AFP)
Ces évacuations interviennent alors que le groupe armé Hezbollah a appelé samedi à la "résistance" après la mort dans une frappe israélienne de huit de ses membres qui participaient à une réunion dans l'est du Liban. (AFP)
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  • Les Etats-Unis ont ordonné "par prudence" l'évacuation du personnel non essentiel de leur ambassade à Beyrouth, parlant d'une "mesure temporaire"
  • "Nous évaluons en permanence la situation sécuritaire et, sur la base de notre dernière analyse, nous avons jugé prudent de réduire notre présence au personnel essentiel"

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont ordonné "par prudence" l'évacuation du personnel non essentiel de leur ambassade à Beyrouth, a indiqué lundi à l'AFP un responsable américain, alors que le Hezbollah, proche de l'Iran, a appelé à la "résistance" après des frappes israéliennes au Liban.

"Nous évaluons en permanence la situation sécuritaire et, sur la base de notre dernière analyse, nous avons jugé prudent de réduire notre présence au personnel essentiel", a affirmé ce responsable sous le couvert de l'anonymat, précisant que la mesure concernait aussi les proches de ces employés.

"L'ambassade reste opérationnelle avec son personnel essentiel en place", a-t-il ajouté en soulignant qu'il s'agit d'une "mesure temporaire visant à assurer la sécurité de notre personnel tout en maintenant notre capacité à fonctionner et à aider les citoyens américains".

Une source sécuritaire libanaise a précisé à l'AFP qu'environ 40 personnes avaient été évacuées lundi de l'aéroport international de Beyrouth.

Ces évacuations interviennent alors que le groupe armé Hezbollah a appelé samedi à la "résistance" après la mort dans une frappe israélienne de huit de ses membres qui participaient à une réunion dans l'est du Liban.

Les bombardements israéliens sont réguliers dans le pays, en dépit d'un cessez-le-feu ayant mis fin en novembre 2024 à la guerre entre Israël et le Hezbollah.

Par ailleurs, Donald Trump a déployé d'importantes forces navales et aériennes au Moyen-Orient alors qu'il dit envisager des frappes contre l'Iran à défaut d'un accord sur son programme nucléaire.


Riyad tête de pont du soutien arabe au Koweït après les tirs maritimes de l'Irak

`Riyad a en outre souligné l'importance de l'engagement de l'Irak à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale du Koweït. (FILE/AFP)
`Riyad a en outre souligné l'importance de l'engagement de l'Irak à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale du Koweït. (FILE/AFP)
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  • L'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et l'Égypte rejettent les revendications de l'Irak au titre des résolutions actuelles de l'ONU
  • Bagdad affirme que la nouvelle carte géographique est conforme au droit international

RIYAD: Le ministère des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite a rejeté la récente soumission de l'Irak à l'ONU sur les nouvelles frontières maritimes, qui, selon Riyad, empiète sur le territoire du Koweït.

L'Irak aurait soumis à l'ONU, en janvier et février, de nouvelles coordonnées géographiques délimitant les frontières maritimes du pays.

Dans un communiqué publié lundi sur X, le ministère du Royaume a déclaré que le dossier irakien comprenait des modifications qui s'étendaient à Khor Abdullah et à certaines parties de la zone submergée adjacente à la zone neutre saoudo-koweïtienne divisée.

Il s'agit d'une zone où le Royaume partage la propriété des ressources naturelles avec le Koweït en vertu d'accords bilatéraux contraignants. La déclaration ajoute que les amendements ont également eu un impact sur les zones maritimes du Koweït et sur les hauteurs d'eau fixes.

"Le Royaume rejette catégoriquement toute revendication suggérant l'existence de droits pour toute partie dans la zone submergée au-delà des frontières convenues entre l'Arabie saoudite et le Koweït", a déclaré le ministère.

Il a souligné que les arrangements existants sont fondés sur des accords bilatéraux et conformes à la convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982.

Riyad a en outre souligné l'importance de l'engagement de l'Irak à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale du Koweït.

