Hôtels, cafés, restaurants: les aides aux entreprises renforcées en France

Le Premier ministre a annoncé mardi un soutien renforcé aux entreprises de l'hôtellerie, la restauration, des traiteurs, de l'événementiel et des agences de voyages à l'activité toujours affectée par les restrictions liées à la crise sanitaire. (AFP)
Le Premier ministre a annoncé mardi un soutien renforcé aux entreprises de l'hôtellerie, la restauration, des traiteurs, de l'événementiel et des agences de voyages à l'activité toujours affectée par les restrictions liées à la crise sanitaire. (AFP)
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Publié le Mercredi 19 janvier 2022

Hôtels, cafés, restaurants: les aides aux entreprises renforcées en France

  • Très touché par la pandémie, le tourisme (dont les hôtels, restaurants...) fait partie des principaux bénéficiaires des quelque 240 milliards d'aides mobilisées par le gouvernement
  • Un conseil de défense sanitaire se réunira jeudi pour «essayer de donner des perspectives», mais «avec une situation encore extrêmement tendue dans nos hôpitaux, il faut rester mobilisés», selon Castex

PARIS: Le Premier ministre a annoncé mardi un soutien renforcé aux entreprises de l'hôtellerie, la restauration, des traiteurs, de l'événementiel et des agences de voyages à l'activité toujours affectée par les restrictions liées à la crise sanitaire, tout en saluant les efforts faits par le secteur pour revaloriser les salaires.


Cette aide, complémentaire aux mesures déjà prises, était attendue par des entreprises encore "très fortement impactées par la crise sanitaire", a souligné Jean Castex, entouré de la ministre du Travail Élisabeth Borne et du ministre délégué aux PME et au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne, au terme d'une rencontre avec les représentants du patronat du secteur, dans une brasserie parisienne.


"Il y a beaucoup moins de touristes. Les restaurateurs, à Paris comme ailleurs, sont impactés par les mesures que nous avons prises, notamment le recours au télétravail, le fait qu'on ne puisse plus consommer qu'assis... Donc il est normal que nous les aidions (...) jusqu'à retrouver une situation normale", a déclaré le Premier ministre. 


Très touché par la pandémie, le tourisme (dont les hôtels, restaurants...) fait partie des principaux bénéficiaires des quelque 240 milliards d'aides mobilisées par le gouvernement depuis le début de la crise sanitaire, a-t-il rappelé.


Pour les mois de décembre et janvier, "les entreprises de moins de 250 salariés perdant au moins 30% de leur chiffre d'affaires, en raison des restrictions prises fin 2021" afin de freiner la 5e vague de Covid-19, auront droit à une "aide exceptionnelle au paiement des cotisations salariales", d'un montant égal à "20% de leur masse salariale", a annoncé M. Castex.


Quant aux entreprises de moins de 250 salariés des mêmes secteurs qui perdront plus de 65% de leur chiffre d'affaires, elles recevront, pour décembre et janvier, cette même aide au paiement des cotisations salariales de 20%, mais elles "seront également exonérées de charges patronales", a complété M. Castex. 


Il s'agit notamment des "traiteurs et des entreprises de l'évènementiel", a-t-il précisé.


Accord salarial «historique»
À l'heure actuelle, toutes les entreprises perdant 65% de leur chiffre d'affaires en raison des restrictions sanitaires ont accès au remboursement de l'activité partielle à 100% sans reste à charge, a-t-il rappelé. Celles du tourisme qui perdent au moins 50% de leur chiffre d'affaires voient l'intégralité de leurs coûts fixes pris en charge.


Concernant l'hôtellerie et la restauration, le Premier ministre a souligné que "c'est un moment important pour cette branche professionnelle" que le gouvernement a "beaucoup incitée à négocier pour améliorer les conditions de travail et les salaires". "Ils sont parvenus à un accord historique, ce qui va leur permettre de mieux recruter", a déclaré M. Castex, saluant aussi l'implication des entreprises dans la mise en œuvre du pass sanitaire, qui a "permis de ne pas fermer d'établissements, excepté les discothèques".


Négocié entre organisations syndicales de salariés - signé par la seule CFDT, mais auquel les autres syndicats ne devraient pas s'opposer, ouvrant ainsi la voie à son entrée en vigueur - et patronat, un accord prévoit une rémunération minimum supérieure de 5% au Smic et une augmentation moyenne de 16,33% de l'ensemble de la grille actuelle des salaires.


Une deuxième négociation doit s'ouvrir sur les conditions de travail et se pencher sur le travail en "coupure", les horaires, mais aussi la "majoration des heures supplémentaires, inférieure sur le secteur à ce qu'elle est ailleurs", a déclaré Stéphanie Dayan, secrétaire nationale de la fédération des services CFDT. 


