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Le long épilogue de la Guerre Iran-Irak

Le déclencheur immédiat de la guerre a été la crainte de Saddam Hussein que la révolution iranienne de 1979 soit exportée vers l’Irak et les autres États du Golfe. (Getty Images)
Le déclencheur immédiat de la guerre a été la crainte de Saddam Hussein que la révolution iranienne de 1979 soit exportée vers l’Irak et les autres États du Golfe. (Getty Images)
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Publié le Mardi 08 décembre 2020

Le long épilogue de la Guerre Iran-Irak

  • Le conflit, déclenché par la Révolution iranienne, conduisit à deux guerres du golfe

Résumé

Le 22 septembre 1980, les forces aériennes irakiennes bombardent 10 bases aériennes iraniennes, déclenchant une guerre brutale qui durera 8 ans. 

Le détonateur de la guerre était la crainte de Saddam Hussein de voir la Révolution iranienne exportée en Irak et dans d’autres pays du Golfe. Les deux pays avaient une longue histoire de conflits liés au contrôle de la voie d'eau du Chatt el-Arab, et Saddam espérait s’emparer de la province iranienne du Khouzistan, riche en ressources pétrolières. 

En 1981, la guerre sur terre s’est intensifiée pour devenir ce que l’on qualifiera de « Guerre des Tankers » lorsque l’Irak s’attaqua aux navires se dirigeant vers l’Iran ou sortant des ports iraniens. L’Iran lui rendit la pareille, lançant des attaques sur des tankers de pays hors du conflit et poussant la marine américaine à mettre en place un système de convois pour protéger les navires dans le Golfe. 

Lorsque le conflit se termina sans vainqueur, les Nations unies ayant négocié un traité de paix en 1988, il avait coûté la vie à plus d’un million de personnes. Comme l’a bien décrit un commentateur du conflit : « Peu de guerres dans l’histoire moderne ont autant plafonné les ambitions des dirigeants qui les ont déclenchées avec un tel coût humain pour leurs populations ». 

 

LONDRES - Je suis entré au bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth en septembre 1980, deux semaines avant l’invasion de l’Iran par l’Irak, marquant les débuts de la guerre la plus sanglante de l’histoire du Moyen-Orient. Près d’un million de personnes, combattants et civils, y perdirent la vie. Quatre décennies plus tard, nous en subissons encore les conséquences. 

Les dates clés

  1. Le 10 mars 1980 :  Suite à des émeutes antigouvernementales inspirées de la Révolution islamique iranienne, l’Irak exige que l’Iran rappelle son ambassadeur. 
  2. Le 9 avril 1980 : L’Irak exécute le Grand Ayatollah Mohammad Baqer Al-Sadr, partisan de l’Ayatollah iranien Ruhollah Khomeiny, ainsi que sa sœur. 
  3. Avril 1980 : Des militants irakiens, liés à l’Iran, assassinent plusieurs membres du parti officiel bassiste de Saddam Hussein. 
  4. Le 17 septembre 1980 : Saddam annonce le retrait de l’Irak des accords d’Alger de 1975 dans le cadre desquels l’Irak et l’Iran s’étaient entendus sur la question des frontières. 
  5. Le 22 septembre 1980 : Les forces aériennes irakiennes bombardent des bases aériennes iraniennes. 
  6. Le 23 septembre 1980 : Des troupes irakiennes franchissent la frontière avec l’Iran.
  7. Le 14 avril 1988 : La frégate USS Samuel B. Roberts heurte une mine posée par l’Iran dans le Golfe Persique.
  8. Le 3 juillet 1988 : Le navire de guerre américain USS Vincennes abat accidentellement un avion commercial iranien, tuant 290 personnes.
  9. Le 17 juillet 1988 : L’Iran accepte la résolution 598 du conseil de sécurité des Nations unies qui appelle à la fin des combats, au retour aux frontières d’avant-guerre et à un cessez-le-feu immédiat.  
  10. Le 06 août 1988 : Sous la pression des Nations unies, des Etats-Unis et de ses alliés Arabes, notamment l’Arabie Saoudite, l’Irak accepte finalement le cessez-le-feu. 
  11. Le 08 août 1988 : La résolution 598 entre en vigueur, mettant fin à la guerre. 
  12. Le 24 août 1988 : Les pourparlers irako-iraniens pour la paix débutent. 
  13.  Février 1991 : Les forces de maintien de la paix des Nations unies, envoyées en août 1988 pour s’assurer du cessez-le-feu, se retirent. 