Et d'adhérer aux résolutions pertinentes des Nations unies, en particulier la résolution 833 (1993) du Conseil de sécurité, qui a délimité les frontières terrestres et maritimes entre le Koweït et l'Irak à la suite de la guerre du Golfe de 1991.

Le Qatar a offert son soutien, affirmant que les listes de coordonnées et la carte soumises par l'Irak portaient atteinte à la souveraineté du Koweït, dans un communiqué publié dimanche par son ministère des affaires étrangères.

Le ministère "a également exprimé son espoir que les règles et les principes du droit international, et ce qui est stipulé dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982, seront pris en considération".

Les Émirats arabes unis ont également exprimé leur solidarité avec le Koweït, réitérant leur soutien au pays "contre toute atteinte à sa souveraineté ou à ses intérêts nationaux". Bahreïn et Oman ont également exprimé leur solidarité avec le Koweït, rejetant toute atteinte à sa souveraineté.

L'Égypte a déclaré qu'elle suivait de près les développements concernant la frontière maritime entre le Koweït et l'Irak, et a souligné l'importance de respecter la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale du Koweït.

La Jordanie a également fait part de son soutien à la souveraineté du Koweït sur ses territoires et ses zones maritimes.

Samedi, le Koweït a convoqué le chargé d'affaires irakien au sujet des nouvelles frontières qui incluent les zones de Fasht Al-Qaid et de Fasht Al-Aij, qui, selon lui, n'ont jamais été contestées.

Le ministère irakien des affaires étrangères a déclaré que la demande était conforme au droit international.

Si les Nations unies ont délimité la frontière terrestre entre l'Irak et le Koweït après l'invasion par l'Irak de son voisin du sud en 1990, certains aspects de la délimitation maritime sont restés sensibles et devraient être abordés dans le cadre de négociations bilatérales.


Soudan: les paramilitaires revendiquent la prise d'une ville frontalière au Tchad

 Les paramilitaires soudanais ont revendiqué samedi la prise de la localité d'Al-Tina, à la frontière avec le Tchad, après s'être emparés en décembre de deux villes voisines. (AFP)
Les paramilitaires soudanais ont revendiqué samedi la prise de la localité d'Al-Tina, à la frontière avec le Tchad, après s'être emparés en décembre de deux villes voisines. (AFP)
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  • Les FSR disent avoir "pris le contrôle total de la ville stratégique d'Al-Tina, dans l'Etat du Darfour-Nord", selon un communiqué publié sur leur chaîne Telegram
  • Le gouverneur du Darfour pro-armée, Minni Minnawi, a de son côté dénoncé un "comportement criminel répété qui incarne les pires formes d'exactions à l'encontre d'innocents"

KHARTOUM: Les paramilitaires soudanais ont revendiqué samedi la prise de la localité d'Al-Tina, à la frontière avec le Tchad, après s'être emparés en décembre de deux villes voisines.

Elle était auparavant tenue par les Forces conjointes, alliées de l'armée régulière, qui est engagée depuis avril 2023 dans une guerre contre les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Les FSR disent avoir "pris le contrôle total de la ville stratégique d'Al-Tina, dans l'Etat du Darfour-Nord", selon un communiqué publié sur leur chaîne Telegram accompagné d'une vidéo montrant des combattants célébrant cette avancée sous une banderole au nom de la ville.

L'armée n'avait pas réagi dans l'immédiat.

Le gouverneur du Darfour pro-armée, Minni Minnawi, a de son côté dénoncé un "comportement criminel répété qui incarne les pires formes d'exactions à l'encontre d'innocents".

Les paramilitaires contrôlent la quasi-totalité de la vaste région du Darfour, dans l'ouest, depuis la prise fin octobre El-Facher, dernier bastion de l'armée.

Cette prise a été marquée, selon de nombreux rapports, par des massacres, viols et enlèvements. Jeudi, la mission indépendante d'établissement des faits de l'ONU sur le Soudan a fait état d'"actes de génocide".

Les FSR ont mené depuis plusieurs attaques près de la frontière avec le Tchad, faisant deux morts dans les rangs de l'armée tchadienne fin décembre.

La guerre au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné, dans ses heures les plus sombres, 14 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".