La France premier pays à inscrire l'avortement dans sa Constitution

La France est devenue lundi le premier pays à inscrire explicitement dans sa Constitution l'interruption volontaire de grossesse (Photo, AFP).
La France est devenue lundi le premier pays à inscrire explicitement dans sa Constitution l'interruption volontaire de grossesse (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mardi 05 mars 2024

La France premier pays à inscrire l'avortement dans sa Constitution

  • «Nous avons une dette morale» envers toutes les femmes qui ont «souffert dans leur chair» d'avortements illégaux, a déclaré le Premier ministre Gabriel Attal
  • Il s'agit de «la première disposition constitutionnelle aussi explicite et large en la matière, pas juste en Europe, mais dans le monde»

VERSAILLES: La France est devenue lundi le premier pays à inscrire explicitement dans sa Constitution l'interruption volontaire de grossesse, au grand dam du Vatican, et à rebours de nombre de pays où le droit à l'avortement recule.

"Nous avons une dette morale" envers toutes les femmes qui ont "souffert dans leur chair" d'avortements illégaux, a déclaré le Premier ministre Gabriel Attal, en ouvrant les débats.

Députés et sénateurs réunis solennellement en Congrès au château de Versailles ont approuvé à une très large majorité (780 pour, 72 contre) la modification de la Constitution proposée par le gouvernement du président Emmanuel Macron.

Celui-ci a salué une "fierté française" et un "message universel". "Célébrons ensemble l'entrée d'une nouvelle liberté garantie dans la Constitution", a écrit M. Macron dans un message publié sur X.

A quatre jours du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, cette réforme introduit à l'article 34 la phrase: "La loi détermine les conditions dans lesquelles s'exerce la liberté garantie à la femme d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse".

Il s'agit de "la première disposition constitutionnelle aussi explicite et large en la matière, pas juste en Europe, mais dans le monde", a souligné Leah Hoctor, du Center for Reproductive Rights, organisation américaine défendant le droit à l'avortement.

Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué ce vote. "Nous saluons la décision de la #France de garantir les droits des femmes et de leur sauver la vie", a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus sur X, ajoutant que "l'avortement sans risque fait partie des soins de santé".

Le Vatican a lui redit lundi son opposition à tout "droit à supprimer une vie humaine", au moment de ce vote historique.

"A l'ère des droits humains universels, il ne peut y avoir de +droit+ à supprimer une vie humaine", a affirmé dans un communiqué l'Académie pontificale pour la Vie, organe du Vatican chargé des questions bioéthiques, en soutien à l'opposition des évêques de France.

La réunion du Congrès français parachève une longue bataille politique initiée par la gauche, portée par les associations féministes et finalement embrassée par le gouvernement après plusieurs initiatives parlementaires.

«Message d'espoir»

Soutenue par plus de 80% de la population française selon divers sondages, la constitutionnalisation de l'IVG s'est progressivement imposée dans le paysage politique.

Même la Tour Eiffel s'est illuminée lundi soir pour célébrer ce vote. Et la droite et l'extrême droite, historiquement opposées ou sceptiques devant la formulation retenue par le gouvernement, ont fini par voter majoritairement pour la réforme, malgré certaines réticences.

L'interruption volontaire de grosse (IVG) a été légalisée en France en 1975, quatre ans après un appel choc où 343 femmes, dont les actrices Jeanne Moreau et Catherine Deneuve et les écrivaines Simone de Beauvoir, Marguerite Duras et Françoise Sagan, avaient révélé s'être fait avorter.

Militant inlassable de cette constitutionnalisation, le Planning familial a salué par avance le "message d'espoir" qu'enverra le Congrès "aux féministes du monde entier". "Car en France et à travers le monde, le droit à l'avortement est encore gravement menacé", a souligné l'association de défense des droits des femmes, notamment en matière de sexualité et contraception.

«Bataille culturelle»

Démonstration en a été faite de manière spectaculaire avec l'annulation en juin 2022 aux Etats-Unis de l'arrêt Roe v. Wade, qui protégeait l'accès à l'avortement au niveau fédéral. Depuis, de nombreux Etats ont fortement restreint voire interdit l'avortement sur leur sol et des milliers d'Américaines sont obligées d'entreprendre des voyages pénibles et coûteux pour avorter.

