Israël-Hezbollah: Ravagé par la crise, le Liban se prépare au pire tandis que les combats s’intensifient

Le Liban est particulièrement vulnérable à une escalade potentielle de la guerre entre Israël et le Hamas (Photo, AFP).
Le Liban est particulièrement vulnérable à une escalade potentielle de la guerre entre Israël et le Hamas (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 25 octobre 2023

Israël-Hezbollah: Ravagé par la crise, le Liban se prépare au pire tandis que les combats s’intensifient

  • Le Hezbollah est pressé de déclarer la guerre si Israël lance une invasion terrestre de Gaza
  • De nombreux Libanais craignent de devoir se débrouiller seuls en cas de véritable guerre

DUBAI: La guerre d'Israël contre le Hamas à Gaza risque de s'étendre à l'ensemble de la région arabe, les milices sympathisantes du groupe palestinien organisant leurs propres attaques contre des cibles israéliennes et américaines. Le Liban est un pays particulièrement vulnérable à cette escalade potentielle.

Le Hezbollah, milice chiite issue de la guerre civile libanaise de 1975 à 1990 et qui continue de contrôler un formidable arsenal et une part de l'économie nationale, subit d'énormes pressions pour déclarer la guerre si Israël lance une invasion terrestre de la bande de Gaza.

À court d'argent, le gouvernement de Beyrouth et les communautés situées le long de la frontière avec Israël ne sont pas en mesure de mettre en place une défense durable en cas de guerre totale, à cause d'une crise financière paralysante et d'années de paralysie politique.

Néanmoins, les agences gouvernementales, les hôpitaux, les écoles et les hôtels ont commencé à se préparer aux évacuations, aux zones de sécurité et au traitement des blessés si des combats sérieux devaient éclater, dans un conflit qui risque d’être bien plus destructeur que la guerre de 2006.

Le Hezbollah subit d'énormes pressions pour déclarer la guerre si Israël lance une invasion terrestre de la bande de Gaza (Photo, AFP).

«Mon mari travaille dans le Golfe et fait de son mieux, mais je ne pourrai pas rester à l'hôtel plus de quelques semaines. Et puis, où vais-je aller?» a révélé Layal, une mère de deux enfants qui a fui la zone frontalière pour se réfugier à Beyrouth, à Arab News.

«Mes enfants ont 11 et 9 ans. Ils ne comprennent pas la gravité de ce qui se passe et, heureusement, ils n'ont pas goûté à l'amertume de 2006. Ils croient que nous sommes en vacances. Je dois encore leur expliquer ce qui se passe réellement», a-t-elle ajouté.

Les civils du Liban-Sud ne se souviennent que trop bien de la guerre de juillet 2006 entre le Hezbollah et Israël, qui a coûté la vie à plus de 1 200 Libanais, pour la plupart des civils, et en a blessé plus de 4 400. En Israël, 160 personnes ont été tuées, principalement des soldats. Ce conflit de trente jours a entraîné le déplacement d'environ un million de civils libanais.

Craignant une répétition du carnage, des communautés entières ont déjà quitté leurs maisons.

«Il est facile de constater que les quartiers sont devenus des villes fantômes. On le voit à l'absence de linge suspendu aux balcons. Il n'y a plus que quelques maisons», a déclaré Safi, un travailleur des médias libanais, à Arab News.

«Ceux qui sont restés sont des hommes qui ont mis leurs femmes et leurs enfants à l'abri. Les gens ont peur. Les gens reconnaissent que l'ampleur des destructions ne sera pas la même qu'en 2006, mais qu'elle sera bien pire», a-t-il prévenu.

«Même ceux qui soutiennent le Hezbollah sont conscients que les destructions seront bien plus importantes qu'en 2006», a-t-il signalé.

Safi a indiqué qu’il avait été chanceux. Il a échappé à la mort, son immeuble à Naqoura ayant été bombardé peu après son déplacement vers Beyrouth. «J'ai eu de la chance, et maintenant les habitants du village voisin de Talloussa ont commencé à fuir eux aussi.»

