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La première participation de l’Arabie Saoudite au G20

Le 14 novembre 2008, les dirigeants des 20 principales puissances économiques du monde, réunis au G20, se sont rencontrés pour la première fois à Washington D.C., à l’initiative du Président américain George W. Bush (Photo, AFP).
Le 14 novembre 2008, les dirigeants des 20 principales puissances économiques du monde, réunis au G20, se sont rencontrés pour la première fois à Washington D.C., à l’initiative du Président américain George W. Bush (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 08 décembre 2020

La première participation de l’Arabie Saoudite au G20

  • Le 14 novembre 2008, le Roi Abdallah ben Abdel Aziz s’est joint au premier sommet des dirigeants du G20, reçus à Washington par le président George W. Bush
  • Cette présence a souligné l’appartenance de l’Arabie Saoudite au cercle fermé des 20 principales puissances économiques au monde

L’Arabie Saoudite a rempli un rôle de chef de file dans la gestion de la crise financière globale de 2008  

Résumé

Le 14 novembre 2008, les dirigeants des 20 principales puissances économiques du monde, réunis au G20, se sont rencontrés pour la première fois à Washington, à l’initiative du président américain George W. Bush, pour discuter d’un plan d’action contre les dérives du système financier international. La réunion, qui rassemblait traditionnellement les ministres des finances de ces 20 pays, désormais élargie aux chefs d’états, était une réponse à un appel pour une plus grande coopération internationale afin de réinstaurer une stabilité dans les économies.

L’Arabie Saoudite, le plus large exportateur de pétrole présent dans le groupe, forte d’une économie en pleine croissance, a démontré alors le rôle clé qu’elle jouait au sein du G20. Le Roi Abdallah, qui menait la délégation saoudienne, s’est attaqué aux défis mondiaux avec les autres dirigeants, tout comme le fait actuellement le Roi Salmane pour faire face à la pandémie mondiale.

Le 14 novembre 2008, le Roi Abdallah ben Abdel Aziz s’est joint au premier sommet des dirigeants du G20, reçus à Washington par le président George W. Bush. Cette présence a souligné l’appartenance de l’Arabie Saoudite au cercle fermé des 20 principales puissances économiques au monde.

Le G20 a été créé en 1999, durant un forum à Cologne, en Allemagne, où étaient présents les ministres des finances du Groupe des 7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Grande-Bretagne, Etats-Unis) ainsi que les gouverneurs de banques centrales. En réponse à un déséquilibre financier causé par la crise de 1997 en Asie, les participants ont initié la création d’un sommet qui pourrait inclure une présence plus importante de la communauté mondiale, sous la forme de 10 pays industrialisés et 10 pays émergents.

La création du groupe était principalement l’initiative du ministre des Finances allemand, Hans Eichel. Ainsi, les ministres des Finances ont commencé à se réunir annuellement pour discuter des enjeux économiques et promouvoir la stabilité financière internationale.

A l’initiative de l’administration du président américain George W. Bush, les dirigeants des pays du G20 furent conviés aux réunions qui étaient jusqu’alors réservées aux ministres des Finances. Le premier sommet du G20 fut alors tenu en novembre 2008. L’appel à une action plus coordonnée et rapide des dirigeants trouve ses racines dans le krach, cette année-là, des marchés boursiers à travers le monde. Le premier sommet du G20, organisé à Washington, a donné à l’Arabie Saoudite l’opportunité d’exercer son leadership mondial et de démontrer son importance dans l’économie mondiale.

 

« Le Gardien des deux saintes Mosquées, le Roi Abdallah, a appelé à une plus grande coopération et coordination internationale afin de combattre l’impact de la crise financière ».

Extrait d’un article de Barbara Ferguson à la une de Arab News, le 16 novembre 2008.

En 2008, durant mon premier semestre en Europe, dans le cadre d’un mastère en Santé publique, je me tenais à jour de toutes les informations liées à l’Arabie Saoudite et je suivais le sommet du G20 avec grand intérêt, parce qu’il en revenait au dirigeant de notre nation de prouver à la communauté internationale la force de notre engagement envers nos partenaires dans le monde.

En tant que jeune Saoudien, j’ai connu quelques-unes des premières réformes initiées par le Roi Abdallah, après son accession au trône en 2005. J’étais témoin du boom économique, qui était le fruit de réformes structurelles et du développement des infrastructures en Arabie Saoudite. Par la suite, en tant que journaliste à Arab News en 2019, j’ai eu l’opportunité de couvrir, à Tokyo, le sommet du T20 (Think20), qui fait figure de « banque d’idées » du G20.

Pour comprendre le G20, il est nécessaire de comprendre le T20. Ce dernier est l’épine dorsale intellectuelle du G20, visant à produire des recommandations de politique publique à destination des pays membres du G20. Les sujets abordés par des groupes de travaux communément appelés ‘Task Forces’ sont variés et couvrent le commerce, le changement climatique, le terrorisme et l’égalité des sexes.

