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Là où le Printemps arabe a commencé

Le traitement cruel de Bouazizi a touché une corde sensible chez des millions de Tunisiens, fatigués de vivre sous un régime autocratique corrompu (Photo, AFP).
Le traitement cruel de Bouazizi a touché une corde sensible chez des millions de Tunisiens, fatigués de vivre sous un régime autocratique corrompu (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 09 décembre 2020

Là où le Printemps arabe a commencé

  • Le traitement cruel de Bouazizi a touché une corde sensible chez des millions de Tunisiens, fatigués de vivre sous un régime autocratique corrompu
  • Il devient devenu le « héros de la Tunisie », un symbole de révolte qui déclencha des protestations violentes dans une douzaine de pays à travers la région

Le soulèvement de la Tunisie a commencé lorsqu’un marchand, Mohamed Bouazizi, s’est immolé par le feu en signe de protestation.

Résumé

Le 17 décembre 2010, le vendeur ambulant tunisien Mohamed Bouazizi, en signe de protestation contre le harcèlement et la corruption de la police, s’immole par le feu devant les bureaux du gouverneur, dans la ville de Sidi Bouzid, déclenchant involontairement le mouvement de protestation multinational qui sera par la suite connu sous le nom de Printemps arabe.

Le traitement cruel de Bouazizi a touché une corde sensible chez des millions de Tunisiens, fatigués de vivre sous un régime autocratique corrompu. Alors que les médecins se battaient encore pour tenter de sauver, en vain, la vie de Bouazizi, les protestations avaient déjà éclaté à Sidi Bouzid, pour se répandre rapidement dans le reste du pays.

18 jours plus tard, Bouazizi était mort. Mais il était déjà devenu le « héros de la Tunisie », un symbole de révolte qui déclencha des protestations violentes dans une douzaine de pays à travers la région, produisant des changements de régime en Tunisie, en Egypte, en Libye et une révolution sanglante qui se poursuit encore en Syrie à ce jour.

LONDRES: Selon des membres de sa famille, Mohamed Bouazizi avait subi durant des années la cruauté d’officiels enclin à l’excès de zèle. Le 17 décembre 2010, il a suffi de moins de deux heures pour qu’une séquence d’évènements change le monde.

Comme il avait l’habitude de faire, Bouazizi, un jeune vendeur de fruits et légumes de 26 ans, poussait son chariot de produits sur les rues non-asphaltés du centre de Sidi Bouzid.

Les dates clés :

  1. Le 17 décembre 2010

Le vendeur ambulant Mohamed Bouazizi, 26 ans, s’immole par le feu.

2. Le 28 décembre 2010

Le président Zine El-Abidine Ben Ali rend visite à Bouazizi à l’hôpital. 

  1. Le 4 janvier 2011

Bouazizi meurt, à l’âge de 26 ans.

  1. Le 5 janvier 2011

Des milliers assistent aux obsèques de Bouazizi. Beaucoup d’entre eux promettent de venger sa mort.

  1. Le 14 janvier 2011

Le président Ben Ali s’enfuit en exil en Arabie Saoudite.

  1. Le 12 décembre 2011

Mohamed Moncef Marzouki devient le premier président élu en Tunisie.

  1. Le 20 juin 2012

Une cour tunisienne condamne Ben Ali par contumace à la prison à perpétuité pour incitation à la violence et au meurtre. 

  1. Le 19 septembre 2019

Ben Ali meurt en exil à Djeddah, à l’âge de 83 ans.

L’indescriptible ville de province au centre de la Tunisie était typique de la région, avec un niveau de chômage élevé chez les jeunes et peu d’opportunités pour ses habitants de vivre décemment de leurs revenus.

Les détails exacts de ce qui s’est vraiment passé font débat. La famille de Bouazizi a témoigné qu’aux alentours de 10h30 du matin, des inspecteurs municipaux l’avaient interpellé, exigeant un pot-de-vin. Devant le refus du jeune homme, une inspectrice, Faida Hamdy, lui assena une gifle au visage et confisqua ses balances électroniques et sa marchandise.