Mais tout le monde n'a pas encore fui. Les petits magasins restent ouverts et les cultivateurs d'olives de Dhayra ont également décidé de rester. «Vous pouvez entendre les affrontements en cours, mais allez à Tyr ou à Nabatieh et c'est une toute autre ambiance qui y règne. La normalité et la circulation prévalent généralement», a expliqué Safi.

Les tensions restent vives le long de la frontière israélo-libanaise, les accrochages entre le Hezbollah et les forces israéliennes faisant craindre une nouvelle escalade. Des tirs d'artillerie lourde ont récemment visé la zone contestée des fermes de Chebaa, à côté de Bint Jbeil et Rab al-Thalathine.

Quelque 41 personnes ont été tuées du côté libanais, selon un décompte de l'agence de presse AFP, principalement des combattants mais aussi quatre civils, dont le journaliste de Reuters Issam Abdallah. Quatre personnes ont été tuées en Israël, dont trois soldats et un civil.

Le conflit de trente jours entre Israël et le Hezbollah en 2006 a déplacé environ 1 million de civils libanais (Photo, AFP).

Plus de 4 000 civils libanais ont déjà fui leurs maisons pour se réfugier dans des régions voisines comme Tyr ou dans la capitale, Beyrouth. Pendant ce temps, Israël a continué d'étendre son propre plan d'évacuation, déplaçant les communautés vers des logements temporaires financés par l'État, loin de la frontière.

Dans un communiqué, Andrea Tenenti, porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), qui administre la Ligne bleue séparant les deux pays, a déclaré que les forces de maintien de la paix «restent pleinement engagées dans leur mission, qui consiste à rétablir la stabilité dans le sud du Liban, et font tout leur possible pour empêcher l'escalade des hostilités».

Toutefois, les factions belligérantes ont continué à échanger des coups de feu avec une intensité croissante depuis le début du conflit le 7 octobre, lorsque le Hamas a lancé son attaque transfrontalière sans précédent contre Israël, provoquant le bombardement de la bande de Gaza et une attaque terrestre largement attendue.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, n'a pas encore abordé l'escalade publiquement, mais son second, Naim Qassem, a déclaré que le groupe était «tout à fait prêt» et qu'il ne se laisserait pas intimider par Washington pour se tenir à l'écart du conflit.

Hassan Fadlallah, un législateur du Hezbollah, a également publié un communiqué indiquant que la milice suivait de près l'évolution de la situation et dirigeait les soldats.

Le Hezbollah et le groupe musulman sunnite Hamas, ont tous deux des liens avec la Force Al-Qods, la branche des opérations extérieures du puissant Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran. Ils font également tous deux partie de ce que l'on appelle «l'axe de la résistance», composé de groupes armés libanais, palestiniens, syriens, irakiens, yéménites et autres, soutenus par l'Iran, qui s'opposent à Israël.

Quelque 90% de la population libanaise vit aujourd'hui en dessous du seuil de pauvreté (Photo, AFP).

Téhéran apporte au Hezbollah un soutien financier et militaire, tandis que la Syrie voisine, où le groupe se bat aux côtés du président, Bachar el-Assad, dans la guerre civile qui sévit dans son pays, facilite le transfert d'armes, notamment de missiles guidés.

Si le Hezbollah choisit d'entrer dans le conflit aux côtés du Hamas, ouvrant ainsi un nouveau front contre Israël à partir du Liban-Sud, les résultats pourraient être dévastateurs pour les deux parties.

Bien que la crise humanitaire à Gaza ait provoqué un fort soutien aux Palestiniens et une hostilité envers Israël dans la rue arabe, l'opinion publique libanaise est divisée sur la question de savoir si le Hezbollah doit s'impliquer directement dans la guerre.

EN CHIFFRES

- 100 000 combattants à la disposition du Hezbollah en octobre 2021, selon le chef du groupe Hassan Nasrallah.

- 700 millions de dollars (1 dollar américain = 0,94 euro) = Budget militaire du Hezbollah en 2018, selon le Wilson Center et les estimations officielles américaines.

Depuis la fin de 2019, le Liban est en proie à une crise économique dévastatrice, tandis que la discorde politique a privé le pays d'un gouvernement stable et opérationnel. Quelque 90% de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté.