Depuis toujours, des tensions existaient entre les deux pays. Mais l’année 1979 allait véritablement planter le décor avec plusieurs évènements marquants. Le Chah fut renversé, Juhayman Al-Otaibi attaqua La Grande Mosquée de La Mecque, Zia Ul-Haq fit exécuter Zulfikar Ali Bhutto, une insurrection islamiste se développa en Syrie et les soviétiques envahirent l’Afghanistan. Une nouvelle et préoccupante ère de turbulences et d’instabilité s’annonçait.  

Au Moyen-Orient, le déferlement des hostilités qui s’ensuivit, entre l’Irak de Saddam Hussein et l’Iran révolutionnaire, est considéré comme le fait marquant de cette période. Cela représentait un affrontement entre deux versions concurrentes et antinomiques de la modernité : Le rêve baassiste d’un nationalisme arabe mystique opposé à la réinterprétation hétérodoxe de l’islamisme de Ruhollah Khomeiny, reposant sur un passé mythique et puisant sa légitimité d’une interprétation réactionnaire de l’autorité religieuse. Les deux systèmes étaient durement répressifs mais chacun avait ses véritables adeptes. 

L’Irak se voyait plus fort, notamment en assistant à la purge des généraux par les révolutionnaires iraniens et en voyant se tarir les sources traditionnelles iraniennes de ravitaillement militaire depuis l’Occident.  

Cependant, l’Iran, à la faveur d’une vague d’enthousiasme populaire, se montrait plus solide que prévu. Le conflit se transforma en guerre d’usure sans vainqueur. Khomeiny refusa tous les appels à mettre fin au conflit, jusqu’à en être forcé en 1988, suite à de terribles pertes subies des deux côtés.

J’assistais à une grande partie de ces évènements aux premières places en tant que jeune diplomate basé à Abou Dhabi. L’impact sur les pays arabes était gigantesque. Ces derniers craignaient la progression de la Révolution islamique sur leurs territoires. L’Article 154 de la nouvelle Constitution iranienne prévoyait précisément cet export idéologique. Il était mis en pratique notamment à travers les activités d’une organisation liée à l’Ayatollah Hussein-Ali Montazeri ainsi que par des réseaux allant de ce qui est maintenant devenu le Hezbollah libanais à des mouvements chiites dissidents au Koweït, à Bahreïn et en Arabie Saoudite. Leurs activités incluaient attentats terroristes et détournements d’avions. Cette menace constituait pour ces pays un défi considérable pour leur stabilité et leur cohésion. La plupart d’entre eux avaient récemment obtenu leur indépendance entre 1961 et 1971. Leurs institutions et capacités militaires étaient encore faibles. L’Iran représentait pour ces pays une menace, tant au niveau idéologique que matériel. Il n’est pas surprenant qu’ils aient choisi de soutenir financièrement l’Irak, qui était un pays arabe, dirigé par des Sunnites, composé d’une large population avec un bon niveau d’éducation. L’Irak constituait un voisin plus ordinaire, bien que parfois trop autoritaire. 