Hamdy a nié par la suite qu’elle l’avait giflé, affirmant qu’elle avait simplement appliqué la loi qui stipulait que les marchands n’avaient pas le droit de vendre leurs produits sur un lieu public.

Extrait des archives de Arab News, le 11 janvier 2011.

Furieux et humilié, Bouazizi se dirigea en trombe au bureau municipal où ses collègues marchands affirment qu’il fut battu à nouveau. Sans se décourager, il prit le chemin du principal immeuble du gouvernement régional, demandant à parler au gouverneur.

Sa demande fut refusée mais une heure après cette première confrontation, il était de retour devant le bureau du gouverneur et s’était recouvert de diluant à peinture. Il demanda à nouveau à le rencontrer.

Il ne fallut qu’une étincelle provenant d’un briquet pour que Bouazizi  soit enveloppé d’une boule de feu et qu’il provoque involontairement une série de protestations et de rebellions à travers la région. On parla alors de Printemps arabe. Dans des pays comme la Syrie ou la Libye, les conflits dévastateurs qui s’ensuivirent font encore rage à ce jour.

Les actions de Bouazizi ont immédiatement eu l’effet d’un détonateur à Sidi Bouzid. Au moment de sa mort, 18 jours plus tard, le 4 janvier, les manifestations s’étaient déjà répandues dans l’ensemble du pays. 

Malgré la rapide escalade, il fallut un certain temps pour que les implications potentielles de ce qui venait de se passer soient assimilées par les médias. La première mention des protestations en Tunisie à la une d’Arab News était dans le contexte d’émeutes concernant le prix des denrées alimentaires en Algérie, le 7 janvier. Le 14 janvier, le journal titra en page principale : « Les émeutes atteignent la Tunisie ». C’était le jour où le président, Zine El-Abidine Ben Ali, prit la fuite après 23 ans au pouvoir.

« Dans la capitale, Tunis, la police a ouvert le feu sur les manifestants, tuant au moins une personne, alors que des protestations contre le gouvernement, amorcées depuis plusieurs semaines, s’intensifiaient »

Extrait d’un article AFP à la une d’Arab News, le 14 janvier 2011.

Au très affairé bureau international du journal pour lequel je travaillais à Abou Dhabi, nous étions incertains des effets potentiels de cette colère rampante sur les règnes des dirigeants autocratiques.

Malgré la rapidité de la chute de Ben Ali, et alors que les manifestations se propageaient à l’extérieur des frontières tunisiennes, nous nous demandions si cela pouvait vraiment avoir un effet domino, renversant les hommes qui avaient gouverné une majeure partie du Moyen-Orient durant des décennies.

La Tunisie n’a pas uniquement allumé la mèche. Elle a démontré à la jeunesse frustrée et désabusée de la région que non seulement le changement était réel, mais qu’il pouvait se faire rapidement.

Le fait que ce soit un jeune homme, apparemment bien éduqué, qui avait été poussé à commettre un tel acte de désespoir parce qu’il se trouvait dans une situation désespérée a servi à faire de la révolte tunisienne un modèle à suivre pour d’autres à travers le monde arabe.

En l’espace d’un an, les dirigeants d’Egypte et de la Libye ont été renversés et celui du Yémen allait bientôt être écarté. Mais les bains de sang accompagnant ces nouvelles révoltes et les réponses brutales aux manifestations ont minimisé l’importance de ce qui s’est déroulé en Tunisie. L’exemple le plus frappant est à chercher en Syrie où les forces de sécurité de Bachar el-Assad ont fait usage de leurs armes contre les protestataires et déclenché les horreurs de la guerre civile ainsi que l’émergence des forces extrémistes.

Cela dit, la Tunisie a eu sa part de violences, avec plus de 300 personnes mortes dans les révoltes. Le pays est considéré, en Occident, comme le seul ayant réalisé des avancées démocratiques. Deux élections présidentielles et parlementaires se sont déroulées depuis la révolte, malgré d’âpres querelles politiques qui ont, par moments, tourné à la violence.   