Cette décision outre-Atlantique a eu l'effet d'un électrochoc sur l'opinion et les élus français, conduisant à de premières initiatives la même année, d'abord sous l'impulsion de la gauche radicale.

En mars 2023, Emmanuel Macron annonçait sa volonté d'inscrire dans la Constitution la "liberté" de recourir à l'avortement.

Ces derniers jours, peu de voix hostiles se sont fait entendre. La Conférence des évêques de France a relayé lundi l'appel "au jeûne et à la prière" lancé par plusieurs associations catholiques. "De tous les pays européens, (...) la France est le seul où le nombre des avortements ne baisse pas et a même augmenté ces deux dernières années", a-t-elle affirmé.

Les opposants à l'IVG se sont mobilisés par centaines à Versailles lundi après-midi. Des adolescentes ont collé des photos d'échographies devant lesquelles les manifestants ont déposé des roses blanches, "symboles de résistance".

Les partisans de la réforme s'étaient eux donné rendez-vous au Trocadéro, à Paris, où une retransmission du vote sur écran géant a été organisée à l'initiative de la mairie et de la Fondation des femmes. "Ça fait chaud au cœur de voir la France devenir le premier pays à sanctuariser ce droit tellement important", a salué Brigitte Tirot, 72 ans.


Signature d’une convention de coopération entre l’Arabie saoudite et la France pour le développement de l’escrime saoudienne

Brigitte Saint Bonnet, Présidente de la fédération française d’escrime et Ahmed Al-Sabban, président de la fédération saoudienne d’escrime (Photo fournie/ Abdellah Hashem)
Brigitte Saint Bonnet, Présidente de la fédération française d’escrime et Ahmed Al-Sabban, président de la fédération saoudienne d’escrime (Photo fournie/ Abdellah Hashem)
Image regroupant les officiels saoudiens , français, les athlètes et les membres de l’ambassade de France en Arabie saoudite (Fournie/Abdellah Hashem)
Image regroupant les officiels saoudiens , français, les athlètes et les membres de l’ambassade de France en Arabie saoudite (Fournie/Abdellah Hashem)
Short Url
  • la Fédération française d’escrime et la fédération saoudienne de football ont une convention de coopération visant à promouvoir les relations sportives entre les deux pays et développer la pratique de l’escrime en Arabie saoudite.
  • « Cette convention s’inscrit dans la continuité d’un agrément qui a été signé entre le Comité olympique français et le Comité olympique saoudien. »

RIYAD : Organisés par l’Arabie Saoudite, les championnats du monde d’escrime cadets et juniors ont réuni 169 athlètes femmes et 214 hommes. La compétition s’est déroulée au Centre sportif de l'université du roi Saoud.

Comme à l’accoutumée, la France a récolté cinq médailles notamment la victoire d’Océane Francillonne contre la Canadienne Julia Yin en finale de l'épée individuelle féminine et l'Américaine Leehi Machulsky en demi-finale.

La fédération française d’escrime compte aujourd’hui 55,000 adhérents. C’est surtout le sport français le plus médaillé dans l’histoire des Jeux Olympiques avec 123 médailles.

En marge de ce championnat du monde, le 19 avril, la Fédération française d’escrime et la fédération saoudienne d’escrime ont une convention de coopération visant à promouvoir les relations sportives entre les deux pays et développer la pratique de l’escrime en Arabie saoudite à moins de cent jours des Jeux Olympiques de Paris.  

Sylvie Le Maux, directrice générale de la fédération d’escrime et vice-président du Comité olympique en charge du E-sport a confié au micro d’Arab News en français : « Cette convention s’inscrit dans la continuité d’un agrément qui a été signé entre le Comité olympique français et le Comité olympique saoudien. Nous pensons que nos fédérations olympiques dans cette même continuité, on doit se rapprocher dans nos sports, chacun des sports dont l’escrime.  

