Gaza: La réunion de Paris sur un cessez-le-feu «constructive malgré des différends»,selon Israël

Des Palestiniens fuyant Khan Younis, en raison de l'opération terrestre israélienne, se dirigent vers Rafah, dans le cadre du conflit entre Israël et le groupe islamiste palestinien Hamas, dans le sud de la bande de Gaza. (REUTERS)
Des Palestiniens fuyant Khan Younis, en raison de l'opération terrestre israélienne, se dirigent vers Rafah, dans le cadre du conflit entre Israël et le groupe islamiste palestinien Hamas, dans le sud de la bande de Gaza. (REUTERS)
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Publié le Lundi 29 janvier 2024

Gaza: La réunion de Paris sur un cessez-le-feu «constructive malgré des différends»,selon Israël

  • L'objectif de ces réunions qui ont commencé samedi, était de progresser vers un accord comprenant une trêve dans les combats et la libération des otages israéliens
  • Le gouvernement israélien est sous pression de son opinion publique pour ramener les otages toujours détenus

PARIS: La réunion dimanche à Paris entre des responsables américains, égyptiens, qataris et israéliens sur un cessez-le-feu à Gaza a été "constructive", a indiqué le bureau du Premier ministre israélien, relevant qu'il restait "toujours des différends" entre les parties.

Les chefs du Mossad (services de renseignement extérieurs israéliens) et Shin Bet (services de renseignement intérieurs) étaient présents, selon le communiqué. Les protagonistes "continueront à discuter cette semaine dans d'autres réunions", a ajouté le texte, sans préciser le jour exact ni le lieu.

Etaient aussi autour de la table le directeur de la CIA William Burns, le Premier ministre du Qatar Mohammed ben Abdulrahmane Al-Thani et une haute personnalité égyptienne.

L'objectif de ces réunions qui ont commencé samedi, était de progresser vers un accord comprenant une trêve dans les combats et la libération des otages israéliens, selon des sources proches des participants.

Le gouvernement israélien est sous pression de son opinion publique pour ramener les otages toujours détenus, alors que les opérations militaires se poursuivent jour et nuit dans le sud de la bande de Gaza.

Pistes en discussion

Le président américain Joe Biden avait discuté en fin de semaine avec l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, des "derniers événements en Israël et à Gaza, y compris des efforts de libération des otages enlevés par le Hamas", avait annoncé vendredi la Maison Blanche, tout en assurant qu'aucune annonce "imminente" n'était à prévoir.

Le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahou répète pour sa part qu'aucune autre solution n'est possible que "d'anéantir" le mouvement islamiste palestinien Hamas et de l'empêcher de jamais reproduire les attaques du 7 octobre.

Quelque 250 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza ce jour là, selon les autorités israéliennes. Une centaine a été libérée fin novembre lors d'une trêve en échange de prisonniers palestiniens et 132 otages sont toujours retenus dans le territoire palestinien, dont 28 seraient morts.

A propos des pistes en discussion à Paris, le New York Times a évoqué une première trêve de 30 jours devant permettre la libération des femmes, des otages les plus âgés et des blessés.

Pendant cette période, selon le journal américain, les parties négocieraient les détails d'une seconde phase devant durer également 30 jours et permettre la libération des hommes et des soldats.

L'accord comprendrait là encore la libération de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.