Washington optimiste quant aux pourparlers sur la frontière maritime entre le Liban et Israël

Le conseiller principal américain à la sécurité énergétique mondiale, Amos Hochstein, rencontre le Premier ministre libanais sortant, Najib Mikati, à Beyrouth, au Liban, le 14 juin 2022 (Photo, Reuters).
Le conseiller principal américain à la sécurité énergétique mondiale, Amos Hochstein, rencontre le Premier ministre libanais sortant, Najib Mikati, à Beyrouth, au Liban, le 14 juin 2022 (Photo, Reuters).
Short Url
Publié le Mardi 02 août 2022

Washington optimiste quant aux pourparlers sur la frontière maritime entre le Liban et Israël

  • L'atmosphère est positive, tous les participants sont satisfaits de la réunion, selon le vice-président du Parlement
  • Le président Aoun promet de créer les conditions favorables à l'élection de son successeur lors des célébrations de la fête de l'armée

BEYROUTH: Amos Hochstein, envoyé spécial et coordinateur américain pour les affaires énergétiques internationales, a exprimé lundi son optimisme quant à la possibilité pour le Liban et Israël de progresser vers un accord sur la frontière maritime afin de régler les revendications concurrentes sur les champs de gaz offshore.

«Je reste optimiste quant à la possibilité de faire des progrès continus, comme nous l'avons fait au cours des dernières semaines, et je compte revenir dans la région et être en mesure de prendre les dispositions finales», a déclaré Hochstein.

Cette déclaration intervient après sa deuxième visite à Beyrouth en moins de deux mois, durant laquelle il a transmis une proposition israélienne en réponse à une offre de démarcation faite par le Liban.

Lundi, il a rencontré le président Michel Aoun, le Premier ministre Najib Mikati et le président du parlement libanais Nabih Berri au palais présidentiel.

Je reste optimiste quant à notre capacité à progresser de manière continue, comme nous l'avons fait au cours des dernières semaines, et je compte revenir dans la région et être en mesure de prendre les dispositions finales.

Amos Hochstein, envoyé spécial américain

Il a également rencontré séparément le ministre sortant des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, qui a qualifié les progrès réalisés dans les pourparlers de «potentiellement exceptionnels».

Selon des informations fuitées, Hochstein a informé les dirigeants politiques de la réponse israélienne à la position libanaise qui adhère à la démarcation de la frontière sur la base de la ligne 23, le Liban obtenant la totalité du champ de Cana, ce qui donne une ligne de démarcation en zigzag, sans inclure le champ de gaz de Karish.

Hochstein aurait transmis une proposition israélienne visant à inclure des parties d'une zone située au nord du bloc 8, sur la base du calcul de la ligne médiane entre le Liban et Chypre, proposition qui a été rejetée.

L'optimisme des Libanais quant aux progrès accomplis était évident dans le discours du président Aoun à une délégation militaire libanaise qu'il a rencontrée plus tard dans la journée pour les célébrations de la fête de l'armée.

«Il n'y a pas de place pour le désespoir à la lumière des conditions difficiles dans lesquelles nous vivons, et si Dieu le veut, quelque chose de positif sortira de la question de la démarcation de la frontière maritime», a-t-il déclaré.

Bou Habib a déclaré que Hochstein avait souligné que la position libanaise était largement unifiée.

«Il y a des progrès énormes et remarquables, et les négociations ne sont pas encore terminées, mais elles progressent», a-t-il dit, soulignant que sans un accord, personne ne pourrait extraire du gaz dans la région.

Le vice-président du parlement, Elias Bou Saab, était également présent lors de la réunion avec Hochstein, tout comme le directeur général de la Sûreté générale libanaise, le général Abbas Ibrahim, considéré comme proche du Hezbollah.

Toutefois, le commandant de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, n'a pas assisté à la réunion.

Une équipe technique de l'armée adhère à la démarcation de la frontière selon la ligne 29, basée sur des documents britanniques, qui, si elle est approuvée, donne au Liban une partie du champ de Karish.

Mais le Liban n'a pas modifié son décret de démarcation de la frontière, soumis à l'ONU il y a des années, qui s'appuie sur la ligne 23, car le président Aoun estime que la ligne 29 «reste sujette à des négociations».

Bou Saab a déclaré après la réunion: «L'atmosphère est positive et tout le monde est satisfait de la réunion. Hochstein n'a pas suggéré que nous partagions les richesses, et le Liban a renouvelé sa demande pour l'ensemble de ses blocs.»