Nous allons accueillir en France des athlètes saoudiens dans le but d’améliorer leurs performances, s’entraîner contre des athlètes français. Nous aussi faire venir des entraîneurs de haut niveau pour aider l’escrime saoudienne à s’organiser. Nous allons travailler sur la formation des maîtres d'armes et aider les Saoudiens à féminiser la pratique de l’escrime. »

L’ambassadeur de France Ludovic Pouille en compagnie de Ahmed Al-Sabban, président de la fédération saoudienne d’escrime (Photo fournie)
L’ambassadeur de France Ludovic Pouille en compagnie de Ahmed Al-Sabban, président de la fédération saoudienne d’escrime (Photo fournie/Abdellah Hashem)

Ludovic Pouille, ambassadeur français en Arabie saoudite a déclaré lors de son allocution a déclaré : « La France a une longue tradition d'excellence en escrime, une tradition ancrée dans notre histoire depuis des siècles et a été un bastion de l'escrime, produisant certains des plus grands maîtres d'armes de ce noble art.  Et cette semaine, nos jeunes escrimeurs ont porté cet héritage avec honneur lors de ces championnats du monde. »

L'escrime est apparue dès l'Antiquité avec des combats à l'arme blanche. En France, l'escrime, régie par la FFE, est assez présente du fait de son côté ancestral et sportif.

La langue officielle pour les compétitions internationales est d'ailleurs le Français.

Trois disciplines existent pour trois armes différentes : Le Fleuret et le Sabre, arrivés dès la première édition des Jeux Olympiques en 1896, et l'Épée, devenue discipline olympique en 1900.

«Trente-deux jeunes athlètes ont été sélectionnés pour ces championnats du monde cadets juniors à Riyad. La France est donc l'une des nations les mieux représentées dans ces Mondiaux parce que nous avons obtenu à ce stade plusieurs médailles.

D'abord, une médaille d'or dans la catégorie junior femmes, une médaille d'argent dans la catégorie Équipe Junior Epée masculine, une médaille de bronze dans la catégorie Juniors Hommes Fleuret, une médaille de bronze dans la catégorie équipe junior Epée féminine et une médaille de bronze dans l'épreuve de sabre.

Ces championnats du monde se déroulent pendant une année cruciale pour la France et le sport. Celle des Jeux olympiques de Paris qui célèbrent l'héritage sportif de la France et contribuent à promouvoir les valeurs du sport, l'effort, le dépassement de soi, la performance. » A-t-il ajouté

Lama Al Fouzan, escrimeuse saoudienne, catégorie épée, membre du conseil d'administration de la Fédération saoudienne d'escrime et membre du comité des joueurs du tournoi.
Lama Al Fouzan, escrimeuse saoudienne, catégorie épée, membre du conseil d'administration de la Fédération saoudienne d'escrime et membre du comité des joueurs du tournoi (Photo fournie/Abdellah Hashem)

Quant à l’organisation et le déroulement de ces championnats, Lama Al Fouzan, escrimeuse saoudienne, catégorie épée, membre du conseil d'administration de la Fédération saoudienne d'escrime et membre du comité des joueurs du tournoi a annoncé au micro d’Arab News en français : « Je suis très fier des joueurs saoudiens, leur niveau s’améliore et est prometteur pour l’avenir. Nos athlètes sont fortement soutenus par la fédération, le comité olympique et  l'ensemble des autorités sportives et je suis confiante quant à l’avenir, nous aurons des athlètes et des entraîneurs de haut niveau. Je suis confiante, optimiste quant à l'orientation du sport saoudien. »

 

 

 

 

           

Nazisme: un pasteur jette une lumière crue sur les protestants d'Alsace-Moselle

Des prisonniers de guerre allemands hissent le drapeau français dans un centre d'accueil pour enfants rapatriés, près de Strasbourg, en Alsace, en juillet 1945, après la Seconde Guerre mondiale. (Photo AFP)
Des prisonniers de guerre allemands hissent le drapeau français dans un centre d'accueil pour enfants rapatriés, près de Strasbourg, en Alsace, en juillet 1945, après la Seconde Guerre mondiale. (Photo AFP)
Short Url
  • Cette région de l'est de la France a subi de 1940 à 1944 une annexion nazie douloureuse, avec notamment la tragédie des «Malgré-nous», «, ces 130.000 Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans l'armée allemande
  • Nourris d'archives, les deux ouvrages du pasteur français Michel Weckel évoquent les «réseaux luthériens» pro-allemands (puis pro-nazis), actifs dans l'Entre-deux-guerre et radicalement opposés au retour dans le giron français de l'Alsace en 1918