Bien que fermement opposé à Israël, Walid Jumblatt, l'ancien chef du Parti socialiste progressiste, a signalé que le Liban pourrait ne pas être en mesure d'échapper à la possibilité d'un «cercle de guerre qui s'élargit».

C'est pourquoi les villages druzes dans les montagnes «seront ouverts à tous, chiites, sunnites ou chrétiens», a signalé Jumblatt, dont le parti fait «les efforts logistiques nécessaires pour accueillir les personnes déplacées des zones qui pourraient être visées en cas d'attaque israélienne».

Hassan Dbouk, le maire de Tyr, a indiqué que les abris étaient déjà pleins et que la municipalité cherchait maintenant à ouvrir d'autres centres pour accueillir les familles déplacées.

Si le Hezbollah choisit d'entrer dans le conflit aux côtés du Hamas, les résultats pourraient être dévastateurs pour les deux parties (Photo, AFP).

Mortada Mohanad, directeur de l'unité de gestion des catastrophes, a déclaré que trois écoles publiques ont été transformées en abris de fortune pour accueillir environ 1 000 personnes. Les agences humanitaires, quant à elles, se concentrent sur la distribution de nourriture et d'autres produits de première nécessité.

Cependant, au milieu de ces préparatifs frénétiques, il y a aussi ceux qui semblent profiter du déplacement.

Ali Tabaja, chef de l'union libanaise des syndicats du tourisme, a déclaré que les hôtels et les propriétaires ont profité de la crise pour augmenter leurs prix, «simplement parce que certains de nos concitoyens subissent l'agression israélienne dans les régions frontalières du sud et cherchent des endroits plus sûrs».

Tabaja a exhorté Walid Nassar, le ministre du Tourisme, et le syndicat hôtelier à «émettre des directives interdisant aux gens d'augmenter les prix et de profiter de la situation des personnes déplacées».

Najib Mikati, Premier ministre intérimaire du Liban, a déclaré que le Liban ne voulait pas entrer en guerre, mais qu'il «ne pouvait obtenir d'aucune partie des assurances sur l'évolution de la situation», celle-ci étant en constante évolution.

Le gouvernement libanais a mis en place un plan d'urgence en cas de guerre ouverte, estimant que près de 1,5 million de civils seraient déplacés.

Le plan classe les régions du pays en zones codées par couleur. Les villes du sud et celles situées le long de la frontière israélienne, notamment Al-Hermel, Baalbek et Baabda, sont considérées comme des zones rouges, c'est-à-dire les plus susceptibles d'être prises pour cible par Israël.

Des régions telles que Tyr, Sidon, Beyrouth, Zahle et la Bekaa occidentale, considérées comme des zones jaunes, ont été sélectionnées pour fournir des abris, du soutien et de l'aide. Les zones vertes, dont Chouf, Aley, Metn et la Bekaa, ont été sélectionnées pour accueillir les familles déplacées.

Dans le cadre de ce plan, quelque 75 écoles du pays seront transformées en abris de fortune et 20% des bénéfices du port de Beyrouth seront affectés à la reconstruction et à l'infrastructure en cas d'attaques.

Les agences gouvernementales, les hôpitaux et les écoles du Liban ont commencé à se préparer aux évacuations (Photo, AFP).

Le ministère de la Santé a réservé des fonds pour assurer l'aide et les services humanitaires. Des réunions gouvernementales quotidiennes commenceront à se tenir pour traiter les questions de l'approvisionnement en nourriture et en eau potable.

Malgré les initiatives du gouvernement, de nombreux citoyens libanais restent sceptiques quant à la fourniture de l'aide de l'État. «Je doute que nous verrons un dollar», a estimé Layal, la mère de famille déplacée à Beyrouth avec ses deux enfants.

«Je ne pense pas que le gouvernement aidera les gens. Dès que l'aide internationale arrivera, ils se rempliront les poches. Nous avons eu le soutien des nations arabes en 2006, mais maintenant qui va venir à notre aide? Dieu, seulement Dieu.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.