Les enregistrements de start-ups étrangères en Arabie saoudite ont augmenté de 118 %

L'Arabie saoudite a dominé le financement par capital-risque dans la région MENA au premier semestre 2025, avec 860 millions de dollars levés .(Getty via AN)
L'Arabie saoudite a dominé le financement par capital-risque dans la région MENA au premier semestre 2025, avec 860 millions de dollars levés .(Getty via AN)
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Publié le Mardi 22 juillet 2025

Les enregistrements de start-ups étrangères en Arabie saoudite ont augmenté de 118 %

  • Le ministère saoudien de l'Investissement a accordé à 550 nouvelles entreprises étrangères l'enregistrement d'investissement de démarrage.
  • Monshaʾat a déclaré que ces entités fournissent des installations pour le développement de prototypes, le mentorat et la mise en relation avec des investisseurs et des partenaires commerciaux.

RIYAD : Le ministère saoudien de l'Investissement a accordé à 550 nouvelles entreprises étrangères l'enregistrement d'investissement de démarrage, connu sous le nom de licence Riyadi, à partir de la mi-2025, marquant une augmentation annuelle de 118 pour cent.

L'Autorité générale des petites et moyennes entreprises, connue sous le nom de Monshaʾat, a délivré 364 licences à des incubateurs et accélérateurs d'entreprises dans tout le pays, selon un rapport de l'organisme.

Monshaʾat a déclaré que ces entités fournissent des installations pour le développement de prototypes, le mentorat et la mise en relation avec des investisseurs et des partenaires commerciaux.

L'augmentation des enregistrements de Riyadi s'aligne sur la montée en puissance de l'activité de capital-risque dans le Royaume.

Selon la plateforme régionale MAGNiTT, l'Arabie saoudite a pris la tête du financement du capital-risque dans la région MENA au cours du premier semestre 2025, avec 860 millions de dollars levés, ce qui représente une augmentation annuelle de 116 % pour 114 opérations. Cela a marqué une augmentation de 31 % du nombre d'opérations par rapport à la même période en 2024. 

Cet élan s'appuie sur une performance record en 2024, lorsque les startups du Royaume ont obtenu 750 millions de dollars de financement et ont vu une augmentation de 34 pour cent des tours « MEGA » en début et en milieu de cycle, inférieurs à 100 millions de dollars.

« Cette augmentation fait partie des efforts nationaux conjoints visant à renforcer le rôle du Royaume en tant que centre régional de l'entrepreneuriat en rationalisant l'accès au marché pour les startups étrangères et en établissant un environnement réglementaire flexible qui soutient l'innovation et attire les investissements », indique le rapport de Monsha'at.

Selon le ministère de l'investissement, cette tendance reflète l'intérêt international croissant pour l'environnement d'investissement de l'Arabie saoudite, soutenu par de récents changements législatifs, une infrastructure numérique élargie et une gamme de programmes de soutien introduits conformément aux objectifs de Vision 2030.

Les organisateurs saoudiens ont accueilli des événements internationaux consacrés aux start-ups, notamment Biban et LEAP, qui proposent des présentations sur l'écosystème local et les opportunités d'investissement.

Des agences gouvernementales et des représentants du secteur privé ont participé à des rassemblements à l'étranger, tels que le Web Summit, VivaTech et Slush, afin de faciliter la mise en réseau avec des entrepreneurs étrangers et de promouvoir le Royaume en tant que base potentielle pour des opérations régionales.

Outre le permis Riyadi, le ministère de l'investissement délivrera une série complète de huit licences commerciales sectorielles, conçues pour répondre à pratiquement tous les besoins des investisseurs étrangers.

Il s'agit notamment de licences de services, qui permettent une propriété étrangère à 100 % pour des activités telles que l'informatique, le conseil, le marketing et l'hôtellerie ; d'autorisations entrepreneuriales qui offrent des frais simplifiés et un accès à un soutien gouvernemental pour les start-ups ; et de licences industrielles pour l'établissement d'installations manufacturières. 

Les permis agricoles spécialisés couvrent les cultures et l'élevage, tandis que les licences commerciales autorisent les opérations de vente en gros, de vente au détail et d'import-export.

D'autres catégories englobent les licences immobilières pour les projets de développement et de courtage, les permis professionnels pour les praticiens individuels et les sociétés de solidarité, et les licences minières pour les activités d'exploration et d'extraction.

Chaque permis est assorti d'exigences particulières en matière de capital minimum et de procédures de documentation, mais tous peuvent être obtenus via le portail en ligne de la MISA, qui centralise les demandes, les approbations et les renouvellements au sein d'un cadre réglementaire unifié. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau

Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
  • Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman
  • Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez"

PARIS: Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman, un des plus importants de son histoire, a-t-il annoncé lundi.

Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez", a déclaré le directeur général du groupe, Xavier Girre, lors d'un entretien à l'AFP.

 

 


Air France reprend ses vols directs entre Riyad et Paris

 Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
  • « L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris »
  • « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française »

RIYAD: Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale.

À compter de cette reprise, la compagnie française retrouvera son programme initial de trois vols hebdomadaires entre l'aéroport international King Khalid de Riyad et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, conformément à son programme de la saison estivale 2026.

Cette reprise intervient dans un contexte de renforcement des échanges économiques, touristiques et culturels entre les deux pays. Elle marque également la volonté d'Air France de consolider sa présence sur le marché saoudien, considéré comme l'un des plus stratégiques de la région.

