Vente de produits illégaux: l'UE ouvre une enquête visant AliExpress

Cette photo prise le 24 septembre 2020 montre le logo d'AliExpress dans un magasin pop-up à Paris. (AFP).
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Publié le Mardi 07 novembre 2023

Vente de produits illégaux: l'UE ouvre une enquête visant AliExpress

  • Dans les cas extrêmes, les amendes peuvent s'élever jusqu'à 6% du chiffre d'affaires mondial du groupe
  • AliExpress doit fournir les informations requises par la Commission au plus tard le 27 novembre 2023

BRUXELLES: Ce lundi, la Commission européenne a annoncé l'ouverture d'une enquête visant AliExpress, la célèbre plate-forme chinoise de vente en ligne. Cette enquête fait suite à des soupçons concernant la vente de produits illégaux, notamment de faux médicaments.

La Commission a adressé une demande officielle d'informations à cette filiale du géant chinois Alibaba, afin de mieux appréhender les mesures mises en place pour assurer la protection des consommateurs. Cette démarche s'inscrit dans le cadre de la récente législation européenne sur les services numériques (DSA), en vigueur depuis la fin du mois d'août.

L'Union européenne (UE) avait déjà ouvert en octobre trois enquêtes similaires, visant les réseaux sociaux TikTok, X (anciennement Twitter), et le groupe Meta (Facebook et Instagram). Ces enquêtes avaient pour but d'obtenir des détails sur les mesures prises par ces plates-formes pour lutter contre la diffusion de fausses informations, d'images violentes et de discours haineux, à la suite de l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre. La récente enquête annoncée marque la première action de l'UE dans le secteur de l'e-commerce, conformément au règlement DSA.

La réglementation sur les services numériques ne se limite pas à la lutte contre la désinformation et les discours haineux, mais vise également à garantir le retrait des produits illégaux ou dangereux vendus au sein de l'Union européenne par le biais des plates-formes de commerce en ligne.

La demande d'informations adressée à AliExpress ne constitue pas encore une accusation formelle, mais plutôt la première étape d'une procédure pouvant aboutir à des sanctions financières sévères en cas de violations avérées et persistantes de la réglementation. Dans les cas extrêmes, les amendes peuvent s'élever jusqu'à 6% du chiffre d'affaires mondial du groupe.

AliExpress doit fournir les informations requises par la Commission au plus tard le 27 novembre 2023. La commission prendra ensuite des décisions en fonction de l'évaluation des réponses fournies. Le règlement DSA impose des normes plus strictes à 19 grandes entreprises du secteur numérique, telles que X, Facebook, Instagram, TikTok, Amazon et Alibaba. Ces règles comprennent l'obligation d'une action rapide pour supprimer tout contenu illicite dès qu'il est repéré sur la plate-forme. De plus, les sites de vente en ligne doivent désormais vérifier l'identité des vendeurs avant de les autoriser sur leur plate-forme et doivent bloquer les fraudeurs récidivistes.

L'Union européenne a constaté une augmentation de la vente illégale de médicaments en ligne au cours des dernières années, y compris des produits contrefaits ou des substances médicamenteuses falsifiées. Un rapport publié par Europol et l'Office de l'UE pour la propriété intellectuelle indique que la majorité des contrefaçons pharmaceutiques sont désormais distribuées en ligne, avec une large publicité sur les médias sociaux. Par exemple, des stylos injecteurs faussement étiquetés comme contenant de l'Ozempic, un traitement contre le diabète, sont détournés à des fins d'amaigrissement, illustrant ainsi ce phénomène préoccupant.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.