De nombreux Tunisiens se demandent s’ils sont aujourd’hui en meilleure posture qu’ils ne l’étaient en 2010. L’économie a eu du mal à se redresser et le peuple a supporté le fardeau des mesures économiques liées au prêt de $2,8 milliards du Fonds monétaire international (FMI). En 2018, de larges protestations contre le coût de la vie ont pris place à travers le pays.

La Tunisie a également souffert d’une série d’attaques terroristes, notamment celle de mars, près de l’Ambassade américaine, et une autre en 2015 dans un complexe touristique, qui a tué 38 personnes et porté un coup dur à l’industrie du tourisme, cruciale pour la Tunisie.

La plupart des conditions socio-économiques, qui sont souvent mentionnées comme les raisons du Printemps arabe, demeurent inchangées en Tunisie. Le chômage est même plus élevé (15% contre 12% avant la révolte, atteignant 30% dans les régions les plus pauvres).

Les premiers rapports sur l’immolation de Bouazizi l’avaient décrit comme un diplômé d’université, une information souvent répétée, qui correspondait bien au récit que l’on voulait faire du Printemps arabe : l’élan d’une jeunesse surqualifiée et sous-employée.

La vérité est qu’il avait dû abandonner l’école lorsqu’il était devenu le principal pourvoyeur d’une famille nombreuse, à la mort de son père. Son aspiration, d’après sa famille, était d’acquérir une camionnette pour développer son commerce.

Cette aspiration a disparu dans les flammes qui ont mis fin à sa vie mais qui ont permis à la colère ressentie contre le régime corrompu et oppressif de Ben Ali de se propager.

Pour le monde Arabe, l’action individuelle extrême de Bouazizi restera à jamais dans les mémoires comme le moment qui a libéré la colère de tout un peuple. 

 

Jonathan Lessware est rédacteur en chef numérique au bureau de Londres d’Arab News et un ancien correspondant international au quotidien The National. Il a travaillé au Moyen-Orient durant 10 ans, notamment durant la période du Printemps arabe.


L'ONU exige qu'Israël empêche un «génocide» à Gaza

Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie. (AFP)
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  • Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza
  • Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites"

GENEVE: Les Nations unies ont exigé lundi qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza, dénonçant des signes de "nettoyage ethnique" observés dans ce territoire palestinien ainsi qu'en Cisjordanie.

Dans un nouveau rapport, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré que les actions menées par Israël à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 constituaient des "violations flagrantes" du droit international, s'apparentant souvent à des "crimes de guerre et autres atrocités".

Dans la conclusion de ce rapport, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé Israël à veiller au respect d’une ordonnance de la Cour internationale de justice de 2024 lui enjoignant de prendre des mesures pour prévenir les actes de génocide à Gaza.

Selon lui, Israël doit veiller "avec effet immédiat à ce que son armée ne se livre pas à des actes de génocide, (et prendre) toutes les mesures nécessaires pour prévenir et punir l’incitation au génocide".

Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza. Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites".

Ce rapport, qui concerne la période allant du 7 octobre 2023, date à laquelle une attaque sans précédent du Hamas en Israël a déclenché une offensive israélienne à Gaza, jusqu'en mai 2025, condamne aussi les "violations graves" commises par des groupes armés palestiniens.

L'attaque du Hamas a causé la mort de 1.221 personnes du côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.

Le rapport met aussi en lumière les sévices subis par les otages capturés par les groupes armés palestiniens, dont beaucoup ont fait état de tortures et agressions sexuelles alors qu'ils étaient détenus "dans des conditions inhumaines" pendant des mois.

Meurtres "illégaux" 

Le rapport consacre également une large part aux actions d’Israël à Gaza, où sa campagne militaire de représailles a fait plus de 72.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire dirigé par le Hamas, dont les statistiques sont considérées comme fiables par l’ONU.

Une grande partie de ces meurtres "semblent illégaux", indique le rapport, qui souligne aussi comment Israël a "mené des attaques contre des cibles civiles ou protégées".

