Al-Sissi: La stabilité au Soudan est vitale pour la région

Abdel Fattah Al-Sissi a déclaré que l'Égypte a assumé sa responsabilité en tant que principal pays voisin du Soudan en intensifiant la communication avec tous les acteurs et les partenaires internationaux pour mettre fin à la violence (Photo, AFP).
Abdel Fattah Al-Sissi a déclaré que l'Égypte a assumé sa responsabilité en tant que principal pays voisin du Soudan en intensifiant la communication avec tous les acteurs et les partenaires internationaux pour mettre fin à la violence (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 29 mai 2023

Al-Sissi: La stabilité au Soudan est vitale pour la région

  • Al-Sissi présente une feuille de route pour mettre fin à la violence et rétablir la sécurité au Soudan
  • L'Égypte a souligné l'importance d'une coordination étroite avec les pays voisins pour résoudre la crise au Soudan

LE CAIRE: Le rétablissement de la stabilité et de la sécurité au Soudan est important non seulement pour le peuple soudanais, mais aussi pour toute la région, a déclaré le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi.

M. Al-Sissi a tenu ces propos lors de son discours à la réunion du Conseil africain de paix et de sécurité sur le Soudan, à laquelle ont participé des chefs d'État et de gouvernement par visioconférence.

«Outre sa signification politique, la réunion d'aujourd'hui a une valeur symbolique, affirmant le partenariat continu entre les parties africaines, tous les partenaires internationaux et les agences d'aide pour travailler ensemble vers un Soudan stable et sûr», a-t-il déclaré.

«Notre réunion d'aujourd'hui a pour but d'adopter le plan de désescalade, qui a été formulé en coordination avec les pays voisins et qui représente un pas important vers la stabilité et le consensus interne, ainsi que vers la fin du conflit sanglant en cours», a ajouté M. Al-Sissi.

Il a également mis l'accent sur d'autres initiatives visant à gérer la crise soudanaise et à préserver l'intégrité territoriale et les institutions du pays.

«Les efforts déployés dans le cadre de l'Union africaine viennent compléter d'autres initiatives, notamment celles de la Ligue arabe, dont le récent sommet a approuvé la formation d'un groupe de contact ministériel arabe chargé de gérer la crise», a indiqué M. Al-Sissi.

«Cela s'ajoute aux efforts de l'IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement) et aux accords signés lors des négociations de Djeddah, stipulant l'engagement en faveur d'un cessez-le-feu, l’autorisation de l’entrée et de la distribution de l'aide humanitaire, et le retrait des troupes des hôpitaux et des installations publiques.»

«Ces initiatives doivent être fondées sur des normes communes, coordonnées et se renforçant mutuellement. Elles doivent établir une feuille de route pour le processus politique afin de s'attaquer aux causes profondes des problèmes qui ont conduit à la crise actuelle et doivent viser une participation large et inclusive de tout le peuple soudanais», a-t-il ajouté.

L'Égypte a souligné l'importance d'une coordination étroite avec les pays voisins pour résoudre la crise et rétablir la sécurité et la stabilité au Soudan.

M. Al-Sissi a également déclaré que l'Égypte avait assumé sa responsabilité en tant que principal pays voisin du Soudan en intensifiant la communication avec tous les acteurs et partenaires internationaux pour mettre fin à la violence.

Le président égyptien a énuméré quatre facteurs sur lesquels son pays a fondé ses efforts:

Premièrement, la nécessité d'un cessez-le-feu global et durable non limité à des fins humanitaires.

Deuxièmement, la nécessité de préserver les institutions de l'État au Soudan, qui permettent de protéger le pays contre le risque d'effondrement.

Troisièmement, le conflit au Soudan concerne les Soudanais. «Notre rôle en tant que parties régionales est de les aider à y mettre fin et à parvenir à un consensus sur la résolution des causes qui l'ont déclenché. À cet égard, l'Égypte insiste sur son respect de la volonté du peuple soudanais, sur la non-ingérence dans ses affaires intérieures et sur l'importance de prévenir toute intervention étrangère dans la crise actuelle», a noté M. Al-Sissi.

Quatrièmement, les répercussions humanitaires de la crise soudanaise dépassent les frontières de l'État et affectent les pays voisins.

M. Al-Sissi a déclaré que «l'Égypte s'est engagée à assumer ses responsabilités à cet égard en accueillant 150 000 citoyens soudanais à ce jour, en plus d'héberger 5 millions de Soudanais, qui sont traités comme des citoyens».