Les dates clés :

  1. Le 26 septembre 1999

Création du Groupe des 20 à la suite de la crise financière en Asie, en vue de rassembler les ministres des finances et les gouverneurs de banques centrales de 19 pays ainsi que de l’Union européenne.

  1. Les 14-15 novembre 2008

A l’initiative du président américain George W. Bush, les dirigeants des membres du G20 se réunissent à Washington, alors que la crise financière bat son plein. La délégation saoudienne est menée par le Roi Abdallah ben Abdel Aziz.

  1. Le 31 août 2016

La première réunion du comité directeur de haut niveau entre la Chine et l’Arabie Saoudite se tient entre le Prince héritier Mohammad ben Salmane et le Président Xi Jinping, en parallèle du sommet du G20 à Hangzhou.

  1. Le 8 juillet 2017

Le communiqué du sommet du G20 à Hambourg annonce que le sommet 2020 se tiendra, pour la première fois, en Arabie Saoudite.

  1. Le 1er décembre 2019

L’Arabie Saoudite assume la présidence du G20 de 2020 au Japon.

  1. Le 26 mars 2020

Le Roi Salmane appelle les dirigeants du G20 à participer à un sommet virtuel extraordinaire pour mettre en place une série d’actions coordonnées afin de lutter contre la pandémie du coronavirus, protéger les populations et sauver les économies.

  1. Les 21-22 novembre 2020

Le 15ème sommet du G20 est toujours programmé pour se tenir à ces dates à Riyad. 

Je me suis réuni avec les directeurs de groupes de réflexion et chercheurs saoudiens lors du T20, et nous avons discuté de leurs propositions, dont bon nombre seront adoptées lors de la prochaine présidence du G20 qui se tiendra en Arabie Saoudite, en novembre 2020. Les groupes de travail (Task Forces) sont soigneusement sélectionnés. Le chef de la délégation saoudienne du T20, Dr. Fahd Al-Turki, qualifie ce travail d’ « effort collectif pour assurer la continuité » et ne pas briser un cycle qui a commencé en 2012, lorsque le groupe d’engagement T20 fut lancé.

Durant deux jours, j’ai parcouru les journaux et discuté avec les directeurs des centres de recherches de mon pays mais aussi du Japon, d’Argentine, des Etats-Unis. J’ai assisté avec intérêt aux sessions qui étaient ouvertes au public et j’ai également consulté le communiqué final. J’en sais beaucoup plus à présent. Le G20 n’est pas simplement une rencontre entre dirigeants. C’est une sorte de village regroupant des ministres, directeurs d’agences, chercheurs, économistes, maires (oui, maires) et scientifiques qui mettent en place des recommandations de politique publique afin d’obtenir plus de contrôle sur leurs économies, tout en venant en aide aux économies défavorisées et aux pays en difficulté.

Pour en revenir à 2008, ayant passé deux jours en réunion à Washington, les dirigeants du monde ont abordé les problèmes liés aux marchés financiers et les solutions pour rebondir, avant de finir par le tout premier « portrait de famille » avec la photo de groupe.

« Le G20 n’est pas simplement une rencontre entre dirigeants. C’est une sorte de village regroupant des ministres, directeurs d’agences, chercheurs, économistes, maires (oui, maires) et scientifiques ».

Rawan Radwan.

L’édition du 16 novembre d’Arab News a couvert l’appel du Roi Abdallah à une plus grande coopération et coordination internationales afin de combattre l’impact de la crise financière. Le Roi a mis l’accent sur « le besoin de développer des systèmes de contrôles efficaces » et a encouragé le Font monétaire international (FMI) à jouer un plus grand rôle dans la supervision des secteurs financiers de pays industrialisés.

Son discours a été prononcé au moment où l’Arabie Saoudite était en phase de réformes diverses pour moderniser l’environnement commercial. Ces réformes lui ont permis de faire un bond de la 35ème à la 27ème place dans un classement des pays émergents et d’atteindre, quelques années plus tard le 10ème rang.

Le Roi Abdallah s’est engagé à fournir une assistance aux pays en voie de développement. « Les sommes débloquées vont au-delà du pourcentage d’assistance des pays industrialisés établi par les Nations unies ». Ce rôle, le Royaume d’Arabie Saoudite le remplit depuis des années, bien avant de devenir membre du G20.

Extrait des archives d’Arab News, le 16 novembre 2008.

La portée de la participation de l’Arabie Saoudite au premier sommet du G20 rassemblant les dirigeants des pays ne s’est pas limitée à démontrer son rôle sur la scène économique internationale. Elle s’est aussi affirmée comme la voix de la région et celle des pays en voie de développement.