Les fuites ont également révélé que la partie libanaise a proposé de lancer le processus d'exploration du champ de Cana à condition qu'Israël reconnaisse le droit du Liban sur celui-ci, mais Hochstein a répondu qu'il en discuterait avec les Israéliens et reviendrait avec une réponse.

Le mouvement Amal, dirigé par Berri, a déclaré dans un communiqué après la réunion de Hochstein: «Il est nécessaire que le gouvernement demande aux sociétés d'exploration de ne pas retarder et de mener à bien leurs opérations.»

Avant leur rencontre avec Hochstein, le président Aoun, Berri et Mikati ont participé lundi à la célébration de la 77e fête de l'armée libanaise et à la cérémonie de remise des diplômes aux officiers des services de défense et de sécurité.

Au total, 95 élèves officiers ont été diplômés du Collège militaire avec le grade de lieutenant dans les forces navales, aériennes et terrestres, dont un nombre remarquable de femmes officiers, huit officiers des Forces de sécurité intérieure avec le grade de lieutenant, et six officiers de la Sécurité d'État et d'autres de la Sûreté générale.

Lors de son discours à la cérémonie, son dernier avant la fin de son mandat en octobre, Aoun a déclaré: «Malgré le pari que les élections parlementaires n'auront pas lieu, le Liban a un nouveau parlement.»

Aoun a ajouté: «Malheureusement, certains parient à nouveau sur un vide présidentiel. Par respect pour mes responsabilités constitutionnelles, je réaffirme que, comme je me suis engagé à tenir les élections législatives, je travaillerai de toutes mes forces pour réunir les conditions appropriées à l'élection d'un nouveau président qui poursuivra le processus de réforme ardu que nous avons entamé.»

«Cela ne peut être réalisé que si le parlement – le président et les députés – assument leurs responsabilités en choisissant l'homme adéquat pour ce poste.»

«L'échec de la formation d'un gouvernement est causé par l'absence des facteurs et critères nécessaires qui en font un gouvernement efficace, capable d'assumer ses responsabilités, présentes et futures.»

«L'échec de la formation d'un gouvernement expose le pays à de nouvelles tourmentes et aggrave les difficultés économiques et financières. La responsabilité des personnes concernées est essentielle pour éviter que le pays ne soit exposé à une nouvelle détérioration.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les fidèles musulmans sur le mont Arafat, étape phare du hajj

Le site offrant peu ou pas d'ombre, des bénévoles distribuaient de l'eau, des parasols et des collations aux pèlerins, tandis que des hélicoptères survolaient régulièrement la zone. (AN Photo/Loai Elkelawy)
Le site offrant peu ou pas d'ombre, des bénévoles distribuaient de l'eau, des parasols et des collations aux pèlerins, tandis que des hélicoptères survolaient régulièrement la zone. (AN Photo/Loai Elkelawy)
Short Url
  • Plus de 1,5 million de personnes participent au hajj cette année, à l'ombre de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran
  • Téhéran avait riposté en visant des bases militaires et infrastructures énergétiques chez ses voisins du Golfe, notamment en Arabie saoudite. Un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril

LA MECQUE: Une foule de musulmans a prié mardi sur le mont Arafat, pour l'étape phare du grand pèlerinage à La Mecque, bravant la chaleur brûlante du désert pour accomplir le rêve d'une vie.

Dès l'aube, les fidèles se sont rassemblés pour réciter le Coran sur et autour de cette colline de 70 mètres de haut, située à environ 20 kilomètres de La Mecque, où le prophète Mahomet a prononcé, selon la tradition musulmane, son dernier sermon.

Le site offrant peu ou pas d'ombre, des bénévoles distribuaient de l'eau, des parasols et des collations aux pèlerins, tandis que des hélicoptères survolaient régulièrement la zone.

"C'est un sentiment indescriptible", a affirmé Ahmed Abou al-Ezz, un ingénieur égyptien de 35 ans, en marchant vers le mont Arafat pour la première fois de sa vie.

Plus de 1,5 million de personnes participent au hajj cette année, à l'ombre de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Téhéran avait riposté en visant des bases militaires et infrastructures énergétiques chez ses voisins du Golfe, notamment en Arabie saoudite. Un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril.

Quelque 30.000 pèlerins iraniens ont fait le voyage à La Mecque, soit beaucoup moins que les 86.000 initialement annoncés, en raison des tensions, selon la compagnie Iran Air, citée par l'agence de presse officielle Irna.

