Trois morts dans des frappes israéliennes près de Damas

De violentes explosions se sont produites samedi à la suite de raids israéliens dans les régions de Dimas et Mashrou' Dummar à l'ouest de Damas, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (Photo, @X : @syriahr).
De violentes explosions se sont produites samedi à la suite de raids israéliens dans les régions de Dimas et Mashrou' Dummar à l'ouest de Damas, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (Photo, @X : @syriahr).
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Publié le Samedi 10 février 2024

Trois morts dans des frappes israéliennes près de Damas

  • Des frappes israéliennes ont ciblé tôt samedi les environs de la capitale syrienne Damas, tuant au moins trois personnes
  • La zone autour d'un aéroport militaire près de Damas avait été bombardée vendredi

BEYROUTH: Des frappes israéliennes ont ciblé tôt samedi les environs de la capitale syrienne Damas, tuant au moins trois personnes, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Le directeur de cette ONG basée au Royaume-Uni et disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie, a précisé que de nombreuses autres personnes avaient été blessées lors des frappes sur un quartier abritant des "villas de militaires et d'officiels de haut rang".

Le bilan pourrait s'aggraver, a ajouté Rami Abdel Rahman, qui n'était pas en mesure de préciser si les victimes étaient des militaires ou des civils.

L'OSDH avait fait état plus tôt de frappes israéliennes sur un "complexe résidentiel" à l'ouest de Damas.

"Vers 01H05 ce matin (22H05 GMT vendredi), l'ennemi israélien a lancé une agression aérienne (...) ciblant un certain nombre de points dans les environs de Damas. Nos systèmes de défense aérienne ont intercepté certains missiles, tandis que d'autres ont entraîné quelques pertes matérielles", a déclaré de son côté une source militaire à l'agence officielle Sana.

La zone autour d'un aéroport militaire près de Damas avait été bombardée vendredi, selon les deux mêmes sources.

L'OSDH avait notamment indiqué que "la zone de l'aéroport militaire de Mazzé, à l'ouest de la capitale Damas, a été prise pour cible", sans préciser qui était à l'origine de cette attaque de "missile". "Le Hezbollah libanais et d'autres groupes pro-iraniens y sont présents", a ajouté cette ONG.

L'armée israélienne a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie depuis le début en 2011 de la guerre civile dans ce pays voisin.

Ces frappes se sont multipliées depuis le début en octobre de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien dans la bande de Gaza, ciblant essentiellement les forces soutenues par l'Iran, allié du gouvernement du président syrien Bachar al-Assad et soutien clé du Hezbollah libanais.

Les autorités israéliennes commentent rarement ces frappes mais ont déclaré à plusieurs reprises qu'elles ne permettraient pas à l'Iran, son ennemi, d'étendre sa présence en Syrie.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.