Quel avenir pour les enfants de Daech confinés dans des camps syriens ?

Des centaines de descendants de recrues étrangères sont piégés dans des camps surpeuplés à la suite de l'effondrement du califat de Daech. (Photo fournie)
Des centaines de descendants de recrues étrangères sont piégés dans des camps surpeuplés à la suite de l'effondrement du califat de Daech. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 19 février 2021

Quel avenir pour les enfants de Daech confinés dans des camps syriens ?

  • Al-Hol et Roj, deux camps de détention sordides et complètement surpeuplés, dans le nord-est de la Syrie, abritent quelque 70 000 personnes, toutes associées d'une manière ou d'une autre à Daech
  • Parmi elles, 27 500 enfants attendent d'être rapatriés. Environ 975 ont été rapatriés depuis 2017, et 70% d'entre eux en 2019

LONDRES: Al-Hol et Roj, deux camps de détention sordides et complètement surpeuplés, dans le nord-est de la Syrie, abritent quelque 70 000 personnes – dont environ 80% de femmes et d'enfants –, toutes associées d'une manière ou d'une autre à Daech, le groupe terroriste qui dominait un tiers du pays et des pans entiers de l'Irak voisin entre 2014 et 2017.

Parmi elles, 27 500 enfants attendent d'être rapatriés. Environ 975 ont été rapatriés depuis 2017, et 70% d'entre eux en 2019. Cependant, les rapatriements ont chuté à environ 200 enfants en 2020, contre 685 l'année précédente, en partie en raison des restrictions de voyage imposées par la pandémie de Covid-19. Mais des considérations politiques sont également en jeu.

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Des femmes et des enfants syriens, soupçonnés d'être liés aux combattants du califat de Daech, se rassemblent dans le camp d'Al-Hol, géré par les Kurdes, dans le nord-est de la Syrie, avant d'être libérés pour rentrer chez eux le 21 décembre 2020. (Photo par Delil Souleiman/AFP)

Le Dr Azeem Ibrahim, directeur du Center for Global Policy à Washington DC, a rédigé un rapport pour l'unité de recherche et d'études d’Arab News, qui se fonde sur des enquêtes menées en 2020 sur le terrain, en Syrie et en Turquie. Le chercheur estime que la question de savoir s'il faut ou non rapatrier ces enfants est «sans ambiguïté» et doit être traitée d'urgence.

«Tout le monde admet que ces enfants sont totalement innocents. Beaucoup d'entre eux sont nés en Syrie et en Irak, beaucoup d'entre eux sont nés dans les camps de réfugiés, beaucoup d'entre eux viennent d'être amenés par des membres de leur famille à un très jeune âge et ils sont maintenant adolescents», déclare Ibrahim jeudi dans un webinaire d'Arab News.

«Presque tout le monde admet qu'ils sont des parties innocentes dans ce conflit et devraient être rapatriés dans leur pays d'origine dès que possible. Parce qu’habiter durablement ces camps ne leur est pas seulement préjudiciable à eux; il est, en réalité, préjudiciable à notre sécurité à long terme. Ce faisant, vous êtes avant tout en train de préparer la prochaine génération de radicaux de Daech.»

Alors que la grande majorité des résidents des camps sont originaires d'Irak et de Syrie, environ 13 500 enfants détenus dans les camps sont originaires de soixante-dix pays différents, dont les États-Unis, le Canada, la Russie, la Grande-Bretagne, la France, la Turquie et l'Asie du Sud. Environ les deux tiers des enfants étrangers sont âgés de moins de 12 ans; la plupart ont moins de cinq ans.

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Une mère et son fils syriens, soupçonnés d'être liés aux combattants du califat de Daech, se rassemblent dans le camp d'Al-Hol, géré par les Kurdes, dans le nord-est de la Syrie, avant d'être libérés pour rentrer chez eux le 21 décembre 2020. (photo par Delil Souleiman/AFP)

Selon Save the Children, environ 30% des enfants de moins de 5 ans dépistés dans les camps depuis le début du mois de février souffraient de malnutrition sévère. Le Programme alimentaire mondial (PAM) affirme avoir enregistré plusieurs cas de déshydratation et de diarrhée. Et les conditions se détériorent. Plus de 500 personnes sont mortes dans les camps en 2019, dont 371 enfants.

