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La visite de Sadate en Israël

Le 19 novembre 1977, le Président égyptien Anwar el-Sadate devient le premier dirigeant arabe à se rendre en Israël (Photo, Getty Images).
Le 19 novembre 1977, le Président égyptien Anwar el-Sadate devient le premier dirigeant arabe à se rendre en Israël (Photo, Getty Images).
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Publié le Mardi 08 décembre 2020

La visite de Sadate en Israël

  • Le 19 novembre 1977, le président égyptien Anouar el-Sadate devient le premier dirigeant arabe à se rendre en Israël
  • Durant une parade militaire au Caire en octobre 1981, Sadate est assassiné par des extrémistes opposés au traité

Premier dirigeant arabe à se rendre en Israël, le président égyptien fit un pas pour la paix qui souleva l’indignation dans la région

Résumé

Le 19 novembre 1977, le président égyptien Anouar el-Sadate devient le premier dirigeant arabe à se rendre en Israël dans une volonté de construire une paix durable entre deux pays englués dans un conflit depuis la fondation de l’Etat hébreu en 1948.

Quatre ans plus tôt, Sadate lançait encore ses troupes dans le Sinaï occupé, provoquant une guerre israélo-arabe. Mais le 20 novembre 1977, le raïs et le Premier ministre israélien Menahem Begin annoncent, lors d’une conférence de presse conjointe, la fin des hostilités entre les deux nations et s’engagent à travailler pour restaurer la paix au Moyen-Orient.

Cette rencontre est considérée comme une première étape avant les accords de Camp David, en septembre 1978, qui ont permis la signature des accords de paix israélo-égyptiens à Washington en mars 1979. En octobre 1978, Sadate et Begin sont tous deux récompensés par le Prix Nobel de la Paix.

Mais comme Arab News l’annonce le 22 novembre 1977, cette initiative de paix provoque le courroux du monde arabe qui la considère comme une trahison à  l’égard de la cause palestinienne.  S’ensuit l’exclusion de l’Egypte de la Ligue arabe. Durant une parade militaire au Caire en octobre 1981, Sadate est assassiné par des extrémistes opposés au traité.

JEDDAH: C’est en 1979 que j’entendis parler pour la première fois du président égyptien Anouar el-Sadate et malheureusement, ce ne fut pas dans des circonstances favorables. C’est à ce moment qu’il décida de faire la paix avec l’ennemi juré des Arabes et prit l’initiative unilatérale de s’assoir à la même table que les dirigeants israéliens et signer un traité qui serait par la suite connu sous le nom de traité de paix de Camp David.

A cette époque, je me souviens d’un boulanger égyptien qui travaillait dans notre quartier dans la ville de Zarqa, en Jordanie. Evidemment, pour un adolescent de 13 ans, la notion de traité de paix était dénuée de sens. Je ne savais pas ce que cela signifiait et n’avait aucune notion de politique. La seule chose que je savais, c’était que les habitants de mon quartier se mirent à scander ‘Sadate est un traître’.

Suivant les pas de mes aînés, je me précipitais chez le boulanger égyptien et lui criait au visage ‘Sadate est un traître’ sans même savoir le sens des mots que je prononçais. En grandissant, j’ai commencé à comprendre, d’autant plus que mon pays, la Jordanie, est directement impliqué dans le conflit arabo-israélien et la cause palestinienne, et aussi parce que l’occupation israélienne de la Palestine a eu des effets dévastateurs, non seulement sur la Jordanie, mais sur la région entière.

Les dates clés :

  1. Le 11 novembre 1977

A la suite de l’annonce par Sadate de son intention de se rendre en Israël, le Premier ministre Israélien Menahem Begin s’adresse au peuple égyptien depuis Jérusalem, plaidant pour ‘la fin des guerres et de l’effusion de sang’.

