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L’incendie qui tua 15 écolières à La Mecque

La tragédie qui a choqué le pays et le monde Islamique, a représenté un tournant dans la relation entre l’Etat, les citoyens saoudiens et la police religieuse (Magnum Photos).
La tragédie qui a choqué le pays et le monde Islamique, a représenté un tournant dans la relation entre l’Etat, les citoyens saoudiens et la police religieuse (Magnum Photos).
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Publié le Mardi 08 décembre 2020

L’incendie qui tua 15 écolières à La Mecque

  • Les morts tragiques, qui selon les rapports, auraient pu être évitées si la police religieuse n’avait pas entravé l’opération de secours, ont suscité une indignation immense qui a mené à la réduction de ses pouvoirs

Résumé

Le 11 mars 2002, 15 jeunes femmes ont perdu la vie dans un incendie dans leur école de La Mecque, lorsque des membres de la police religieuse ont empêché les pompiers de pénétrer, et interdit aux écolières de s’enfuir parce qu’elles n’étaient pas vêtues de abayas ou de foulards. 

La tragédie, qui a choqué le pays et le monde islamique, a représenté un tournant dans la relation entre l’Etat, les citoyens saoudiens et la police religieuse, connue sous le nom de ‘Comité pour la promotion de la vertu et de la prévention du vice’. 

Depuis cette tragédie, le Comité, un corps de police établi en 1940 mais réinventé sous une forme plus radicale en 1979, à la suite de la Révolution Iranienne et de l’attaque de la Grande Mosquée de La Mecque par des fanatiques, a été progressivement dépossédé de la majorité de ses pouvoirs. 

Autrefois un spectacle courant dans les rues saoudiennes, les agents et volontaires de la police religieuse sont désormais rarement aperçus dans une Arabie Saoudite en rapide modernisation, bénéficiant des réformes présentées dans le cadre de la Vision 2030. Cette dernière, sous la direction du Prince héritier Mohammad ben Salman, revient à une forme plus modérée de l’Islam. 

 

DJEDDAH - La mort tragique de 15 écolières dans l’école de filles de La Mecque en mars 2002 restera à jamais comme un sombre épisode de notre histoire, non seulement à cause du nombre d’innocentes jeunes filles qui y ont perdu la vie, mais aussi du fait des circonstances qui ont mené à leur mort et des implications de cette tragédie. 

D’après le rapport des enquêtes, le Comité pour la promotion de la vertu et de la prévention du vice, la ‘police religieuse’ de l’Arabie Saoudite, communément connue en arabe sous le nom de ‘hayaa’, a empêché les écolières de s’échapper du bâtiment en feu et entravé les secouristes dans leur tentative de pénétrer dans l’immeuble parce que les écolières n’étaient pas vêtues de abayas ou de foulards. 

 

Le comportement de la police religieuse a provoqué l’indignation nationale et a également été condamné par la communauté internationale. Une enquête du gouvernement a conclu que l’administration scolaire portait une responsabilité pour avoir négligé les mesures de sécurité contre les incendies. Mais cette même enquête a rejeté les accusations portées contre la police religieuse, malgré les témoignages de personnes présentes lors de l’incendie ainsi que ceux des hommes de la défense civile. Ces témoignages soulignaient les conséquences directes des agents de la police religieuse dans la mort des écolières. 

Néanmoins, la colère de la population et les critiques à l’encontre de la police religieuse ont permis d’opérer un changement dans l’administration des écoles, supprimant la Haute Autorité pour l'éducation des jeunes filles qui était sous le contrôle de la police religieuse. 

« Une équipe d’Arab News qui s’est rendue à l’école hier a trouvé un nombre important d’abayas (longues robes noires), chaussures et sacs abandonnés par les écolières dans leur tentative de sortir de l’immeuble pour échapper au feu ». 

Extrait des archives d’Arab News, le 12 mars 2002.

