Click on the number for more info

La victoire olympique d’El Moutawakel

Elle inspira les générations futures d’athlètes féminines à atteindre de nouvelles étapes marquantes pour le sport au Moyen-Orient  (Getty Images)
Elle inspira les générations futures d’athlètes féminines à atteindre de nouvelles étapes marquantes pour le sport au Moyen-Orient (Getty Images)
Short Url
Publié le Mardi 08 décembre 2020

La victoire olympique d’El Moutawakel

  • L’athlète est la première femme arabe musulmane (et marocaine) à remporter une médaille d’or
  • Dans le cadre du plan de réforme de la Vision 2030 du Royaume, une plus grande participation des femmes dans le sport les mènera probablement à des sommets encore plus hauts

L’athlète est la première femme arabe musulmane (et marocaine) à remporter l’or olympique.  

Résumé

Le 8 août 1984, Nawal El Moutawakel, la seule athlète féminine de la délégation marocaine aux Jeux olympiques d’été de Los Angeles, a besoin d’un peu plus de 54 secondes pour l’emporter dans le 400 mètres haies féminin, inscrit pour la première fois aux Jeux.

L’athlète est la première femme arabe musulmane (et marocaine) à remporter une médaille d’or. Elle sera également par la suite la première femme musulmane membre de la commission exécutive du Comité international olympique (CIO). Elle inspira les générations futures d’athlètes féminines à atteindre d’autres étapes marquantes pour le sport au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Ces étapes majeures sont notamment le port du hijab dans les ligues sportives et la participation d’athlètes féminines saoudiennes aux Jeux olympiques de 2012. Dans le cadre du plan de réforme de la Vision 2030 du Royaume, une plus grande participation des femmes dans le sport les mènera probablement à des sommets encore plus hauts.

 

DJEDDAH - Avant la récente suspension des vols internationaux, précisément le 1er mars, je visitais le Musée olympique de Lausanne avec l’équipe de basketball féminine de Riyadh United. Nous avions été invitées par l’ancien président suisse Ueli Maurer. 

Le musée propose de faire revivre l’esprit des Jeux Olympiques et du sport grâce à ses expositions interactives, allant des Jeux olympiques antiques, en 776 av. J.-C, au fondateur des jeux de l’ère moderne, le baron Pierre de Coubertin, qui participa à la création du Comité international olympique (CIO) à Paris le 23 juin 1894.

 

Les dates clés :

  1. 1900 : Les femmes sont autorisées à participer aux Jeux olympiques pour la première fois, lors des Jeux de Paris. La Suissesse Hélène de Pourtalès devient la première femme à décrocher l’or olympique (son équipe l’emportant en voile). La Britannique Charlotte Cooper est la première championne en sport individuel (Simples Dames de Tennis).
  2. Le 8 août 1984 : lors des Jeux Olympiques d’été de Los Angeles, Nawal El Moutawakel remporte la finale du 400 mètres haies, devenant la première femme arabe et musulmane à remporter une médaille d’or.
  3. Juin 2012 : Pour la première fois, l’Arabie Saoudite envoie une délégation d’athlètes féminines aux Jeux olympiques, se déroulant à Londres : Wojdan Shaherkani (Judo) et Sarah Attar (Athlétisme), qui reçoit une ovation en franchissant la ligne d’arrivée.
  4. Le 10 août 2016 : Aux Jeux olympiques d’été de Rio de Janeiro, Sarah Ahmed remporte une médaille de bronze en haltérophilie, faisant d’elle la première femme égyptienne médaillée olympique. 
  5. Le 13 août 2016 : L’escrimeuse Ibtihaj Muhammad, la première athlète américaine à participer aux Jeux olympiques vêtue d’un hijab, remporte une médaille de bronze au sabre, aux Jeux de Rio de Janeiro.
  6. Le 25 août 2016 : Le Prince héritier Mohammad Ben Salman lance Vision 2030, qui comprend une vaste participation aux sports.
  7. Le 3 mai 2017 : La Fédération Internationale de Basketball supprime l’interdiction pour les joueuses de porter le hijab.
  8. Le 20 mars 2019 : L’équipe saoudienne unifiée remporte une médaille d’or aux Jeux olympiques spéciaux mondiaux à Abou Dhabi.
  9. Octobre 2019 : L’Arabie Saoudite envoie ses premières équipes nationales féminines pour participer aux 6ème Jeux du CCG au Koweït.

 

La première édition des Jeux d'été de l'ère moderne se déroule en 1896 à Athènes avec la participation de 14 pays, mais pas d’athlètes féminines. Lors des Jeux olympiques suivants, à Paris en 1900, les femmes sont autorisées à participer pour la première fois, vêtues de jupes tombant jusqu’aux chevilles. Leur participation est limitée à certaines épreuves : La voile, le golf, le tennis et le croquet.