La surpopulation est l'une des principales causes des problèmes de santé, en particulier compte tenu de la menace de maladies transmissibles, comme la Covid-19. Al-Hol a été conçu pour accueillir seulement 10 000 personnes. Aujourd'hui, il en compte 64 000.

«Ils souffrent de stigmatisation, d'un statut flou, du manque de clarté qui entoure leur chemin vers la réintégration – leurs droits humains fondamentaux», affirme Orlaith Minogue, qui a participé au même webinaire en tant que conseillère principale en matière de conflit et de plaidoyer humanitaire auprès de Save the Children UK.

«Partout dans les camps, on trouve des conditions critiques qui touchent tous les secteurs, comme l’eau, l’assainissement, l’hygiène, la santé, la nutrition, l’éducation et la protection. Nos collègues ont rapporté avoir vu des enfants aux jambes arquées, ce qui peut être le résultat d'une carence en vitamine D. Les dents des enfants pourrissent. Ce sont ces problèmes médicaux plus larges qui, avec le temps, peuvent devenir assez débilitants pour les enfants.»

Des dizaines de milliers de femmes et d'enfants ont quitté Baghouz, dans la province de Deir ez-Zor, dans l'est de la Syrie, lorsque les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes ont libéré cette dernière tranche de territoire de Daech, au mois de mars 2019. Elles ont été soutenues dans leur combat par les États-Unis, le Royaume-Uni et par d'autres pays membres de la coalition internationale.

Des camions de survivants affamés et déconcertés ont été déplacés des lignes de front vers des camps mal équipés, où ils sont restés sous la garde des FDS depuis; leur statut reste confus et leur avenir indéterminé.

Les agences d'aide et les autorités kurdes surchargées ont appelé à plusieurs reprises les gouvernements étrangers à rapatrier leurs ressortissants, avertissant que de nouveaux retards entraîneraient davantage de souffrances et de pertes en vies humaines. En outre, ils pourraient avoir pour conséquence de permettre aux détenus radicalisés de s'échapper et de lancer une nouvelle insurrection.

Cependant, les gouvernements étrangers ont été réticents à récupérer leurs ressortissants. Ils craignent que cette décision ne se révèle politiquement impopulaire dans leur pays et ne constitue une menace pour la sécurité si les tribunaux ne disposent pas de preuves suffisantes pour poursuivre les militants présumés.

«J'ai eu des discussions avec divers politiciens sur ce sujet. Leur réticence à rapatrier des individus se résume simplement à un calcul politique», fait savoir Ibrahim. «En effet, si l'un de ces individus revient et, même, si l'un d'entre eux est impliqué dans une forme d'activité ou d’attaque terroriste comme une attaque au couteau dans les rues de Londres, ou de Manchester, ou ailleurs, la première question qui sera posée est la suivante: “Pourquoi avez-vous permis à ces personnes de revenir?”»

 

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Le 24 novembre 2020, des Syriens attendent de quitter le camp d'al-Hol, géré par les Kurdes, dans le nord-est de la Syrie, qui détient des proches des combattants présumés de Daech (Photo par Delil Souleiman/AFP)

 

Plusieurs ressortissants français ont été remis au système de justice pénale irakien au lieu d’être confrontés à des tribunaux nationaux, mais les groupes de défense des droits de l’homme veulent voir un contrôle international beaucoup plus grand pour prévenir les abus.

Certains gouvernements ont ramené à la maison des femmes et des enfants au cas par cas, confrontés à chaque fois aux implications morales de la séparation des enfants de leur mère.

«Nous ne pensons pas que la politique de rapatriement devrait être limitée uniquement aux enfants non accompagnés ou orphelins ou à une approche au cas par cas lourde qui a été adoptée par un certain nombre d’États», explique Orlaith Minogue. «Il a été démontré que le rapatriement était faisable. Nous pensons que tous ces enfants, y compris ceux qui sont accompagnés de leur mère, sont des victimes innocentes de ce conflit et devraient être rapatriés d’urgence dans leur pays d’origine.»

«Toute décision relative à ce qui se passe entre la mère et l’enfant doit se produire dans leur pays d’origine, dans les capitales où se trouvent les services et les professionnels capables de prendre ces décisions.»