 

L’incendie dans l’école de jeunes filles n°31 de la Mecque (pour filles âgées entre 13 et 15 ans) a débuté le 11 mars 2002 au matin. La cause de l’incendie, selon l’enquête officielle, était une cigarette oubliée dans une chambre du dernier étage. D’autres sources ont affirmé que l’incendie a été causée par le court-circuit électrique d’un four à la cafétéria. Quelle qu’en soit l’origine, le feu s’est rapidement répandu. Les jeunes filles ont été prises d’un mouvement de panique, se précipitant vers une étroite cage d’escalier de l’immeuble de trois étages. La majorité des décès s’est produite lorsqu’un escalier s’est effondré. Quinze jeunes filles ont péri et plus de cinquante ont été blessées. Le bâtiment en location, mal équipé, était surpeuplé, avec plus de 800 élèves et à peu près 50 professeurs. L’enquête a conclu que l’établissement ne disposait pas d’un nombre suffisant d’extincteurs, d’alarmes et de sorties de secours. De plus, les fenêtres, comme dans toutes les écoles de filles, étaient couvertes de grillages en acier et ne pouvaient pas être ouvertes. C’était une catastrophe en attente de se produire. 

 

Les dates clés

 

  1. Le 11 mars 2002 : 15 élèves, neuf Saoudiennes, une Egyptienne, une Guinéenne, une Tchadienne, une Nigériane et une Nigérienne, périssent dans un incendie dans l’école No. 31 à La Mecque. 
  2. Le 14 mars 2002 : Arab News publie un rapport de la Défense civile accusant la police religieuse d’avoir ‘intentionnellement entravé les efforts d’évacuation des écolières’, résultant en ‘un nombre plus important de victimes’. 
  3. Le 24 mars 2002 : Le directeur de la Haute Autorité pour l'éducation des filles est contraint à une retraite anticipée. L’institution, jugée responsable des déficiences dans les systèmes de sécurité, et de la surpopulation de l’établissement, est fusionnée avec le ministère de l’Education. 
  4. Le 13 janvier 2012 : Le Roi Abdallah fait remplacer le chef de la police religieuse par une figure plus modérée. 
  5. Le 11 avril 2016 :  Un décret royal annule les privilèges de la police religieuse, et lui interdit d’entreprendre des interrogatoires, de prendre des suspects en filature, et l’exhorte à ‘promouvoir la vertu et prévenir le vice en agissant aimablement et gentiment’. 
  6. Le 24 octobre 2017 : Durant la conférence ‘FII’ à Riyad, le Prince héritier Mohammad ben Salman s’engage à revenir à un ‘Islam modéré’, qui était suivi en Arabie Saoudite dans le passé. 


 

Bien d’autres facteurs ont contribué à ce drame. Selon des témoins, le portail principal de l’immeuble avait été verrouillé par le gardien, qui n’était pas sur les lieux au moment où le feu s’est déclaré. A leur arrivée devant l’école, les pompiers se sont aperçus que les membres de la police religieuse – qui rôdaient généralement à l’extérieur de l’école pour s’assurer que les écolières ainsi que les femmes de l’administration étaient convenablement vêtues et couvertes à leur arrivée dans l’établissement et avant d’en sortir – empêchaient quiconque de fuir ou de pénétrer dans l’immeuble parce que les jeunes filles n’étaient pas couvertes. Un temps précieux a été perdu alors que les jeunes filles étouffaient, criaient à l’aide et se piétinaient dans la bousculade, avant que la police régulière ne soit en mesure d’intervenir afin de permettre aux pompiers d’entrer dans l’immeuble. 

« A leur arrivée devant l’école, les pompiers se sont aperçus que les agents de la police religieuse empêchaient quiconque de fuir ou de pénétrer dans l’immeuble parce que les jeunes filles n’étaient pas couvertes ». 

Maha Akeel

 

L’immeuble résidentiel transformé en école était loué depuis 1990. Comme tout immeuble résidentiel, il n’était pas approprié pour servir d’école. La Haute Autorité pour l’éducation des filles a loué des immeubles qui pouvaient contenir le plus d’écolières. La plupart de ces immeubles étaient composés de petites chambres, et avaient peu de toilettes, des escaliers étroits, de petites et poussiéreuses cours de récréation. Ils n’étaient pas équipés de vrais laboratoires de sciences, ni d’ordinateurs en nombre suffisant ou encore d’ateliers d’art. Mais surtout, les mesures de sécurité de ces immeubles n’étaient pas suffisantes. Malheureusement, des immeubles résidentiels sont encore utilisés à ce jour pour servir d’écoles, même si leur nombre a diminué ces dernières années, et de meilleures évaluations et contrôles des facilités sont appliqués. 