Ce n’est qu’en 1928, aux Jeux olympiques d’Amsterdam, que les femmes sont autorisées à participer aux épreuves d’athlétisme. 55 ans plus tard, lors des Jeux olympiques de Los Angeles, Nawal El Moutawakel remporte la finale du 400 mètres haies, devenant la première femme arabe, musulmane (et marocaine) à remporter une médaille d’or. Les journaux à travers le monde couvrent cet événement marquant, publiant sa photo en première page. 

Même si j’étais trop jeune pour me souvenir de ce moment, l’entrée dans la légende de Nawal El Moutawakel est une étape majeure parmi les réalisations des athlètes féminines arabes et musulmanes. Lors de sa victoire, le Roi Hassan II du Maroc l’appela pour la féliciter et déclara que toutes les filles nées ce jour-là porteraient son nom en son honneur.

En me plongeant dans ma propre expérience d’athlète amateure ayant grandi en Arabie Saoudite, je dirais que je suis issue d’une famille ayant intégré le sport dans nos vies à un très jeune âge. Mes frères et sœurs et moi avions l’habitude de jouer au tennis, football, et même au cricket avec mon père.

J’étais étudiante dans des écoles privées saoudiennes, ce qui me donnait l’opportunité de pratiquer des sports. Mais c’est dans le basketball que je trouvais ma passion. Mon oncle Tariq fut mon premier coach de basketball. Il acheta plusieurs paniers et en installa dans tous les garages de la famille.

En 2003, je réunissais mes partenaires d’école pour former une équipe de basketball local. Cela me conduisit à créer la ‘Jeddah United Sports Co.’ qui devint plus tard la première académie de sports accréditée en Arabie Saoudite. Les équipes féminines de ‘Jeddah United’ et ‘Riyadh United’ ont participé à des programmes d’échange sportifs à travers le monde.

Les femmes saoudiennes commencèrent aussi à marquer l’histoire du sport à travers leurs propres réalisations. En 2008, Arwa Mutabagani devint la première femme nommée au comité exécutif de la Fédération saoudienne d’équitation.  Sa fille, Dalma Malhas, remporta une médaille de bronze aux Jeux olympiques de la Jeunesse à Singapore en 2010.

En mai 2012, je réussis à atteindre le camp de base du mont Everest avec 10 autres femmes saoudiennes, avec à leur tête la Princesse Reema bint Bandar, l’actuelle ambassadrice saoudienne aux Etats-Unis, dans un effort de sensibilisation au cancer du sein et à l’importance des activités physiques pour sa prévention et son traitement.

1

« La jeune femme de 22 ans de Casablanca, les larmes aux yeux, effectua un tour d’honneur, brandissant le drapeau de son pays qui lui avait été transmis par le public après une victoire en 54,61 secondes, très proche du record du monde ».

Extrait d’un article à la une d’Arab News, le 10 août 1984

En juin 2012, L’Arabie Saoudite se joignit au reste du monde en envoyant des athlètes féminines aux Jeux Olympiques d’été de Londres. Wojdan Shaherkani s’aligna au judo et Sara Attar concourut au 800 mètres. Même si elle termina en dernière position, Attar reçut une ovation des 80 000 spectateurs qui l’encouragèrent lorsqu’elle franchit la ligne d’arrivée.

L’ambitieux plan de réformes Vision 2030 de l’Arabie Saoudite fut annoncé le 25 avril 2016. La promotion du sport et des activités physiques fait partie de ses objectifs stratégiques d’émancipation socio-économique. Parmi les objectifs, on peut citer l’augmentation du nombre d’individus pratiquant une activité sportive de 13% à 40%, le soutien aux athlètes saoudiens pour leur permettre d’atteindre de hautes performances dans différentes disciplines sportives ainsi que le renforcement de leur participation à des événements sportifs internationaux.

Extrait des archives d’Arab News du 8 août 1984
Extrait des archives d’Arab News du 8 août 1984

 

En 2017, le ministre de l’Education approuva un programme d’éducation physique pour les filles dans les écoles publiques. En 2018, les femmes furent autorisées à assister aux événements sportifs dans les stades, chose qui était jusqu’alors réservée aux hommes.

Aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, on comptait le double d’athlètes féminines saoudiennes – dont Attar - par rapport à l’édition précédente. Ces jeux furent le théâtre de nouvelles étapes majeures pour les femmes arabes et musulmanes : L’Egyptienne Sara Ahmed devint la première femme arabe médaillée en haltérophilie, lorsqu’elle remporta la médaille de bronze, et l’escrimeuse Ibtihaj Muhammad, qui remporta la médaille de bronze au sabre par équipes, devint la première athlète américaine à concourir aux Jeux Olympiques vêtue d’un hijab.