A la fin de la guerre en 1988, l’Irak se retrouvait avec une dette massive envers les pays du Golfe, particulièrement envers le Koweït, et des dégâts matériels importants, notamment au niveau de ses infrastructures de base. La situation était particulièrement désastreuse au Sud, aux alentours de Basra, où étaient situées la plupart des gisements de pétrole irakiens. Saddam décida de recouvrer ses pertes en mettant la pression sur le Koweït, qui refusa de céder. Cela mena à l’invasion du Koweït par l’Irak le 2 août 1990. Saddam avait pu penser qu’il pourrait conclure un accord lui permettant de prendre le contrôle des gisements de pétrole dans le Nord du Koweït. Au lieu de cela, il subit une défaite désastreuse qui laissa ses ambitions militaires en lambeaux, ses programmes d’armement placés sous une supervision internationale, et une économie frappée par des sanctions qui détruisirent le tissu même de la société irakienne. Les soulèvements qui suivirent dans le Sud, principalement chiite, et dans le Nord kurde, même s’ils ne furent pas vraiment concluants, ont contribué à poser les bases de la manière dont l’Irak s’est reconstitué sur des critères confessionnels et ethniques lors de la chute de Saddam en 2003.  

 

 

Page extraite d’un éditorial d’Arab News le 23 septembre 1980.

« Il y a quelques semaines à peine, les analystes se demandaient si l’Irak et l’Iran s’engageraient bientôt dans une guerre des frontières. Aujourd’hui, la réponse à cette question en pose une autre : Est-ce que cette guerre sera d’une durée et d’une portée limitées ou se transformera-t-elle en conflit généralisé ? »

En Iran, le mythe de la guerre vue comme une résistance nationale exemplaire durant une période d’isolement a persisté longtemps, au moins dans les rangs du régime et de ses partisans. Ce mythe a nourri la perception de victimisation qui avait déjà des racines historiques et culturelles profondes chez beaucoup de Chiites. Il a aussi poussé l’Iran à aller encore plus loin dans sa stratégie dite de défense en mosaïque et de guerres par procuration, conçues pour compenser leur faiblesse en termes d’armements classiques. Cela ne semble en aucun cas avoir réduit le désir de Téhéran de détruire Israël et de prendre le contrôle de ses voisins sous un régime islamiste. 

Voilà donc le contexte dans lequel l’Arabie Saoudite doit opérer aujourd’hui. La guerre a eu un impact direct sur le Royaume, les Etats-Unis et autres puissances occidentales mobilisant des forces sur son territoire pour faire face à l’invasion. Cela a poussé des éléments de la prétendue Sahwa à confronter le gouvernement et mis Oussama Ben Laden sur le chemin des attentats du 11 Septembre. Au Koweït, la pression monta pour le rétablissement, au nom de la démocratie, de l’Assemblée nationale jusque-là prorogée. En pratique, le gouvernement a offert à des groupes tribaux et religieux variés un bâton pour se faire battre. La politique koweitienne est devenue plus compliquée depuis lors.  




Page extraite des archives d’Arab News du 23 septembre 1980.

Ces complications demeurent encore. Le renversement de Saddam en 2003 a été vu par beaucoup comme une réaction tardive à 1991, lorsque les forces de la coalition ont échoué à poursuivre une armée irakienne qui battait en retraite jusqu’à Bagdad, et ont permis à Saddam et les forces qui lui étaient restées fidèles de reprendre le contrôle du pays, en dehors des parties kurdes. Les manœuvres diplomatiques de la décennie suivante ont nourri la corruption d’une partie du système international, notamment à travers le scandale du programme ‘pétrole contre nourriture’ et le blocage permanent de certains membres du Conseil de sécurité des Nations unies. Mais 2003 était, en partie, une victoire pour l’Iran tout comme le renversement des Talibans en 2001. 

Cela n’est pas la fin de l’histoire. Les Talibans sont de retour, l’Irak est toujours dans la tourmente, et même l’Iran atteint peut-être les limites de ses capacités aussi bien sur le plan local – où la crise causée par l’abattage d’un avion commercial, suivie de la réponse au coronavirus ont toutes deux été scandaleusement mal gérées – que sur le plan international, où les conséquences d’une présence trop étendue en Syrie et en Irak commencent peut-être à apparaître.  