Malgré la situation régionale, la ville sainte a accueilli plus de fidèles étrangers que l'année dernière, selon les autorités saoudiennes.

Pour Karim Hazem, un pèlerin tunisien de 40 ans, "cet endroit est celui où le Seigneur rassemble la communauté des croyants, et nous rappelle que nous pouvons être réunis en tant que peuples".

Chaleur intense 

Le pèlerinage, l'un des cinq piliers de l'islam, est censé être accompli par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens. Il consiste en une série de rites codifiés sur plusieurs jours au cœur de La Mecque et dans ses environs.

Avec des températures atteignant les 44 degrés ces derniers jours, les autorités saoudiennes ont exhorté les pèlerins à boire beaucoup d'eau et à se protéger du soleil pendant les rites qui se déroulent principalement en plein air.

Les scientifiques affirment que le changement climatique causé par l'activité humaine amplifient les phénomènes météorologiques extrêmes, notamment les vagues de chaleur intenses.

Le port de chapeaux étant interdit pour les hommes durant le hajj, de nombreux pèlerins utilisent des parasols pour se protéger du soleil.

Après la mort de plus de 1.300 personnes en 2024, sous des températures dépassant les 50 degrés, les autorités saoudiennes ont mis en place des mesures visant à limiter les effets de la chaleur, notamment davantage de zones ombragées.

Plus de 50.000 agents de santé et 3.000 ambulances ont également été déployés pour aider les pèlerins dans le besoin, a indiqué le ministère saoudien de la Santé.

Après le mont Arafat, les fidèles se rendent à Muzdalifah, où ils ramassent des cailloux afin de procéder à la symbolique "lapidation du diable" mercredi.

L'Arabie saoudite, qui abrite les sanctuaires les plus sacrés de l'islam à La Mecque et à Médine, génère des milliards de dollars chaque année grâce au hajj et à la Omra, le petit pèlerinage entrepris à d'autres moments de l'année.


Liban: frappes sur la ville de Nabatiyé dans le sud, 11 morts dans un raid sur l'est

Des frappes ont visé mardi la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban après un ordre israélien d'évacuation inédit, au lendemain de la mort d'au moins 11 personnes dans un raid israélien sur l'est du pays, selon les autorités. (AFP)
Des frappes ont visé mardi la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban après un ordre israélien d'évacuation inédit, au lendemain de la mort d'au moins 11 personnes dans un raid israélien sur l'est du pays, selon les autorités. (AFP)
Short Url
  • A Nabatiyé, un correspondant de l'AFP a fait état de plusieurs frappes après l'avertissement d'Israël, et a pu voir de la fumée s'élever de plusieurs endroits
  • "Vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous déplacer au nord de la rivière Zahrani", avait indiqué plus tôt sur X un porte-parole militaire arabophone, Avichay Adraee, en s'adressant aux habitants de cette grande ville du sud

BEYROUTH: Des frappes ont visé mardi la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban après un ordre israélien d'évacuation inédit, au lendemain de la mort d'au moins 11 personnes dans un raid israélien sur l'est du pays, selon les autorités.

Dans le même temps, l'armée israélienne a annoncé étendre ses opérations terrestres contre le Hezbollah au-delà de la "ligne jaune" qu'elle a établie dans le sud du Liban.

Cette pression accrue intervient au lendemain de la menace du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'intensifier les frappes pour "écraser" le mouvement pro-iranien.

A Nabatiyé, un correspondant de l'AFP a fait état de plusieurs frappes après l'avertissement d'Israël, et a pu voir de la fumée s'élever de plusieurs endroits.

"Vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous déplacer au nord de la rivière Zahrani", avait indiqué plus tôt sur X un porte-parole militaire arabophone, Avichay Adraee, en s'adressant aux habitants de cette grande ville du sud.

Désertée par une grande partie de ses habitants depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, Nabatiyé continue d'être pilonnée malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

D'autres frappes dans le sud ont fait au moins un mort et deux blessés parmi des secouristes affiliés au mouvement Amal, allié du Hezbollah, à Srifa, selon le ministère de la Santé, ce qui porte à 120 le nombre de secouristes tués dans le conflit.

Plusieurs localités du sud, notamment dans la région de Tyr, ont aussi été ciblées, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

La veille, des ordres d'évacuation pour Tyr avaient provoqué la panique et un mouvement d'exode parmi les habitants encore présents dans la ville millénaire, d'après un correspondant de l'AFP.