  1. Le 19 novembre 1977

Sadate devient le premier dirigeant arabe à effectuer une visite officielle en Israël, s’adressant au Parlement israélien le jour suivant.  Devant nous, aujourd’hui, dit-il, se dresse… une chance pour la paix… une chance qui, si elle était perdue ou gâchée, condamnerait les comploteurs responsables de cet échec à être maudits par l’humanité et par l’histoire’.

  1. Le 5 septembre 1978

Sadate et Begin répondent à l’invitation de Jimmy Carter et arrivent à Camp David pour 10 jours de pourparlers.

  1. Le 17 septembre 1978

A Washington, Begin et Sadate signent les accords-cadres pour la paix à la Maison Blanche.

  1. Le 27 octobre 1978

Sadate et Begin reçoivent conjointement le Prix Nobel de la Paix.

  1. Le 26 mars 1979

Sadate et Begin signent le traité de paix israélo-égyptien à Washington.

  1. Le 6 octobre 1981

Anouar el-Sadate est assassiné au Caire par des islamistes extrémistes opposés au traité de paix.

J’ai lu de nombreux articles sur l’héritage que nous laisse Sadate afin de mieux comprendre ce qui a façonné son idéologie. Il demeure une figure controversée au Moyen-Orient, conspué par certains comme un traître, adulé par d’autres comme un prophète. Ni sa mort en 1981, ni le passage des années n’auront permis de résoudre le débat permanent sur l’homme et son héritage politique.

« L’Egypte et Israël, qui se sont affrontés à quatre reprises en l’espace de trois décennies, ont fait le serment mutuel, ce lundi, de mettre fin à l’état de guerre lors d’un accord historique ayant pour but d’aboutir à un traité de paix. Le président égyptien Anouar el-Sadate et le Premier ministre Menahem Begin ont prononcé leurs déclarations séparément lors du point culminant de la première visite officielle d’un dirigeant arabe en Israël, qui a ravivé les espoirs d’une paix israélo-arabe ».

Extrait d’un article à la une de Arab News, le 22 novembre 1977.

Une partie de la controverse autour du personnage de Sadate tient son origine d’un coup d’éclat encore plus retentissant, le 6 octobre 1973, lorsque les troupes égyptiennes franchissent la ligne Bar Lev, une chaîne de fortifications construites par Israël le long de la côte du canal de Suez après la conquête de la péninsule du Sinaï sur l'Égypte durant la Guerre des Six Jours en 1967.

Ce franchissement spectaculaire suscita la liesse dans un pays démoralisé par la défaite de la guerre de 1967. Bien que les troupes égyptiennes n’aient pas eu le même rendement une fois l’effet de surprise passé et que la guerre s’installa durant des semaines, ce succès temporaire contre un Etat qui fut l’ennemi juré de l’Egypte durant 25 années permit à Sadate de consolider son leadership dans son pays.

Le raïs était vu comme un fin stratège du fait que son opération limitée allait, à terme, mener à la reprise par l’Egypte de son contrôle sur le canal de Suez, une victoire que les Egyptiens considèrent encore à ce jour comme leur plus beau succès militaire de l’ère moderne.

L’émergence de Sadate sur la scène mondiale est cependant liée à ses succès politiques en Egypte. Il impressionne ses homologues occidentaux par sa sincérité en mettant fin à de nombreux aspects de l’héritage socialiste au sein de l’Etat égyptien. Cela lui permet d’affaiblir ses rivaux tout en renforçant et enrichissant ses alliés. A maintes reprises durant les négociations de paix avec Israël sous l’égide des Etats-Unis, Sadate dévoile secrètement ses intentions de repli au président américain.

Sadate a su mettre sa maîtrise des symboles au service de ses relations internationales. Sa décision retentissante de se rendre à Jérusalem et son arrivée sur le sol israélien le 19 novembre 1977 changeront de manière définitive la nature du conflit israélo-arabe. En un seul geste, en octroyant aux Israéliens la reconnaissance qu’ils recherchent depuis des décennies, il parvint à obtenir l’engagement des Américains à aider l’Égypte dans la restitution par Israël de ses territoires perdus durant la guerre.