Lorsque Abou Bakr al-Baghdadi a annoncé son prétendu califat le 29 juin 2014, des milliers d'hommes et de femmes du monde entier ont répondu à son appel à construire un «État islamique» à cheval sur les territoires nouvellement conquis du groupe en Irak et en Syrie.

Des jeunes hommes ont parcouru des milliers de kilomètres pour se battre dans les rangs du groupe, tandis que des femmes et des adolescentes, certaines d’entre elles accompagnées d’enfants, venaient à la recherche du style de vie promis par les habiles propagandistes en ligne du groupe. En lieu et place de cela, beaucoup ont trouvé un monde de barbarie et de génocide, enveloppé dans une interprétation déformée de l'islam.

Après la chute du «califat», les enfants nés de ces recrues étrangères se sont retrouvés piégés dans une sorte de vide juridique – étant, en réalité, des citoyens de nulle part.

Depuis la défaite territoriale du groupe au début de l’année 2019, on s'inquiète de plus en plus d'une éventuelle résurgence parmi les jeunes, endurcis par la vie dans les camps.

La récente vague de meurtres à Al-Hol montre «à quel point la situation est insoutenable lorsque des milliers d'enfants vivent essentiellement leur enfance dans cette situation dangereuse et instable», affirme Orlaith Minogue.

 

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Le 24 novembre 2020, des Syriens attendent de quitter le camp d'al-Hol, géré par les Kurdes, dans le nord-est de la Syrie, qui détient des proches des combattants présumés de Daech (Photo par Delil Souleiman/AFP).

 

«Il n’est jamais dans l’intérêt d’un enfant de cinq ans de croupir dans un camp sans services, parmi des groupes armés dans une zone de conflit. L'idée qu'ils ne connaissent rien d'autre est très triste.»

Les experts conviennent que le seul moyen de désamorcer la menace potentielle à long terme est la réadaptation et la déradicalisation, incluant un soutien psychologique, psychiatrique et spirituel, pour réintégrer ces enfants dans la société en général.

Ibrahim veut que ces jeunes soient immédiatement retirés de l'environnement du camp et transférés dans des centres de réadaptation pour mineurs, où ils pourront commencer à socialiser, avec l'expertise des gouvernements étrangers et des agences d'aide.

Cependant, la volonté politique nécessaire pour résoudre le problème fait depuis longtemps défaut, laissant les camps terriblement sous-équipés, les agences humanitaires sous-financées et les chances de sauver ces enfances encore plus minces.

 

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• Twitter: @RobertPEdwards

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne procède à des explosions massives près du château de Beaufort

L'armée israélienne a utilisé 700 tonnes d'explosifs pour détruire ce qu'elle affirme être un réseau de tunnels. (Tsahal)
L'armée israélienne a utilisé 700 tonnes d'explosifs pour détruire ce qu'elle affirme être un réseau de tunnels. (Tsahal)
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  • L'armée israélienne affirme avoir détruit des tunnels du Hezbollah près de la forteresse de Beaufort, classée au patrimoine mondial en péril de l'Unesco, à l'aide de 700 tonnes d'explosifs
  • L'opération est présentée comme une réponse à une violation du cessez-le-feu imputée au Hezbollah

BEYROUTH: Les forces israéliennes ont procédé à des explosions massives dans la nuit près de la forteresse de Beaufort dans le sud du Liban, classée par l'Unesco, a rapporté un média officiel libanais vendredi, Israël affirmant détruire des tunnels du Hezbollah pro-iranien.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Ce château fort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a indiqué avoir entendu d'énormes explosions et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région de Beaufort", à l'aide de quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que ces explosions étaient intervenues après la "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah d'avoir violé le cessez-le-feu en lançant un drone explosif contre un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

La formation chiite avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin. 


L'Arabie saoudite et 13 autres pays mettent en place une coalition de défense maritime

L'Arabie saoudite a accueilli jeudi une réunion visant à discuter de la mise en place d'une coalition multinationale de défense maritime. (SPA)
L'Arabie saoudite a accueilli jeudi une réunion visant à discuter de la mise en place d'une coalition multinationale de défense maritime. (SPA)
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  • Les 14 pays participants ont publié une déclaration commune exprimant leur soutien à la création de la coalition multinationale de défense maritime
  • La Coalition multinationale de défense maritime a pour objectif de relever les défis croissants auxquels est confrontée la sécurité maritime mondiale, a indiqué l’alliance dans un communiqué commun

RIYAD : L’Arabie saoudite et 13 autres pays ont créé jeudi une coalition de défense maritime visant à protéger la navigation dans les voies navigables stratégiques du Moyen-Orient.