Cet événement tragique a attiré l’attention sur la corruption, la négligence, les installations vétustes. Il a également braqué les projecteurs sur les institutions religieuses, critiquées dans les médias locaux, jusqu’ici un fait rare en Arabie Saoudite. Le gouvernement a conséquemment décidé de supprimer la Haute Autorité pour l’éducation des filles – une institution gouvernementale autonome créée lors de l’ouverture des premières écoles de filles en 1960 – et de confier la responsabilité de l’administration des écoles de filles au ministère de l’éducation, dont dépendaient déjà les écoles de garçons. 

Extrait des archives de Arab News, le 12 mars 2002. 

 

La police religieuse était, pour très longtemps, une présence crainte dans les lieux publics, pas nécessairement parce qu’elle assurait ‘la promotion de la vertu et de la prévention du vice’, comme elle le prétendait, mais principalement parce que ses agents se livraient à des harcèlements, des abus physiques et des arrestations arbitraires. Leurs victimes étaient majoritairement des femmes accusées de choses triviales comme le fait de ne pas se couvrir le visage ou de ne pas porter l’abaya adéquate. Même à l’intérieur de la Grande Mosquée de La Mecque, les agents de la police religieuse avaient l’habitude d’observer les femmes et d’exiger qu’elles se couvrent le visage. Ils faisaient la loi et imposaient des restrictions sur le moindre aspect de la vie des gens, même si cela n’avait aucun rapport avec la religion mais était plutôt lié à leur propre étroitesse d’esprit et leur désir d’affirmer leur autorité. Ils patrouillaient dans les lieux publics pour imposer leur code vestimentaire, s’assurer de la ségrégation des sexes ainsi que de la fermeture des magasins durant le temps de prière.  

En 2016, en réponse à un mécontentement grandissant de la population suscité par le comportement violent des agents de la police religieuse, responsable de nombreux incidents ayant causé des morts et des blessés, le gouvernement a limité leurs pouvoirs en leur interdisant de détenir, prendre en filature ou questionner des suspects. Il leur a été demandé d’accomplir leur mission de façon ‘courtoise et humaine’ et d’avertir les policiers réguliers de toute activité suspecte, ces derniers étant seuls habilités à prendre les mesures nécessaires. 

Aujourd’hui, les agents de la police religieuse sont rarement aperçus dans les lieux publics. Les droits nouveaux acquis par les femmes, comme celui de conduire, la suppression des barrières de ségrégation entre hommes et femmes, et l’ouverture du pays aux spectacles – toutes ces choses auxquelles ils s’opposaient – leurs laissent peu de prérogatives. 

 

Maha Akeel est une chroniqueuse saoudienne basée à Djeddah. Twitter : @MahaAkeel1

 


Guerre au Moyen-Orient: le chef de la diplomatie française en visite au Liban jeudi

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot participe à une conférence de presse conjointe avec le ministre allemand des Affaires étrangères après des entretiens au ministère des Affaires étrangères à Berlin, le 18 mars 2026. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot participe à une conférence de presse conjointe avec le ministre allemand des Affaires étrangères après des entretiens au ministère des Affaires étrangères à Berlin, le 18 mars 2026. (AFP)
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  • Le ministre français Jean-Noël Barrot se rend au Liban pour exprimer le soutien de la France et discuter d’une désescalade avec les dirigeants libanais
  • Le conflit entre Hezbollah et Israël a causé près de 1 000 morts et déplacé plus d’un million de personnes, tandis que Paris renforce son aide humanitaire

PARIS: Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, se rendra jeudi au Liban, où l'armée israélienne mène des opérations militaires contre le Hezbollah pro-iranien qui ont provoqué des déplacements massifs de population, a annoncé mercredi à l'AFP le ministère des Affaires étrangères.

"Cette visite témoigne du soutien et de la solidarité de la France avec le peuple libanais, entraîné dans une guerre qu'il n'a pas choisie", affirme le ministère, en indiquant que "le ministre consultera les principales autorités du pays sur la situation au Liban et les voies d'une désescalade, dans le prolongement de leurs échanges avec le président de la République".

Selon une source diplomatique, M. Barrot devrait notamment s'entretenir avec le président, Michel Aoun, le Premier ministre, Nawaf Salam et le président du Parlement, Nabih Berri.