STRASBOURG, France : Un «lanceur d'alerte» ? En l'espace de deux livres, le pasteur français Michel Weckel, 65 ans, jette une lumière inédite et crue sur des compromissions longtemps tues d'une partie des protestants d'Alsace-Moselle avec le nazisme.

Cette région de l'est de la France a subi de 1940 à 1944 une annexion nazie douloureuse, avec notamment la tragédie des «Malgré-nous», «, ces 130.000 Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans l'armée allemande.

«Le moment était venu de faire ce travail», explique à l'AFP M. Weckel, désormais en retraite et qui fut délégué régional pendant une vingtaine d'années de la Cimade, association d'aide aux personnes migrantes et réfugiées.

En 2022, son premier ouvrage, intitulé «Ces protestants alsaciens qui ont acclamé Hitler» , avait suscité des remous dans la région.

Son nouveau livre, «Entre silences et non-dits, les protestants d'Alsace face au nazisme», sorti le 9 avril chez le même éditeur, poursuit ce travail de rupture avec une certaine «position victimaire» dans laquelle l'Alsace s'est, selon lui, «drapée».

- «Honte» -

Le drame des «Malgré-nous», vécu dans la région «comme une honte», a été «totalement incompris» ailleurs en France, mais en Alsace-Moselle, il a «écrasé» tout le reste et renforcé la dimension victimaire de la mémoire, analyse l'historienne Frédérique Neau-Dufour, qui a préfacé le dernier livre de M. Weckel.

Une mémoire «très lourde» car «les blessures traversent chaque famille», observe-t-elle, faisant le parallèle avec l'Autriche, autre «territoire annexé qui, après la guerre, peut se targuer de l'annexion pour dire qu'il n'a pas voulu le nazisme. Ça exonère de se poser les vraies questions».

Nourris d'archives, les deux ouvrages évoquent les «réseaux luthériens» pro-allemands (puis pro-nazis), actifs dans l'Entre-deux-guerre et radicalement opposés au retour dans le giron français de l'Alsace en 1918.

Les affinités d'une partie du protestantisme local avec le nazisme y sont passées au crible, avec un portrait glaçant du «luthéranisme rural» du nord de l'Alsace et de Moselle, dont plusieurs membres s'engagèrent dans des associations radicales, puis dans les organes de l'Etat nazi durant l'annexion.

«Ils se sentaient foncièrement allemands et pensaient que le rattachement de l'Alsace (à la France), qui s'est fait progressivement après la guerre de 30 ans au XVIIe siècle, était une erreur historique», explique l'auteur.

Pour ces militants «pangermanistes», «c'était la volonté de Dieu que l'Alsace soit allemande», poursuit celui qui a débuté dans les années 80 «dans une paroisse luthérienne extrêmement traditionaliste» où on pratiquait encore «les cultes en allemand». Jeune pasteur, Michel Weckel s'interrogeait alors sur les scores électoraux élevés de l'extrême droite dans ce secteur.

Parmi eux, Fritz Spieser, fils de pasteur et chef de file du réseau autonomiste de la Hunebourg, du nom d'un château du nord de l'Alsace. En septembre 1940, il y accueillit Heinrich Himmler, futur architecte de la «solution finale».

Ou Hermann Bickler, avocat strasbourgeois mennonite, qui occupa dans la SS d'éminentes fonctions et fut proche de l'écrivain collaborationniste Louis-Ferdinand Céline.

Tous ne se sont pas compromis : l'auteur rend hommage à cinq pasteurs résistants, comme Charles Fichter, membre du réseau Mithridate, déporté à Mauthausen mais qui survivra.