Cette annonce fait suite à une réunion à Riyad de responsables militaires de dizaines de pays venus discuter de cette alliance.

La Coalition multinationale de défense maritime a pour objectif de relever les défis croissants auxquels est confrontée la sécurité maritime mondiale, a indiqué l’alliance dans un communiqué commun.

L’alliance servira de cadre à la coopération en matière de défense maritime, « visant à renforcer la sécurité maritime, à protéger la liberté de navigation, à sécuriser les voies commerciales internationales et les voies d’approvisionnement en énergie, et à préserver les intérêts maritimes communs dans le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden, conformément aux dispositions du droit international, des conventions des Nations unies et de la coutume internationale », précise le communiqué.

Parmi les membres fondateurs de la coalition figurent les États du Golfe, ainsi que le Pakistan, la Turquie, l’Égypte et la Jordanie. 

Cette alliance s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime, à protéger les voies maritimes internationales et à faire face aux menaces pesant sur la navigation maritime et le commerce mondial, a déclaré le ministère de la Défense du Royaume.

Les chefs d’état-major et leurs représentants de 43 pays, ainsi que la délégation de l’Union européenne auprès du Royaume, ont participé à la réunion. 

Plus de 50 pays et organisations ont été invités et ont participé soit en personne, soit par visioconférence.

Cela reflète l’intérêt international croissant pour le renforcement de la coopération en matière de défense maritime et souligne l’importance d’unir les efforts pour faire face aux menaces communes qui pèsent sur la sécurité des voies maritimes internationales, a déclaré le ministère.

Les participants ont examiné les menaces croissantes pesant sur la sécurité maritime, notamment les attaques contre les navires commerciaux, les pétroliers et les infrastructures maritimes critiques, ainsi que les risques qu’elles font peser sur la sécurité de la navigation, les chaînes d’approvisionnement mondiales et la stabilité de l’économie internationale. Ils ont souligné la nécessité de renforcer la coopération multilatérale en matière de défense afin de dissuader et de contrer ces menaces et de protéger les voies maritimes internationales.

Les participants ont également examiné le projet de charte de la coalition multinationale de défense maritime, ainsi que ses documents de référence, son cadre organisationnel, ses modalités de commandement et de contrôle, ses mécanismes opérationnels et les prochaines étapes proposées. 

Les discussions ont porté sur la mise en place d’un cadre institutionnel solide visant à renforcer la coopération en matière de défense maritime entre les pays participants et à coordonner les réponses aux menaces communes dans le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden.

La réunion a également porté sur les dispositions fondatrices de la coalition, notamment la désignation du Royaume d’Arabie saoudite comme État fondateur et chef de file, ainsi que comme pays hôte de son quartier général. 

Cela souligne la confiance de la communauté internationale dans le leadership du Royaume et son rôle central dans la promotion de la sécurité maritime collective, a déclaré le ministère.

Les participants ont convenu que les responsables de la planification militaire des pays souhaitant rejoindre la coalition poursuivraient leurs travaux afin de finaliser la charte et les documents de référence de la coalition, d’établir sa structure organisationnelle, ses modalités de commandement et de contrôle ainsi que ses mécanismes opérationnels, et de mettre en place les cadres techniques et les équipes spécialisées nécessaires. 

Les États membres potentiels mèneront à bien leurs procédures nationales respectives, ouvrant ainsi la voie à la signature de la charte, au lancement officiel de la coalition et au début de ses opérations, a précisé le ministère. 

La coalition multinationale de défense maritime est une initiative internationale ouverte accueillant tous les pays qui partagent ses objectifs et ses principes, a déclaré le ministère. 

La participation sera soumise aux procédures nationales de chaque pays et contribuera à renforcer la sécurité maritime collective, à préserver la liberté de navigation et le commerce mondial, ainsi qu’à faire respecter le principe de responsabilité internationale partagée face aux menaces communes.