Cette visite intervient notamment après des discussions téléphoniques avec ses homologues israélien, Gideon Sarr, et américain, Marco Rubio, mercredi, a-t-on précisé de même source.

Le président français, Emmanuel Macron, s'est entretenu vendredi avec MM. Aoun, Salam et Berri, et a appelé le lendemain Israël à accepter des "discussions directes" avec l'exécutif libanais et "toutes les composantes" du Liban. M. Macron s'est dit prêt à "faciliter" ces discussions en "les accueillant à Paris", afin d'empêcher que "le Liban ne sombre dans le chaos".

Le mouvement chiite Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale au Moyen-Orient le 2 mars, en lançant des missiles sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Israël mène depuis des bombardements massifs sur de vastes parties du Liban, y compris la capitale Beyrouth, et des incursions au sol dans le sud du pays avec des soldats et des blindés.

Les frappes israéliennes ont fait au moins 968 morts parmi lesquels 116 enfants, selon les autorités, et jeté sur les routes plus d'un million de personnes, soit plus du sixième de la population de ce petit pays.

La France a envoyé la semaine dernière 60 tonnes d'aide humanitaire, et Jean-Noël Barrot devrait "annoncer un nouveau paquet d'aide humanitaire pour venir en aide aux Libanais", a indiqué le ministère.


Pour le ministre saoudien des AE, la patience de son pays n'est «pas illimitée»,  se réserve le droit d'agir contre l'Iran

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan. (AFP)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan. (AFP)
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  • Dans des propos parmi les plus fermes qu'il ait tenus depuis le début du conflit, le prince Fayçal a déclaré que l'Arabie saoudite "se réservait le droit d'entreprendre une action militaire si elle le jugeait nécessaire"
  • Il a ajouté que le "peu de confiance" rétabli avec Téhéran après le rétablissement des liens diplomatiques en 2023 "a été complètement brisé"

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a averti jeudi que la retenue du Royaume face à l'escalade des attaques iraniennes "n'est pas illimitée", signalant que l'action militaire reste une option.

"Le Royaume et ses partenaires possèdent d'importantes capacités et la patience dont nous avons fait preuve n'est pas illimitée. Cela pourrait prendre un jour, deux jours ou une semaine - je ne le dirai pas", a-t-il déclaré aux journalistes à l'issue d'une réunion d'urgence des ministres des affaires étrangères arabes et islamiques à Riyad.

Dans des propos parmi les plus fermes qu'il ait tenus depuis le début du conflit, le prince Fayçal a déclaré que l'Arabie saoudite "se réservait le droit d'entreprendre une action militaire si elle le jugeait nécessaire", avertissant que la poursuite de l'escalade iranienne aurait des conséquences politiques et morales.

Il a ajouté que le "peu de confiance" rétabli avec Téhéran après le rétablissement des liens diplomatiques en 2023 "a été complètement brisé" et a averti que de nouvelles attaques pourraient ne laisser "presque rien" à sauver dans les relations.

Depuis le 28 février, l'Iran a lancé des vagues de missiles et de drones armés visant l'Arabie saoudite et les États voisins du Golfe, notamment les Émirats arabes unis, le Koweït, Bahreïn et le Qatar, en représailles, selon Téhéran, aux frappes américano-israéliennes sur des cibles en Iran.

Le conflit s'est intensifié mercredi après que l'Iran a accusé Israël d'avoir frappé des installations du champ gazier de South Pars et a promis de cibler des infrastructures énergétiques dans tout le Golfe. Les autorités d'Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis ont signalé le même jour des attaques contre des installations pétrolières et gazières.

Dans la capitale saoudienne, les défenses aériennes ont intercepté quatre missiles balistiques visant Riyad, selon le ministère de la défense. Les débris des projectiles interceptés sont tombés près d'une raffinerie au sud de la ville, tandis que les habitants ont signalé avoir entendu des explosions et reçu des alertes d'urgence, ce qui constitue un rare moment où le conflit a été directement ressenti dans la capitale.

Les responsables saoudiens de la défense affirment que les défenses aériennes ont intercepté au moins 457 drones, 40 missiles balistiques et sept missiles de croisière depuis le début de l'escalade. Les Émirats arabes unis auraient été confrontés à un volume d'attaques encore plus important, tandis que d'autres États du Golfe ont également été touchés.