- «Sépulcral» -

Figure moins glorieuse, Paul Frey, «nazi notoire» : à la Libération, lui, sa femme et l'une de ses filles seront traînés dans les rues de Sélestat, offerts aux insultes et aux crachats des passants.

Le pasteur dut balayer les rues de la commune avec une pancarte indiquant : «C'est au Führer que je le dois».

Son fils Albert s'engagera dans les Jeunesses hitlériennes, puis dans la Wehrmacht. Après la guerre, devenu pasteur, il sera pacifiste et militant des droits humains.

Fille d'Albert et petite-fille de Paul, Pascale Frey, 64 ans, savait par son père «des choses» sur son aïeul, explique-t-elle à l'AFP. Mais c'est en lisant le second livre de M. Weckel qu'elle a «pris la mesure de son engagement» : elle a voulu «en savoir plus» en rencontrant l'auteur et en lui confiant des documents familiaux.

«Je suis très heureuse d'avoir apporté cette petite pierre», glisse Mme Frey. «Il faut que ça bouge, c'est l'histoire de l'Alsace!»

Michel Weckel est «un lanceur d'alerte» qui «attire l'attention sur quelque chose d'injuste»: un «regard biaisé sur le passé», estime Mme Neau-Dufour, qui pointe dans sa préface le «silence sépulcral» qui a entouré jusqu'à présent cette facette de l'histoire du protestantisme local.


Défilé controversé à Paris de camélidés venus du monde entier

Des participants prennent part à un défilé de camélidés 'l'Amazing parade devant le Château de Vincennes près de Paris, le 20 avril 2024. Le 19 avril 2024 (AFP)
Des participants prennent part à un défilé de camélidés 'l'Amazing parade devant le Château de Vincennes près de Paris, le 20 avril 2024. Le 19 avril 2024 (AFP)
Short Url
  • L'évènement a fait bondir l'association de défense des animaux Paris Animaux Zoopolis, qui a dénoncé l'utilisation d'animaux comme "des objets de divertissement" et "de vulgaires ressources alimentaires"
  • L’année 2024 a été désignée comme celle des camélidés par l'ONU et l'Unesco

VINCENNCES : Un défilé controversé d'une cinquantaine de chameaux, dromadaires, lamas et alpagas venus du monde entier a eu lieu samedi dans le bois de Vincennes, à Paris, afin de promouvoir leur contribution à l'humanité malgré les critiques des défenseurs des animaux.

Venus du Canada, des États-Unis, du Qatar ou du Pérou, les camélidés, parés des couleurs des 34 délégations participantes, ont attiré une petite foule au début du défilé, sur l'esplanade du château de Vincennes, en région parisienne.

L'évènement a fait bondir l'association de défense des animaux Paris Animaux Zoopolis, qui a dénoncé l'utilisation d'animaux comme "des objets de divertissement" et "de vulgaires ressources alimentaires".

Un chamelier indien participe à un défilé de camélidés "l'étonnante parade" devant le château de Vincennes près de Paris, le 20 avril 2024 (AFP).
Un chamelier indien participe à un défilé de camélidés "l'étonnante parade" devant le château de Vincennes près de Paris, le 20 avril 2024 (AFP). 

Président de la Fédération pour le développement des camélidés en France et en Europe (FFDCFE), Christian Schoettl, a l'origine de l'initiative, souhaitait, lui, soutenir "la cause du dromadaire" et promouvoir la contribution de ces "héros des déserts et des hauts plateaux" qui subviennent aux besoins de "millions de ménages vivant dans des environnements hostiles dans plus de 90 pays".

"C’est une première mondiale", s’est enthousiasmé malgré la polémique Jocelyn Hémery, 31 ans, venu de Bretagne et qui souhaite s'installer en tant que chamelier.

M. Schoettl a déploré d'avoir dû renoncer au passage prévu initialement devant la Tour Eiffel et le siège de l'Unesco en raison d'une décision préfectorale liée notamment à l'organisation des Jeux Olympiques.

L’année 2024 a été désignée comme celle des camélidés par l'ONU et l'Unesco