Malgré sa relative courte histoire, le G20 pose les fondations pour des relations stables et justes, dans la suite logique des efforts du G7.

Afin de garantir un équilibre régional sur la durée, la présidence du G20 est assurée à tour de rôle chaque année par ses membres, selon un système qui reflète bien sa nature de forum politique informel.

Un peu plus d’une décennie plus tard, l’Arabie Saoudite a entamé la présidence du G20 2020 le 1er décembre 2019. Le sommet du G20 2020 à Riyad sera la 15ème réunion pour les états membres du G20, à un moment où le monde fait face à une nouvelle crise, celle de la pandémie du Covid-19, dont les conséquences économiques sont encore plus graves que celles de la crise financière mondiale de 2008.

Le Roi Salmane a invité les dirigeants du G20 à participer à un sommet virtuel extraordinaire le 26 mars 2020 pour mettre en place une série d’actions coordonnées afin de lutter contre cette pandémie du coronavirus. Cette initiative est un maillon dans une chaîne d’efforts continus des dirigeants du Royaume d’Arabie Saoudite afin de jouer un rôle prépondérant dans la stabilisation des économies dans le monde. Il n’y aura pas de retour à la normale après le Covid-19, mais un front uni doit permettre de tracer un chemin vers l’avant.

 

Rawan Radwan, correspondant régional pour Arab News, basé à Djeddah, a couvert le sommet de Tokyo du T20 (Think 20), l’un des groupes de travail du G20.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.


Liban: sept morts dans des frappes israéliennes sur Tyr, selon la défense civile

Un médecin dans un laboratoire endommagé de l’hôpital Jabal Amel, à la suite de la frappe aérienne israélienne de lundi qui a touché un bâtiment voisin, dans la ville portuaire de Tyr, au sud du Liban. (AP)
Un médecin dans un laboratoire endommagé de l’hôpital Jabal Amel, à la suite de la frappe aérienne israélienne de lundi qui a touché un bâtiment voisin, dans la ville portuaire de Tyr, au sud du Liban. (AP)
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  • Des frappes israéliennes nocturnes à Tyr, dans le sud du Liban, ont fait au moins sept morts et plusieurs blessés, touchant notamment des zones proches d’un hôpital et des quartiers résidentiels
  • Israël annonce de nouvelles attaques contre le Hezbollah au nord du fleuve Litani et ordonne des évacuations, tandis que le conflit continue de provoquer de lourdes pertes civiles et des déplacements massifs

BEYROUTH: Des frappes nocturnes israéliennes sur la ville millénaire de Tyr, dans le sud du Liban, dont l'une près d'un hôpital, ont tué sept personnes, a indiqué vendredi à l'AFP une source au sein de la défense civile.

L'armée israélienne a annoncé de son côté qu'elle allait attaquer le Hezbollah dans trois localités au nord du fleuve Litani, à une quarantaine de km de la frontière, ordonnant à leur population d'évacuer.

Le mouvement pro-iranien avait rejeté jeudi un accord de cessez-le-feu annoncé la veille à Washington après des négociations entre le Liban et Israël, réclamant un retrait total des forces israéliennes qui occupent une partie du sud du pays.

A Tyr, une frappe tard jeudi soir a fait quatre morts et sept blessés, selon la Défense civile. Elle a dévasté le siège d'une banque et endommagé légèrement l'hôpital Jabal Amel, l'un des trois que compte la ville, a constaté le correspondant de l'AFP.

Une autre frappe sur un quartier résidentiel de la ville a tué trois personnes et en a blessé cinq autres dont deux enfants, selon la Défense civile.

Lundi, une frappe près de l'hôpital Jabal Amel avait tué quatre personnes et blessé 127 autres, dont 39 membres du personnel, selon le ministère de la Santé.

La ville côtière, qu'une partie de ses habitants refuse d'évacuer malgré les avertissements israéliens, est régulièrement pilonnée.

Des habitants s'étaient réfugiés dans le quartier chrétien exigu de la Vieille ville, épargné par les avertissements isaréliens, dormant dans leurs voitures ou sous des tentes.

Mais ils l'ont fui après qu'Israël a menacé mardi le quartier, accusant des membres du Hezbollah de s'y cacher, selon le correspondant de l'AFP.

Une frappe avait également visé mercredi soir les abords d'un parc où campent des dizaines de réfugiés syriens, selon le correspondant de l'AFP qui n'a pas fait état de victime.

Dans ce contexte, une pétition, appelant à exclure toute présence armée à Tyr - où le Hezbollah est fortement implanté - autre que celle de l'armée libanaise, a recueilli près de 250 signatures selon les organisateurs.

Une pétition similaire concernant Nabatiyé - autre grande ville du sud à majorité chiite - pratiquement désertée du fait des bombardements israéliens, a recueilli plus de 500 signatures.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 3.526 morts depuis le début du conflit le 2 mars, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.