 

‘L’Iran, à la faveur d’une vague d’enthousiasme populaire, se montra plus solide que prévu’ 

Sir John Jenkins

 

Si Khomeiny n’avait pas été exclu de Najaf en 1978, si le Chah n’était pas mort d’un cancer, si Saddam avait réagi plus sereinement aux provocations iraniennes en 1979, si Khomeiny avait accepté le cessez-le-feu après la reprise de Khorramchahr, si Saddam n’avait pas pris le pari risqué d’une invasion du Koweït, si l’Iran était devenu un pays plus normal, alors nous serions aujourd’hui dans un monde différent. Mais nous ne le sommes pas. Et c’est bien dommage.

 

Sir John Jenkins est maître de recherche à ‘Policy Exchange’. Il était, jusqu’en décembre 2017, directeur correspondant (Moyen-Orient) à l’International Institute for Strategic Studies (IISS) basé à Manama, Bahreïn, et maître de recherche à l’Université de Yale, Jackson Institute for Global Affairs. Il était l’ambassadeur britannique en Arabie Saoudite jusqu’à janvier 2015. 

 


Tunisie: Saied défend son projet de constitution controversé

A cette date, M. Saied, après des mois de blocages politiques, avait suspendu le Parlement et limogé le gouvernement pour s'arroger les pleins pouvoirs. (AFP).
A cette date, M. Saied, après des mois de blocages politiques, avait suspendu le Parlement et limogé le gouvernement pour s'arroger les pleins pouvoirs. (AFP).
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  • Sadok Belaïd, chef de la commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution, avait remis son projet le 20 juin à M. Saied mais ce dernier a publié jeudi une version remaniée de fond en comble
  • A cette date, M. Saied, après des mois de blocages politiques, avait suspendu le Parlement et limogé le gouvernement pour s'arroger les pleins pouvoirs

TUNIS : Le président tunisien Kais Saied a défendu mardi son projet de constitution controversé face aux accusations de dérive autoritaire, après avoir été désavoué par le juriste à qui il en avait confié la rédaction.

Sadok Belaïd, chef de la commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution, avait remis son projet le 20 juin à M. Saied mais ce dernier a publié jeudi une version remaniée de fond en comble, instaurant un système présidentiel accordant de très larges pouvoirs au chef de l'Etat sans véritables garde-fous.

Dans une sortie tonitruante, M. Belaïd, juriste respecté, a affirmé dans une lettre publiée dimanche par la presse que la version de M. Saied n'avait rien à voir avec celle qu'il lui avait remise, avertissant que le projet qui sera soumis à référendum le 25 juillet pourrait "ouvrir la voie à un régime dictatorial".

Dans un message publié mardi par la présidence de la République, M. Saied s'en est défendu, affirmant que le projet de constitution publié reflétait "ce que le peuple tunisien a exprimé depuis la révolution (de 2011) jusqu'au 25 juillet 2021 lorsque elle a été remise sur le droit chemin".

A cette date, M. Saied, après des mois de blocages politiques, avait suspendu le Parlement et limogé le gouvernement pour s'arroger les pleins pouvoirs, faisant vaciller la jeune démocratie dans le pays d'où les révoltes du Printemps arabe étaient parties en 2011.

"La Constitution qui vous est proposée reflète l'esprit de la révolution et ne porte aucunement atteinte aux droits et aux libertés", a-t-il ajouté dans son message.

Il a rejeté les accusations selon lesquelles la constitution proposée ouvrait la voie à "un retour de la tyrannie", affirmant que "rien ne peut être plus loin de la réalité".

Il a enfin appelé les Tunisiens à approuver le texte lors du référendum du 25 juillet, qui coïncidera avec le 1er anniversaire de son coup de force.

"Dites 'oui' pour éviter la déchéance de l'Etat, pour que les objectifs de la révolution se réalisent et qu'on en finisse avec la misère, le terrorisme, la faim, l'injustice et la souffrance", a-t-il écrit.