Un barrage menacé 

L'armée israélienne a également émis mardi un ordre d'évacuation pour Machghara et Sohmor, deux localités dans l'est du Liban, où elle a en outre visé les environs du barrage de Qaraoun, selon l'Ani.

L'organisme chargé du barrage a appelé les autorités libanaises à faire pression sur la communauté internationale pour empêcher toute attaque aux "risques catastrophiques pour les habitants".

Des bombardements avaient eu lieu lundi soir dans cette région du pays, faisant au moins 11 morts à Machghara, dont deux enfants et une femme, et 15 blessés, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

L'armée israélienne avait indiqué avoir frappé dans la nuit plus de 100 cibles du Hezbollah.

De son côté, le Hezbollah a annoncé que ses combattants avaient fait barrage mardi à l'aube à "une force israélienne (...) qui avançait en direction de Zaoutar", village surplombant Nabatiyé, situé à une dizaine de kilomètres de la frontière.

Le groupe a dit avoir eu recours notamment à "des obus et drones d'attaques", ajoutant que les "combats directs" se poursuivaient dans la zone.

"Nous allons intensifier les coups, en intensifier la puissance et nous allons écraser" le Hezbollah, a averti lundi soir Benjamin Netanyahu.

"Pour chaque drone explosif, dix immeubles doivent tomber à Beyrouth", a estimé pour sa part le ministre des Finances d'extrême droite, Bezalel Smotrich.

Malgré la trêve, Israël poursuit ses frappes et opérations au Liban en disant viser le Hezbollah et son infrastructure, alors que les chances d'un accord rapide entre les Etats-Unis et l'Iran semblent s'amenuiser.

Les frappes israéliennes ont fait au moins 3.213 morts depuis le début du conflit début mars, selon le dernier bilan du ministère de la Santé publié mardi, soit 28 morts de plus par rapport au bilan de la veille.


Les pays du Golfe «ne serviront plus de bouclier aux bases américaines», affirme le guide suprême iranien

Les bases américaines ne sont désormais plus protégées par les pays du Golfe, a estimé mardi le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, dans une déclaration écrite diffusée par la télévision d'Etat. (AFP)
Les bases américaines ne sont désormais plus protégées par les pays du Golfe, a estimé mardi le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, dans une déclaration écrite diffusée par la télévision d'Etat. (AFP)
Short Url
  • L'Iran avait fait état de progrès lundi tout en prévenant qu'un accord n'était pas imminent, les positions des deux parties restant éloignées
  • Dans le même temps, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé avoir frappé des sites de lancement de missiles dans le sud de l'Iran, portant un coup au processus diplomatique

TEHERAN: Les bases américaines ne sont désormais plus protégées par les pays du Golfe, a estimé mardi le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, dans une déclaration écrite diffusée par la télévision d'Etat.

"Il est certain qu'il n'y aura pas de retour en arrière et que les nations et territoires de la région ne serviront plus de boucliers aux bases américaines", a déclaré Mojtaba Khamenei, qui n'est pas apparu en public depuis sa prise de fonction début mars.

"Les Etats-Unis, qui ne disposent plus d'aucun lieu sûr dans la région pour mener une agression et établir des bases militaires, s'éloignent chaque jour davantage de leur ancien statut", a-t-il ajouté dans ce message publié à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha.

Ces déclarations surviennent alors que l'Iran et les Etats-Unis tentent de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre qui a débuté le 28 février et s'est étendue à toute la région, avant l'entrée en vigueur d'un fragile cessez-le-feu le 8 avril.

L'Iran avait fait état de progrès lundi tout en prévenant qu'un accord n'était pas imminent, les positions des deux parties restant éloignées.

Dans le même temps, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé avoir frappé des sites de lancement de missiles dans le sud de l'Iran, portant un coup au processus diplomatique.

L'Iran n'a pas officiellement confirmé l'attaque américaine, mais les médias d'Etat ont rapporté des explosions dans la ville portuaire de Bandar Abbas, et annoncé qu'une enquête était en cours pour en déterminer l'origine.

Et mardi, les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé avoir abattu un drone américain et tiré sur d'autres aéronefs tentant de pénétrer dans l'espace aérien du pays, sans préciser la date de ces incidents.

Dans un communiqué, ils ont mis en garde "contre toute violation du cessez-le-feu par l'armée américaine", affirmant disposer d'un "droit légitime et certain à riposter".

Mojtaba Khamenei, 56 ans, a succédé à son père Ali Khamenei, tué au premier jour des frappes américano-israéliennes le 28 février, ce qui a déclenché des représailles de Téhéran dans toute la région.