« Même si on se souviendra toujours de Sadate pour son courageux bond vers la paix, la trace ultime qu’il laissera demeure incertaine. Les négociations qu’il entama ne menèrent ni à la fin du conflit israélo-arabe, ni à la construction d’une Egypte prospère ».

Hani Hazaimeh

La décision unilatérale de Sadate de se rendre à Jérusalem afin de s’adresser au Parlement Israélien fut certainement la plus déterminante de sa vie. Elle intervint en défiance totale vis-à-vis de deux principes de la diplomatie Arabe largement établis. Le premier principe stipule que des négociations directes avec Israël ne pouvaient se faire tant que ce dernier continue d’occuper des territoires arabes. Le second affirme que toutes les négociations doivent être menées dans un effort collectif arabe et non pas individuellement.

Sadate fut le premier dirigeant arabe à briser ces règles. Ce faisant, il déclencha la colère des leaders arabes mais aussi de leurs populations qui descendirent dans les rues en masse, l’accusant de trahir le consensus arabe. La décision de Sadate fut spectaculaire non seulement parce qu’elle mena à une transformation radicale du Moyen-Orient, mais aussi parce qu’elle constituait un acte de foi de première importance.

Il décida de jouer sa carte maîtresse – la reconnaissance d’Israël – convaincu que les Etats-Unis, et plus précisément le président Jimmy Carter, ne permettraient pas que son effort soit vain. Son acte paraît encore plus marquant lorsque l’on considère qu’il ne fallut qu’une série de réunions pour que se tissent des liens de confiance très solides avec Carter.

Page datée du 22 novembre 1977, tirée des archives de Arab News

Même si on se souviendra toujours de Sadate pour son courageux bond vers la paix, la trace ultime qu’il laissera demeure incertaine. Les négociations qu’il entama ne menèrent ni à la fin du conflit israélo-arabe, ni à la construction d’une Egypte prospère.

Mais il est utile de rappeler que son habileté politique apporta d’énormes bénéfices à son pays.  La paix règne sur la frontière Est de l’Egypte et cette dernière ne souffre d’aucune menace militaire sérieuse sur l’ensemble de son territoire. L’Egypte a reçu des dizaines de milliards de dollars sous forme d’aides américaines durant les deux dernières décennies, mises à profit pour moderniser son armée et grandement améliorer ses infrastructures.

Même les plus petits villages égyptiens sont désormais connectés aux centrales électriques. Dans le pays, le crédit de ces avantages est attribué à Sadate plutôt qu’aux aides américaines. L’Egypte s’est affirmée comme un acteur de premier plan dans le monde arabe et la région.

Devant affronter une économie chancelante, repliée sur elle-même et orientée vers l’Union soviétique, Sadate a jeté les fondements de la construction d’une Egypte prospère, même si les résultats tardent à voir le jour. Il s’est comporté en véritable Leader. Sa tragédie aura peut-être été son extrême avance dans le temps sur le peuple même qu’il dirigeait.

 

Hani Hazaimeh, éditeur en chef à Arab News, entendit parler de Sadate pour la première fois lorsqu’il était encore un adolescent vivant en Jordanie.


Visite du président libanais à Washington: le Hezbollah dénonce une «soumission» à un pouvoir étranger

Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
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  • Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais
  • Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud

BEYROUTH: Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère".

Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

Cet accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe une partie du sud du pays désignée comme "zone de sécurité" - sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

La formation pro-iranienne, qui s'oppose à l'accord, a déploré dans un communiqué que la visite de M. Aoun n'avait "débouché sur aucun engagement américain" sur un retrait de l'armée israélienne du sud du Liban, ni n'avait mis fin aux tirs israéliens, ni permis un retour sûr des déplacés dans cette région.

"Dans la série ininterrompue des concessions" du pouvoir, cette visite a révélé "l’ampleur de la dépendance et de la soumission à une tutelle étrangère", a ajouté le Hezbollah.