Il a appelé les organisations humanitaires et les pays donateurs à apporter leur soutien aux États voisins afin de les aider à continuer à jouer ce rôle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban annonce qu'une délégation américaine supervisera le début du retrait israélien

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence. (AFP)
L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence. (AFP)
  • Reçu par le président libanais Joseph Aoun, l'ambassadeur américain Michel Issa l'a informé qu'une "délégation militaire arriverait à Beyrouth dans les prochains jours pour coordonner et définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain" de la clause
  • "La première zone pilote sera lancée d'ici quelques jours, et d'autres zones pilotes sont actuellement à l'étude et en cours de planification", a précisé, sous couvert d'anonymat, un responsable américain à Washington

BEYROUTH: L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d'une délégation américaine pour superviser le début de l'application du retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud, a rapporté la présidence.

Un accord-cadre conclu à Washington le 26 juin entre le Liban et Israël, en guerre depuis des décennies, prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des zones dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud, sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Reçu par le président libanais Joseph Aoun, l'ambassadeur américain Michel Issa l'a informé qu'une "délégation militaire arriverait à Beyrouth dans les prochains jours pour coordonner et définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain" de la clause relative aux "zones pilotes", selon un communiqué de la présidence.

"La première zone pilote sera lancée d'ici quelques jours, et d'autres zones pilotes sont actuellement à l'étude et en cours de planification", a précisé, sous couvert d'anonymat, un responsable américain à Washington.

Il a déclaré que le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) assurerait la coordination avec les deux pays concernant ces zones.

"Nous allons bientôt entamer des discussions avec des partenaires internationaux afin d'aider le gouvernement libanais à rétablir effectivement sa souveraineté dans ces zones, puis plus largement sur l'ensemble de son territoire", a ajouté ce responsable.

Il a confirmé que les discussions prévues à Rome les 15 et 16 juillet entre Israël et le Liban auraient bien lieu, après qu'une source diplomatique eut indiqué plus tôt à l'AFP que le Liban avait exigé un retrait israélien avant de participer aux pourparlers.

Le président libanais Joseph Aoun a de son côté appelé une nouvelle fois les Etats-Unis à "faire pression sur Israël". Il a également souligné, devant des visiteurs, "l'importance de parvenir à mettre fin à l'état d'hostilité" avec son voisin.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir pour l'heure maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix kilomètres de sa frontière.

Il a été conclu à l'issue de cinq cycles de négociations entre le Liban et Israël, inédites depuis des décennies, à Washington.

Les négociations de Rome seront suivies par une visite de M. Aoun aux Etats-Unis, prévue le 21 juillet selon l'ambassade libanaise à Washington.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars en soutien à Téhéran, est opposé aux négociations directes avec Israël et refuse d'être désarmé.

"Aucune clause de l'accord ne passera", a une nouvelle fois martelé cette semaine le chef du Hezbollah Naïm Kassem.


Gaza: des tirs israéliens font 9 morts, selon les secours

Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
  • L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés
  • L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza

GAZA: Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël.

La Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a recensé neuf morts en plusieurs endroits, dans des frappes aériennes et des tirs.

L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés.

L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé que M. Salim s'était dirigé en courant vers des soldats qui interrogeaient d'autres chauffeurs de camion interpellés.

Les soldats ont ouvert le feu dans sa direction après "avoir identifié une menace immédiate", a précisé l'armée, affirmant enquêter sur les autres incidents survenus mercredi.

L'hôpital Al-Chifa, à Gaza-ville, a de son côté déclaré avoir reçu quatre corps: celui d'un enfant tué par des tirs israéliens dans l'est de la ville, celui d'un homme tué dans une frappe aérienne dans l'ouest et deux autres tués dans un bombardement ayant visé un véhicule.

L'armée israélienne a confirmé à l'AFP avoir mené une frappe aérienne sur la ville de Gaza, mais a dit ne pas "être au courant" d'un bombardement dans l'ouest de la ville.

Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

Au moins 1.084 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.


La justice libanaise remet en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste

  • Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises
  • Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste, Fadl Chaker, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises.

Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués.

Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire.

Le montant a été versé et Fadl Chaker doit sortir de prison mercredi, a-t-elle ajouté.

Pendant ses années de fuite, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers.

Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Heloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube.

Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour "terrorisme".