Sans un soutien fort du gouvernement, le secteur des hôtels, cafés et restaurants (HCR) aurait fait face à un "grand nombre de faillites et de licenciements", a estimé le Premier ministre, entouré des présidents des organisations patronales (GNI, Umih, GNC, SNRTC et Traiteurs de France), qui l'ont remercié des mesures annoncées tout en exprimant des inquiétudes, concernant le remboursement des Prêts garantis par l'État (PGE) notamment.


Un conseil de défense sanitaire se réunira jeudi pour "essayer de donner des perspectives", mais "avec une situation encore extrêmement tendue dans nos hôpitaux, il faut rester mobilisés", a conclu M. Castex.


Risque de feux de forêt : la Gironde repasse en vigilance rouge

Une ligne pare-feu, une zone de rupture de la végétation, aménagée par des habitants près de Lège-Cap-Ferret, à l’ouest de Bordeaux, le 29 juillet 2026, lors des incendies de forêt en Gironde, dans le sud-ouest de la France. (AFP)
Une ligne pare-feu, une zone de rupture de la végétation, aménagée par des habitants près de Lège-Cap-Ferret, à l’ouest de Bordeaux, le 29 juillet 2026, lors des incendies de forêt en Gironde, dans le sud-ouest de la France. (AFP)
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  • La Gironde repasse en vigilance rouge face au risque de feux de forêt, avec des températures pouvant atteindre 38 °C et de nouvelles restrictions pour prévenir les incendieS
  • Le mégafeu de Saumos, désormais maîtrisé mais toujours sous surveillance, a ravagé 42 000 hectares, détruit 240 maisons et entraîné l’évacuation de plus de 220 000 personnes

BORDEAUX: La Gironde, où 42.000 hectares ont brûlé en raison d'un mégafeu "fixé" le 1er août, est repassée samedi midi en vigilance rouge pour les risques de feux de forêt, le quatrième niveau sur une échelle de cinq, a annoncé la préfecture.

La décision, prise "au regard de l'évolution météorologique défavorable", avec des pointes de chaleur avoisinant les 38°C dans le Sud-Ouest selon Météo-France, "entraîne le renforcement des mesures de prévention et de restriction", précise la préfecture dans un communiqué. Les manifestations festives, sportives et culturelles sont notamment interdites dans les "espaces exposés" des "communes à dominante forestière".

Dans l'ensemble du département, plusieurs activités susceptibles de provoquer des incendies sont interdites : utiliser un chalumeau pour débroussailler ou des lanternes volantes, brûler des déchets verts, tirer des feux d'artifice, sauf ceux d'initiative publique depuis une plage, en dehors des zones exposées et en direction du large.

L'incendie déclenché le 22 juillet à Saumos, à l'ouest de Bordeaux, a brûlé 42.000 hectares - une superficie correspondant à quatre fois celle de Paris -, détruit 240 maisons et contraint à l'évacuation de plus de 220.000 personnes. Ce mégafeu, le plus dévastateur depuis 1949, est considéré comme "maîtrisé" par les autorités, mais reste sous surveillance étroite.


Indemnité carburant pour "grands rouleurs": la date limite de dépôt reportée à fin août

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu s’exprime lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 21 juillet 2026. (AFP)
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu s’exprime lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 21 juillet 2026. (AFP)
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  • La demande pour l’indemnité carburant de 100 euros est prolongée jusqu’au 31 août 2026 pour les travailleurs modestes grands rouleurs
  • L’aide concerne notamment les actifs avec un revenu fiscal par part inférieur ou égal à 16 880 euros, sous conditions de distance parcourue

PARIS: La date limite de dépôt d'un dossier pour demander l'indemnité carburant de 100 euros destinée aux travailleurs modestes grands rouleurs est reportée au 31 août, selon un arrêté publié samedi au Journal officiel.

Le dispositif, réservé aux ménages modestes, avait été annoncé le 22 avril par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, en réponse aux conséquences sur les prix à la pompe de la guerre au Moyen-Orient. Puis, le gouvernement avait précisé le 21 mai que cette indemnité, prévue au départ de 50 euros, serait finalement de 100 euros.

Cette aide est destinée aux actifs dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 16.880 euros et qui effectuent chaque jour au moins 15 kilomètres pour aller travailler (30 kilomètres aller-retour) ou plus de 8.000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle (en incluant les trajets domicile-travail).

Selon le décret du ministère de l'Action et des comptes publics publié samedi, les travailleurs concernés peuvent en faire la demande jusqu'au 31 août 2026, contre le 30 juillet annoncé précédemment, via l'ouverture d'un formulaire en ligne sur le site des impôts (impots.gouv.fr).

Ce soutien public au secteur représente en moyenne 20 centimes d'euros par litre de carburant.