Pendant l'entrevue, Joseph Aoun a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de l'accord.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran, a réitéré son refus des négociations directes entre Israël et le Liban.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans le village de Zawtar al-Gharbiya dont l'armée israélienne contrôlait les abords.

Le chef de l'armée, Rodolphe Haykal, s'est rendu jeudi sur place où il "a passé en revue les mesures prises" afin de " garantir le retour en sécurité des habitants", selon un communiqué de l'armée.

Un photographe de l'AFP a vu des équipes de secours entrer dans cette localité, qui reste interdite d'accès aux habitants.

Elles ont récupéré trois corps, et poursuivent des opérations de recherche, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais de la guerre régionale.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud.

L'ANI a rapporté une "forte explosion" dans la localité frontalière d'al-Tiri, l'attribuant à l'armée israélienne. Des tirs israéliens dans une autre localité du sud ont blessé un travailleur syrien, a ajouté l'agence.

Des secouristes affiliés au Hezbollah ont rapporté qu'une frappe israélienne près de Nabatiyé al-Fawqa avait visé une ambulance qui se rendait sur le site d'une précédente frappe, et blessé deux secouristes.


L'Iran menace de rétorsion tout pays «participant, coopérant ou aidant» les Etats-Unis dans leurs attaques 

Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran. (AFP)
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  • "Toute participation, coopération ou assistance à la commission d'une agression contre l'Iran engagera la responsabilité internationale des parties concernées"
  • L'Iran "se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires dans le cadre de la légitime défense"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran.

"Toute participation, coopération ou assistance à la commission d'une agression contre l'Iran engagera la responsabilité internationale des parties concernées", a déclaré Abbas Araghchi, ajoutant que l'Iran "se réservait le droit de prendre toutes les mesures nécessaires dans le cadre de la légitime défense", lors d'un discours au Kirghizistan à l'occasion d'une réunion de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

 

 


Nouvelles frappes américaines en Iran, sirènes d'alerte au Bahreïn 

Les Etats-Unis ont lancé vendredi une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis ont ouvert un autre front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge qui font grimper le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars. (AFP)
Les Etats-Unis ont lancé vendredi une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis ont ouvert un autre front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge qui font grimper le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars. (AFP)
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  • Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'armée américaine a annoncé avoir achevé une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires en Iran, faisant état de la "13e nuit consécutive" de bombardements
  • Des médias d'Etat iraniens ont quant à eux rapporté des explosions dans le sud du pays et sur l'île de Qeshm, près du détroit d'Ormuz

TEHERAN: Les Etats-Unis ont lancé vendredi une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis ont ouvert un autre front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge qui font grimper le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures puisque le stratégique détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les Houthis yéménites ont annoncé un blocus des navires d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Après avoir flambé jeudi, les cours refluaient légèrement vendredi en début d'échanges asiatiques, le Brent se maintenant autour du niveau de 100 dollars atteint la veille pour la première fois depuis mai, loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'armée américaine a annoncé avoir achevé une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires en Iran, faisant état de la "13e nuit consécutive" de bombardements.

Des médias d'Etat iraniens ont quant à eux rapporté des explosions dans le sud du pays et sur l'île de Qeshm, près du détroit d'Ormuz.

Face aux menaces sur la navigation dans la région, Donald Trump a affirmé jeudi soir que les fonds iraniens gelés aux Etats-Unis serviraient désormais à rembourser les dégâts sur les navires touchés dans le Golfe.

"A partir de maintenant, tous les dommages causés aux navires, à la cargaison ou à tout autre élément s'y rapportant, seront payés par l'argent iranien que les Etats-Unis ont en leur possession et contrôlent", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social, sans fournir davantage de détails sur le mécanisme envisagé.

Une menace qualifiée quelques heures plus tard de "précédent incendiaire" par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans une publication sur X.