Les drones du Hezbollah, risques superflus pour le Liban selon Najib Mikati et le ministre des AE

Sur cette photo prise le 3 juillet 2022, on voit la frontière entre Israël et le Liban à proximité du kibboutz de Shtula, en Israël. (AFP)
Sur cette photo prise le 3 juillet 2022, on voit la frontière entre Israël et le Liban à proximité du kibboutz de Shtula, en Israël. (AFP)
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  • «Le Liban s'oppose à toute action entreprise hors de la responsabilité de l'État et du cadre diplomatique des négociations»
  • Le Liban a été incapable de confirmer que la ligne 29 – qui comprend le champ gazier de Karish – constitue la frontière maritime du pays

BEYROUTH: Le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères du Liban ont reproché le lancement par le Hezbollah la semaine dernière de trois drones en direction d'un champ gazier israélien. Ils ont qualifié d'«inacceptable» toute ingérence dans les pourparlers menés sous l'égide des États-Unis en vue de démarquer la frontière maritime du Liban avec Israël.

Ces déclarations ont été faites après le lancement par le Hezbollah samedi dernier de drones non armés pour des missions de reconnaissance au-dessus du champ gazier contesté de Karish.

Le Liban a officiellement exprimé son «rejet de cette action entreprise hors de la responsabilité de l'État et du cadre diplomatique des négociations, à un moment où les négociations indirectes pour la démarcation des frontières maritimes sont engagées et où les efforts du médiateur américain Amos Hochstein parviennent à un stade avancé».


Grand Symposium du Hajj: Les fatwas légitimes confirment la flexibilité de l’islam

Les fatwas jouent un rôle important dans le soutien aux questions religieuses et la sensibilisation au Hajj. (Photo fournie)
Les fatwas jouent un rôle important dans le soutien aux questions religieuses et la sensibilisation au Hajj. (Photo fournie)
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  • Les participants mettent en lumière le rôle de la fatwa religieuse dans la réalisation des objectifs islamiques du Hajj en matière de problèmes contemporains
  • Le secrétaire général de l’Académie internationale du Fiqh islamique, le Dr Koutoub Sano, a évoqué le caractère factuel de la charia islamique et sa capacité à traiter de nouveaux problèmes pour aider les gens à la comprendre

DJEDDAH: Les fatwas basées sur de véritables principes islamiques confirment la flexibilité de la religion, déclarent des érudits aux représentants lors de la 2e journée du 46e Grand Symposium du Hajj.

L’événement, inauguré dimanche dernier par le ministre du Hajj et de l’Omra, le Dr Tawfiq al-Rabiah, rassemble des ministres et d’éminents érudits musulmans en provenance de différents pays.

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Les fatwas jouent un rôle important dans le soutien aux questions religieuses et la sensibilisation au Hajj. (Photo fournie)

Les participants mettent en lumière le rôle de la fatwa religieuse dans la réalisation des objectifs islamiques du Hajj en matière de problèmes contemporains. Ils saluent par ailleurs les efforts déployés par le Royaume pour faciliter la mise en place des rituels du Hajj.

Lors d’une session intitulée «Système de jurisprudence islamique et calamités contemporaines», les orateurs ont déclaré que les fatwas jouent un rôle important dans le soutien aux questions religieuses et la sensibilisation au Hajj.

Le grand mufti d’Égypte, Shawki Allam, a évoqué quant à lui l’importance du système de jurisprudence islamique dans l’adaptation des fatwas juridiques en vue de faciliter les rituels du Hajj pour les musulmans. Il a affirmé que la flexibilité dans de telles situations confirme que l’islam est valable en tout lieu et à toute heure.

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Les fatwas jouent un rôle important dans le soutien aux questions religieuses et la sensibilisation au Hajj. (Photo fournie)


Le Dr Saad ben Nasser al-Shithri, membre du Conseil saoudien des oulémas, occupe le poste de conseiller à la Cour royale. Il a fait savoir que le système de jurisprudence islamique est capable de faire face aux défis émergents.