Le 3 mai 2017, la Fédération internationale de basketball (FIBA) annonça la levée de l’interdiction pour les joueuses de porter le hijab. Cette décision est importante, étant donné que c’est à travers le championnat du monde FIBA que les nations obtiennent leurs qualifications aux Jeux olympiques.

En mars 2019, un autre jalon dans l’effort d’inclusion fut établi aux Jeux olympiques spéciaux mondiaux à Abou Dhabi, lorsque l’Arabie Saoudite remporta 18 médailles d’or dans différentes disciplines.  Le Comité olympique saoudien collabora avec le ‘Help Center’, une organisation à but non lucratif reconnue sur la scène internationale dont la mission est de soutenir et d’entraîner des filles et garçons souffrant de handicap mental.

Jeddah United fut chargé de recommander des joueuses qui ne souffraient pas de handicap mental et qui furent intégrées avec des athlètes souffrant de handicap mental afin de former une équipe saoudienne féminine unifiée. Le processus se déroula suivant le concept des 4P : Publique-Privé-Personnes-Partenariat. L’équipe saoudienne féminine unifiée de basketball entra dans l’histoire, en devenant la seule équipe invaincue à remporter une médaille d’or aux Jeux olympiques spéciaux mondiaux à Abou Dhabi.

Plus tard cette même année, les femmes saoudiennes firent une apparition historique aux sixièmes Jeux du CCG (Conseil de Coopération du Golfe) au Koweït, s’alignant dans huit compétitions différentes et remportant deux médailles d’or en escrime.

Dans les Jeux olympiques antiques en Grèce, les athlètes concouraient dans une seule discipline réservée aux hommes : la marche. Qui aurait pu imaginer tous les progrès effectués à travers les années menant à la victoire et à la médaille d’or d’une femme arabe musulmane aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984 ?

Aujourd’hui, nous sommes malheureusement en confinement dû à la pandémie du COVID-19 et les Jeux olympiques de Tokyo ont été reportés, ainsi que bien d’autres événements sportifs. Mais nous devons garder le moral et voir le verre à moitié plein, avec une année entière supplémentaire de préparation et d’entrainements pour 2021. Que Dieu protège l’humanité et le monde entier.

 

Lina K. Almaeena, membre de l’assemblée consultative ‘Choura’, est la co-fondatrice de ‘Jeddah United Sports Co.’ et fait partie de la liste Forbes des 200 femmes arabes les plus puissantes. 


Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud

Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
Short Url
  • Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud
  • "Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël"

BEYROUTH: Israël a poursuivi mercredi ses frappes au Liban, faisant au moins 12 morts, selon une source médicale à l'AFP, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, appelant les Libanais à "rejoindre" la lutte de son pays contre le Hezbollah pro-iranien.

L'armée israélienne a en outre arrêté et enlevé en Israël, pour interrogatoire, deux habitants d'un village frontalier du sud, avant leur remise en liberté dans la soirée.

Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud.

"Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël", a déclaré M. Netanyahu dans un message en anglais adressé au peuple libanais.

Dans le même temps, Donald Trump a douché mercredi les espoirs d'un accord avec Téhéran pour mettre fin à la guerre régionale. Il a affirmé que son armée allait "attaquer" l'Iran dès mercredi, l'accusant de duplicité.

Dans le sud, près de Tyr, huit personnes ont été tuées dans des frappes sur le village de Tayr Debba et quatre autres dans la localité de Deir Qanoun an-Nahr, a indiqué une source médicale à l'AFP.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a aussi rapporté d'autres bombardements sur une trentaine de localités dans le sud et l'est du Liban, dont trois villages méridionaux dont Israël avait ordonné plus tôt l'évacuation.

La veille, de violents raids sur la ville de Tyr avaient fait 11 morts et Israël avait ordonné à l'ensemble des habitants de la ville millénaire et de ses environs d'évacuer, provoquant un exode précipité.

Plus au nord, une frappe israélienne a visé une voiture dans le centre de la grande ville côtière de Saïda, porte du sud du Liban, a indiqué l'Ani.

Un correspondant de l'AFP y a vu des secours retirer deux personnes d'un véhicule en feu.

Villages chrétiens isolés 

De son côté, le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des troupes israéliennes dans des localités qu'elles occupent dans le sud.

Dans la zone frontalière, une patrouille israélienne a enlevé "un membre du conseil municipal de Kfar Chouba et un employé de la municipalité alors qu'ils effectuaient des travaux de pompage d'eau", selon l'Ani.

L'armée israélienne a indiqué pour sa part avoir interpellé et "transféré sur le territoire israélien pour y être interrogés", deux "suspects" qui "s'étaient approchés de la zone où les soldats israéliens mènent des opérations".