« L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris », a déclaré Raza Syed, Country Manager Arabie saoudite et Égypte d'Air France-KLM.

Il a souligné que cette reprise reflète l'engagement à long terme du groupe envers le Royaume et permettra aux voyageurs de bénéficier à nouveau de l'ensemble du réseau international d'Air France-KLM grâce aux correspondances proposées depuis Paris. « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française qui font la réputation d'Air France », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de cette reprise, Flying Blue, le programme de fidélité d'Air France et de KLM, lance une offre promotionnelle destinée aux voyageurs au départ du Royaume. Les passagers réservant leurs billets entre le 29 juin et le 13 juillet 2026 pourront cumuler trois fois plus de Miles, pour des voyages effectués jusqu'au 31 décembre 2026.

Horaires des vols

La liaison Riyad-Paris (AF685) sera assurée les mardis, jeudis et dimanches, avec un départ de Riyad à 8h45 et une arrivée à Paris à 14h25.

Le vol retour Paris-Riyad (AF684) opérera les lundis, mercredis et samedis, avec un départ de Paris à 23h20 et une arrivée à Riyad à 6h35 le lendemain.

Fondée en 1933, Air France emploie plus de 40 000 collaborateurs et, avec KLM et Transavia, fait partie du groupe Air France-KLM. Le groupe dessert plus de 300 destinations dans le monde grâce à une flotte de plus de 500 appareils et poursuit ses investissements dans la modernisation de sa flotte ainsi que dans la réduction de son empreinte environnementale.


La dette française dépasse les 3.500 milliards d'euros, en pleine préparation du budget 2027

La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
  • La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue"
  • "Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB

PARIS: La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques.

La dette publique a augmenté à 3.536,1 milliards d'euros, pour s'établir à 117,5% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé jeudi l'Institut national de la statistique (Insee).

Cela représente une augmentation de 75,6 milliards d'euros par rapport à fin 2025, où elle était de 3.460,5 milliards d'euros, soit 115,7% du PIB. Elle avait alors baissé sur un trimestre mais continué à grimper par rapport à fin 2024, où elle était de 3.306,1 milliards et pesait 112,6% du PIB.

La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue".

"Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB, ajoute-t-il. "On a depuis 20 ans des chocs macroéconomiques qui font que les dettes publiques ont beaucoup augmenté", mais "depuis quelques années la France décroche de la moyenne européenne".

Entre 2019 et 2025, la France a connu "la plus forte progression, après celle de la Finlande," de sa dette en points de PIB, relève le spécialiste des finances publiques François Ecalle.

"Ce qui l'explique, c'est le niveau du déficit", et "la plupart des gouvernements en sont responsables depuis 50 ans", estime-t-il.

Premier poste de l'Etat 

Deuxième économie de la zone euro derrière l'Allemagne, la France en est l'un des cancres budgétaires. Elle affiche le deuxième déficit le plus élevé, à 5,1% du PIB en 2025, derrière la Belgique (5,2%). Un niveau trop important pour lui permettre de stabiliser sa dette, la troisième plus élevée (par rapport au PIB) après celles de la Grèce et de l'Italie.

"Notre position relative, par rapport aux autres pays, s'est nettement dégradée", renchérit Bruno Cavalier, économiste chez Oddo BHF.

Dans le budget, le poste consacré au remboursement de la dette est devenu le premier de l'Etat, devant celui de l'Education (hors pensions), rappelait récemment le ministre français de l'Economie Roland Lescure lors d'un colloque à la Cour des comptes, évoquant un "coût de la dette record".

Le service de la dette de l'Etat devrait ainsi atteindre 64 milliards d'euros en 2026, et "pourrait augmenter jusqu'à 100 milliards dans les années qui viennent", avait-il ajouté.

"Notre charge d'intérêts de la dette va mécaniquement augmenter" car "le renouvellement de la dette va nous coûter plus cher qu'avant", souligne Mathieu Plane. "C'est très important d'être crédibles pour garantir un financement bon marché" des investisseurs.

Le gouvernement français veut afficher une trajectoire vertueuse: il s'est fixé comme objectif un déficit à 5% en 2026, avec une dette à 118,4% du PIB, avant de ramener son déficit sous 3% en 2029, avec une dette stabilisée à 118% du PIB.

Comité d'alerte 

Mais la tâche s'annonce ardue. Selon une étude réalisée par quatre économistes de l'Institut des politiques macroéconomiques et internationales (i-MIP), il existerait un peu plus d'une chance sur deux (55%) de rater la cible des 118% du PIB en 2029.

Le redressement des finances publiques est d'autant plus complexe que le gouvernement, en quête d'un budget pour 2027 - dont il doit présenter les grandes lignes mi-juillet -, a promis d'éviter les hausses d'impôts.

Pour faire le point sur la situation, il réunira prochainement un Comité d'alerte des finances publiques. Ce Comité devrait être l'occasion d'annoncer de nouvelles coupes budgétaires pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, après déjà 6 milliards d'euros d'économies présentées en avril.

Dans un contexte économique difficile, le gouvernement devrait aussi abaisser ses prévisions de croissance pour 2026, actuellement de 0,9%. La Banque de France a revu à la baisse les siennes à 0,5% du PIB (contre 0,9% avant). L'Insee, elle, table sur 0,7%.

Face à une équation budgétaire complexe, le ministre des Comptes publiques David Amiel a aussi missionné quatre économistes pour réfléchir à des scénarios de redressement des finances publiques dès 2027. Ils devraient rendre leurs conclusions début juillet.