Le secrétaire général de l’Académie internationale du Fiqh islamique, le Dr Koutoub Sano, a évoqué le caractère factuel de la charia islamique et sa capacité à traiter de nouveaux problèmes pour aider les gens à la comprendre.

Il a insisté sur le rôle des académies et des instituts consacrés aux fatwas dans la formation des spécialistes et l’investissement dans les études de la charia pour formuler les décisions à partir des textes appropriés. Il a également salué l’ensemble des efforts fournis par l’Arabie saoudite pour faire de la sécurité des pèlerins une priorité.

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Les fatwas jouent un rôle important dans le soutien aux questions religieuses et la sensibilisation au Hajj. (Photo fournie)

Lors de la deuxième session de lundi, intitulée «Prendre soin du voyage du pèlerin», le ministre malaisien des Affaires religieuses, le Dr Datuk Idris Ahmed, a passé en revue les efforts déployés par son pays pour fournir des services et sensibiliser les pèlerins, y compris au niveau des médicaments, des vaccins et des programmes de suivi de santé personnels.

Il a précisé que les services fournis en coopération avec le ministère de la Santé ont pour but de garantir que les pèlerins ne souffrent pas de maladies infectieuses. Il a également loué les soins et l’attention accordés par le gouvernement saoudien aux pèlerins au fil des décennies et le développement remarquable réalisé par le système du Hajj et de l’Omra.

Le vice-ministre du Hajj et de l’Omra, le Dr Abdelfattah Mashat, a mis l’accent sur les initiatives numériques des ministères saoudiens qui ont contribué à la délivrance de plus de deux millions de visas électroniques par l’intermédiaire d’un portail qui comprend toutes les autorités compétentes.

Il a également souligné l’existence d’un service de transport de bagages qui permet aux pèlerins de se concentrer sur leurs rituels, indiquant qu’ils ont reçu des consignes multilingues de sensibilisation au Hajj avant et après leur arrivée dans le Royaume.

Le Dr Mashat a ajouté que le succès du système du Hajj et de l’Omra était lié à une stratégie claire dérivée du programme «Invités de Dieu» dans le cadre de l’initiative Vision 2030. Son objectif est d’enrichir l’expérience du Hajj et de faciliter le voyage spirituel des pèlerins.

«Un pèlerin peut réserver en ligne tous les rendez-vous et services, ce qui limite les pratiques négatives comme les bousculades. Le programme assure également la fluidité des déplacements et de la circulation et facilite le regroupement des pèlerins pour passer d’un lieu à un autre.»

Le Dr Ali Arbash, responsable des affaires religieuses turques, a remercié le gouvernement saoudien pour ses efforts visant à fournir un environnement de pèlerinage approprié en matière d’hygiène et de santé pour protéger les pèlerins.

Le Dr Arbash s’est par ailleurs attardé sur la participation de son pays à l’initiative «Hajj vert» pour sensibiliser les pèlerins à la réduction des déchets dans les Lieux saints.

Le vice-ministre saoudien de la Santé, le Dr Mohammed al-Abd al-Aly, a mis en valeur les efforts déployés pour fournir les meilleurs services de santé aux pèlerins.

Il a déclaré que ces services, fournis grâce aux dernières technologies et suivis de près par les dirigeants saoudiens, comprennent vingt-trois hôpitaux, cent quarante-sept centres de santé et seize centres d’urgence sur le pont Djamarat. Il a précisé que plus de vingt-cinq mille membres du personnel médical étaient prêts à fournir tous les services de santé.

La Dr Hanan Balkhi, directrice générale adjointe de l’Organisation mondiale de la santé, a décrit l’Arabie saoudite comme un partenaire stratégique important pour l’organisation.

Elle a salué les «décisions audacieuses» prises par le Royaume lors de la pandémie de Covid-19 pour protéger les pèlerins et limiter la propagation du virus.

Elle a indiqué que l’Arabie saoudite était en tête du classement grâce à son expérience dans la gestion des foules.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com