Cette initiative reflète la ferme conviction du Royaume selon laquelle la sécurité des voies maritimes internationales relève d’une responsabilité collective nécessitant une coopération internationale efficace, durable et coordonnée.

L’un des principaux résultats de cette réunion a été la publication par les 14 pays participants d’une déclaration commune exprimant leur soutien à la création de la coalition multinationale de défense maritime et saluant le consensus atteint sur ses modalités de fondation.

Les signataires étaient l’Arabie saoudite, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, le Pakistan, la Turquie, l’Égypte, la Jordanie, le Yémen, le Bangladesh, le Nigeria, le Soudan, Djibouti et la Somalie.

D’autres pays participants ont également exprimé leur soutien à cette initiative et sont en train de mener à bien les procédures et autorisations nationales requises pour adhérer à la déclaration commune. 

La déclaration restera ouverte à ces pays, ainsi qu’à d’autres pays intéressés, dès l’achèvement de leurs procédures nationales respectives.

La réunion s’est conclue par un engagement unanime à mener à bien les procédures de création de la coalition multinationale de défense maritime.

Une fois mise en place, la coalition renforcera les capacités collectives visant à dissuader et à contrer les menaces pesant sur la sécurité maritime, à protéger les voies de navigation internationales, à préserver la liberté de navigation et le commerce mondial, ainsi qu’à promouvoir la sécurité et la stabilité régionales et internationales.


Négociations sur Gaza: des avancées sur un désarmement du Hamas 

Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent dans la bande de Gaza. Selon les autorités sanitaires locales, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts jeudi. (AFP)
Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent dans la bande de Gaza. Selon les autorités sanitaires locales, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts jeudi. (AFP)
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  • Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre dernier
  • Cette phase prévoit notamment un retrait israélien progressif du territoire palestinien, le désarmement du Hamas et le déploiement d'une force internationale de stabilisation

JERUSALEM: Des avancées ont été enregistrées dans les négociations au Caire au sujet du désarmement du Hamas, ont indiqué jeudi à l'AFP une source diplomatique et une autre au sein du mouvement islamiste palestinien.

Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre dernier et visant à mettre fin définitivement à la guerre dans la bande de Gaza.

Cette phase prévoit notamment un retrait israélien progressif du territoire palestinien, le désarmement du Hamas et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

La source au sein du Hamas a souligné une "grande convergence" sur plusieurs points liés aux armes, disant avoir transmis aux médiateurs des amendements à la feuille de route proposée par Washington et attendre la réponse d'Israël.

"Nous continuons à faire avancer la feuille de route", a indiqué de son côté la source diplomatique informée des négociations qui a requis l'anonymat.

Elle a rappelé que celle-ci prévoit le "démantèlement de toutes les armes" - précisant qu'il n'y aura "pas d'exception" - afin de "remettre l'ensemble de l'autorité au gouvernement technocratique".

La gestion quotidienne de Gaza durant la période post-conflit doit être, selon le plan de paix, assurée par une instance de technocrates palestiniens, le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG).

La remise des armes au NCAG doit être opérée, selon la source diplomatique, en coordination avec la Force internationale de stabilisation (ISF), une structure naissante censée regrouper des troupes multinationales opérant sous l'égide du Conseil de paix proposé par Donald Trump.

La source au sein du Hamas a affirmé qu'une formule avait été "élaborée mettant l'accent sur le stockage des armes lourdes, le démantèlement des groupes armés et un retrait israélien simultané".

Coté israélien, une source politique a déclaré à l'AFP qu'il "n'y aura aucun retrait israélien de la +ligne jaune+ dans la bande de Gaza tant que le Hamas n'aura pas été totalement désarmé et que la bande de Gaza n'aura pas été entièrement démilitarisée".

La "ligne jaune" est le nom donné par Israël à la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du Hamas et celle tenue par l'armée israélienne dans la bande de Gaza.

Israël affirme contrôler actuellement plus de 60% de ce territoire palestinien.

La première phase du cessez-le-feu a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023 lors de son attaque en Israël qui a déclenché la guerre, en échange de Palestiniens détenus par Israël.

Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent dans la bande de Gaza. Selon les autorités sanitaires locales, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts jeudi.