La municipalité de Kfar Chouba a annoncé qu'ils étaient revenus libres au village dans la soirée. Affirmant qu'ils "n'avaient aucune intention de s’approcher des forces israéliennes", elle a condamné un "acte hostile envers deux innocents qui accomplissaient une mission humanitaire".

Kfar Chouba est l'un des rares villages frontaliers dont les habitants sont restés malgré les ordres d'évacuation de l'armée israélienne, qui occupe désormais une partie du sud du pays.

Parmi ces villages figure une poignée de localités chrétiennes, dont les représentants ont appelé mardi soir l'État libanais à "ouvrir des couloirs humanitaires".

Le communiqué du "Rassemblement des villages chrétiens frontaliers" souligne que les routes les desservant sont désormais "coupées ou extrêmement dangereuses".

Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3.696 morts, selon le dernier bilan des autorités.

Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans cette guerre régionale pour soutenir l'Iran, qui exige que tout accord de paix avec Washington inclut la fin des hostilités sur le front libanais.


Liban: les «négociations directes» avec Israël, seule voie pour sortir de la guerre 

Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
Short Url
  • "La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban"
  • "Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)"

PARIS: Les "négociations directes" entre le gouvernement libanais et Israël sont "la seule voie" pour rétablir la paix au Liban, a estimé mercredi le ministre libanais des Affaires étrangères lors d'une audition devant l'Assemblée nationale française.

"Le Hezbollah fait tout ce qu'il peut pour empêcher ces négociations directes", a déploré Youssef Raggi, entendu par la Commission des Affaires étrangères. "Mais pour l'Etat libanais, pour le gouvernement, c'est la seule voie pour essayer de voir comment régler le problème dans sa globalité", a-t-il ajouté, appelant au pragmatisme et soulignant que l'option militaire avait "prouvé son inefficacité".

"La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban", a également affirmé le ministre libanais, violemment hostile au Hezbollah et à son parrain iranien.

"Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)".

Il a en outre jugé "absurde" l'argumentaire du Hezbollah qui dit défendre "le pays contre l'invasion et contre l'occupation israélienne" puisque Israël a assuré n'avoir "aucune ambition territoriale sur le Liban".

Israël occupe une partie du sud du Liban le long de sa frontière, et a avancé en profondeur dans le Liban comme jamais en près de 30 ans depuis le début de cette nouvelle guerre.

Le ministre a enfin avancé qu'il ne s'agissait pas de désarmer le Hezbollah "pour faire plaisir aux Etats-Unis, ni aux Arabes, ni à la communauté internationale". C'est une demande, c'est une exigence purement libanaise" - également réclamée avec force par Israël.

"Nous voulons que le Hezbollah, comme toutes les autres petites organisations qui lui sont alliées (...) soient désarmées pour que nous puissions enfin vivre dans un pays normal".

Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre pour soutenir l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

Les frappes israéliennes ont depuis fait 3.666 morts, selon le dernier bilan des autorités libanaises.


L'Égypte condamne les attaques iraniennes contre la Jordanie, Bahreïn et le Koweït

La ligne d'horizon de Manama lors du troisième jour des essais de pré-saison de Formule 1 sur le circuit international de Bahreïn à Sakhir, le 28 février 2025. (File/AFP)
La ligne d'horizon de Manama lors du troisième jour des essais de pré-saison de Formule 1 sur le circuit international de Bahreïn à Sakhir, le 28 février 2025. (File/AFP)
Short Url
  • L'Egypte met en garde contre les attaques qui menacent la stabilité régionale et réaffirme son soutien aux Etats arabes du Golfe
  • Dans une déclaration, le ministère égyptien des affaires étrangères a exprimé la "pleine solidarité" du Caire avec les trois États du Golfe

DUBAI : L'Egypte a condamné mercredi les attaques iraniennes visant la Jordanie, Bahreïn et le Koweït, les décrivant comme une escalade dangereuse et une violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des trois pays.

Le Koweït, Bahreïn et la Jordanie ont signalé des interceptions de drones, des sirènes de raids aériens et des tirs de missiles dans le cadre des attaques iraniennes contre des cibles liées aux États-Unis dans la région.

Dans une déclaration, le ministère égyptien des affaires étrangères a exprimé la "pleine solidarité" du Caire avec les trois États du Golfe et a affirmé son soutien aux mesures visant à protéger leur sécurité, leur stabilité et leurs biens nationaux.

Le ministère a déclaré que les attentats menaçaient la sécurité et la stabilité de l'ensemble de la région, soulignant que la sécurité des États arabes faisait "partie intégrante" de la sécurité nationale égyptienne et arabe.

L'Égypte a également réitéré son rejet de toute action qui porte atteinte à la souveraineté des États ou menace l'intégrité territoriale, tout en appelant à la désescalade et au respect du droit international afin de préserver la stabilité régionale.