En plein été, Gabriel Attal omniprésent sur le terrain et à portée des critiques

Gabriel Attal (2e à droite), secrétaire général du parti centriste français Renaissance et candidat à la prochaine élection présidentielle, serre la main de policiers municipaux lors d'une visite de campagne à Vannes, dans l'ouest de la France, le 25 juillet 2026. (Photo : AFP)
Gabriel Attal (2e à droite), secrétaire général du parti centriste français Renaissance et candidat à la prochaine élection présidentielle, serre la main de policiers municipaux lors d'une visite de campagne à Vannes, dans l'ouest de la France, le 25 juillet 2026. (Photo : AFP)
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  • Gabriel Attal mène une campagne estivale active pour rattraper Édouard Philippe et présenter ses priorités pour 2027
  • Ses propositions sur les institutions et l’immigration provoquent de fortes critiques de ses opposants

PARIS: Gabriel Attal multiplie les interviews et les déplacements au cœur de l'été pour tenter de rattraper son retard sur son rival Édouard Philippe dans la campagne présidentielle et se retrouve sous le feu des critiques nourries de ses adversaires.

Le Finistère, la Loire-Atlantique, la Haute-Savoie, Le Morbihan, les Yvelines, la Vendée...

Ce jeudi, il s'est rendu sur un marché à Châteaurenard dans les Bouches-du-Rhône pour parler salaires, sécheresse, conditions de travail avec des agriculteurs.

L'ancien Premier ministre occupe le terrain politique, quasiment déserté par les autres candidats en ce début août.

"Oui, moi effectivement j'ai décidé de passer mon été auprès des Français. Parce que je considère que, quand on sollicite le suffrage des Français, quand on est candidat à l'élection présidentielle, il ne peut pas y avoir de vacances. On doit être en permanence au contact des Français pour les écouter", a lancé jeudi le patron de Renaissance sur RTL, dans une pique à ses adversaires. Et en premier lieu au candidat d'Horizons, Édouard Philippe, qui le devance dans les sondages, et a pris trois semaines de vacances.

Le patron de Renaissance, qui déplore qu'il n'y ait pas "eu de campagne en 2022", avec la guerre en Ukraine et un Emmanuel Macron sortant qui s'est représenté très tard, dit vouloir "que la France ait la campagne présidentielle qu'elle mérite et un vrai débat en vue de 2027".

Celui qui a pris ses distances avec le président de la République égrène ses mesures et ses priorités au fil des déplacements et des interviews: valeur travail, salaires, gestion de l'eau, frontières, gens du voyage... et se retrouve par ricochet dans le viseur de ses concurrents.

Une interview notamment a fait tiquer: celle parue dans le Journal du dimanche, média dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.

Gabriel Attal y dévoile une partie de son projet, promettant "la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958", avec "une nouvelle organisation territoriale" pour faire du maire "l'élu le plus puissant", une révision du système de nomination des postes stratégiques de l'administration, une baisse du nombre de députés de 577 à 350, la suppression de 100.000 postes de fonctionnaires, la suppression des remises automatiques de peine ou encore "des quotas limitatifs" pour l'immigration.

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, en campagne mais pas officiellement déclaré, y a vu "un autoritarisme subversif et surexcité" et le "vestige d'un sarkozo-macronisme historique", comparant même Gabriel Attal à un "étudiant en droit constitutionnel qui se rêve Premier consul".

- "Ébahissement" -

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure avoue avoir eu "le même ébahissement en lisant Gabriel Attal qui a choisi le JDD de Bolloré pour se lancer dans un concours de démagogie".

"Il faut parler à tout le monde et décider de ne plus apparaître dans des médias Bolloré n'est pas une bonne stratégie. Un candidat à l’Élysée doit parler à tous les Français", rétorque à l'AFP l'entourage de Gabriel Attal.

Les plus vives critiques sont venues du leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon, l'accusant de vouloir "achever" l’État "au profit d'un système de nomination-copinage généralisé".

Et le tribun a remué le couteau dans la plaie quand Gabriel Attal s'est déplacé sur un campement illicite de gens du voyage en Vendée pour évoquer le sujet hautement inflammable de ces installations illégale.

Le patron de Renaissance a notamment proposé qu'"un délit de maintien illicite" soit créé et que les pouvoirs des préfets soient "renforcés" pour accélérer les évacuations en cas d'occupations illégales.

"Il n'est pas venu régler un problème, mais l'envenimer. À quoi bon ce show?", a pourfendu Jean-Luc Mélenchon.

L'entourage de l'ancien Premier ministre souligne que ce déplacement résulte "de nombreuses alertes d'élus locaux" sur ces installations illicites, qui touchent "l'intégralité du territoire français". "Il était légitime et pertinent pour un candidat à la présidentielle de s'en saisir", ajoute la même source.

Au risque pour cet ancien militant du PS de paraître vouloir concurrencer Édouard Philippe par sa droite ?

"Quand vous regardez les sondages, je suis le seul candidat en dehors des extrêmes à avoir aujourd'hui une dynamique", assure Gabriel Attal sur RTL.

Et son entourage de noter que "la stratégie de se déployer tout l'été fonctionne, sinon pourquoi nos opposants perdraient leur temps à réagir?"