"Préparés à l'avance

Le prince Faisal a déclaré que les frappes semblaient avoir été "préparées à l'avance" et a accusé l'Iran de mener des "actions hostiles préméditées" contre ses voisins, à la fois directement et par l'intermédiaire de mandataires régionaux.

Il a également confirmé que deux raffineries de pétrole saoudiennes avaient été visées, contredisant ainsi les affirmations de l'ambassadeur iranien selon lesquelles les frappes se limitaient aux installations américaines.

"L'Iran n'a pas traité ses voisins dans un esprit de fraternité, mais dans une optique hostile", a-t-il déclaré, ajoutant que les États du Golfe avaient à plusieurs reprises exhorté Téhéran à cesser de soutenir des groupes armés et à assurer la sécurité de la navigation maritime.

L'Iran est accusé de soutenir le mouvement Houthi, qui a pris pour cible la navigation commerciale dans le Bab el-Mandeb, ainsi que le Hezbollah, dont la confrontation avec Israël a intensifié la crise au Liban.

Les frappes israéliennes au Liban depuis le début du mois de mars - déclenchées par les attaques du Hezbollah en soutien à l'Iran - ont tué au moins 968 personnes et en ont blessé plus de 2 400, selon l'Associated Press, citant le ministère libanais de la santé. Plus d'un million de personnes ont été déplacées à la suite d'avertissements d'évacuation généralisés.

Malgré l'escalade, le prince Faisal a déclaré que l'Arabie saoudite préférait toujours la diplomatie, mais il a averti que la poursuite des attaques pourrait fermer la porte à une désescalade.

Plus d'un million de personnes ont été déplacées, Israël ayant émis de nombreux avis d'évacuation dans certaines parties du pays.


L'Arabie saoudite abat 4 missiles balistiques visant Riyad

Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
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  • Le quartier des ambassades à Riyad est la cible d'un drone, des débris de missiles balistiques tombent près de la base aérienne Prince Sultan.
  • Les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït interceptent également les attaques de drones

RIYAD: Les systèmes de défense aérienne de l'Arabie saoudite ont intercepté des vagues de drones et de missiles balistiques tirés sur le Royaume mercredi.

Un drone a été intercepté et détruit alors qu'il s'approchait du quartier diplomatique de Riyad, a déclaré un porte-parole du ministère de la défense vers midi.

Vers 19h30, le ministère a déclaré que les défenses aériennes traitaient une menace balistique à Riyad.

Plus tôt, un missile balistique lancé vers le gouvernorat d'Al-Kharj a été abattu et les débris de l'interception sont tombés près de la base aérienne Prince Sultan "sans causer de dommages", a déclaré un porte-parole.

Deux autres missiles balistiques lancés vers la province orientale ont été interceptés et détruits dans la soirée.

Le ministère a fait état de neuf drones ciblant la même région depuis minuit heure locale.

Les attaques contre l'Arabie saoudite s'inscrivent dans le cadre d'une nouvelle journée de tentatives iraniennes de frapper les pays du Golfe.

Aux Émirats arabes unis, le ministère de la défense a déclaré avoir abattu 13 missiles balistiques et 27 drones lancés depuis l'Iran mercredi.

De fortes détonations ont été entendues au-dessus de Dubaï dans la matinée.

Les Émirats ont également cité les six victimes civiles des attaques iraniennes depuis le début du conflit, le 28 février.

Il s'agit notamment de la Palestinienne Alaa Mushtaha, qui a été tuée lundi à Abou Dhabi lorsqu'un missile est tombé sur sa voiture. Ses funérailles ont eu lieu mardi soir, ont rapporté les médias locaux.

Le ministre des affaires étrangères, Sheikh Abdullah, a exprimé mercredi ses "sincères condoléances et sa profonde sympathie aux familles des victimes des attaques terroristes non provoquées de l'Iran contre les Émirats arabes unis".

Il a condamné les attaques de missiles et de drones iraniens visant des infrastructures civiles essentielles, des aéroports, des zones résidentielles et des sites civils dans l'ensemble des Émirats arabes unis.

Le Qatar et le Koweït ont également signalé avoir intercepté des attaques de drones mercredi.