Parmi celles-ci figurent "des établissements de santé et des installations médicales", ainsi que des civils, dont des journalistes, des professionnels de santé, des acteurs humanitaires et des policiers, et ce "de manière systématique et répétée".

Cette campagne d’Israël à Gaza a rendu les conditions de vie dans une grande partie du territoire "incompatibles avec la survie des Palestiniens en tant que groupe", a alerté le Haut-Commissariat.

Il a également déclaré que "le recours à une force inutile et disproportionnée en Cisjordanie a(vait) conduit à des centaines de meurtres illégaux".

"En Cisjordanie, le taux de déplacements forcés de Palestiniens n'a pas été aussi élevé depuis des décennies et l'expansion des colonies israéliennes est sans précédent", a déclaré lundi devant la presse à Genève Ajith Sunghay, qui dirige le bureau du Haut-Commissariat dans les territoires palestiniens.

Sur les deux territoires, "l’armée israélienne et d’autres forces de sécurité ont provoqué des déplacements de population à grande échelle", ajoute le Haut-Commissariat.

Le rapport relève que les violations commises par Israël dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés révélaient une pratique visant à infliger un "déplacement forcé, un dépeuplement et un nettoyage ethnique de vastes parties du territoire palestinien occupé".

Depuis, le fragile cessez-le feu d'octobre dernier "a permis de réduire l'ampleur considérable des violences observées jusqu’alors et a ouvert une marge de manœuvre humanitaire modeste", a déclaré Ajith Sunghay.

"Cependant, les meurtres et la destruction des infrastructures se sont poursuivis presque quotidiennement, et la situation humanitaire générale reste désastreuse", a-t-il ajouté.

Le Haut-Commissariat a jugé "essentiel que toutes les violations énumérées dans le rapport fassent l’objet d’un examen en bonne et due forme" par des "instances judiciaires crédibles et impartiales".

 


Le président libanais promet de faire «l'impossible» pour arrêter la guerre avec Israël

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  • Il a rappelé que les négociations entre le Liban et Israël à Washington avaient notamment pour objectif un retrait des forces israéliennes du sud du Liban et un retour des déplacés.
  • Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi, à l'issue de négociations entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, la prolongation de 45 jours d'un cessez-le-feu qui devait expirer dimanche.

BEYROUTH: Le président libanais a promis lundi de faire "l'impossible" pour arrêter la guerre avec Israël qui poursuit ses frappes, faisant plus de 3.000 morts depuis mars, malgré une trêve et de nouvelles négociations bilatérales en vue.

"Il est de mon devoir et de ma responsabilité de faire l'impossible (...) pour arrêter la guerre contre le Liban et son peuple", a déclaré Joseph Aoun dans un communiqué.

Il a rappelé que les négociations entre le Liban et Israël à Washington avaient notamment pour objectif un retrait des forces israéliennes du sud du Liban et un retour des déplacés.

Les Etats-Unis avaient annoncé vendredi, à l'issue de négociations entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, la prolongation de 45 jours d'un cessez-le-feu qui devait expirer dimanche.

Et le département d'État américain a indiqué qu'il organiserait un nouveau cycle de discussions les 2 et 3 juin.

Malgré la trêve, Israël a poursuivi lundi ses frappes contre plusieurs localités dans le sud du Liban, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a appelé à l'évacuation de trois localités dans les régions de Tyr et de Nabatiyé en prévision de bombardements, et réitéré plus tard son appel pour l'une de ces localités.

Dimanche, des frappes israéliennes près de Baalbeck, dans l'est du pays, ont tué sept personnes dont un chef du Jihad islamique palestinien, allié du Hezbollah.

La formation, qui rejette les négociations directes entre le Liban et son ennemi juré, a revendiqué lundi deux attaques contre des objectifs militaires en Israël.

"En riposte à la violation du cessez-le-feu" par Israël, le Hezbollah a visé "une plateforme du Dôme de fer", le système de défense aérienne israélienne, dans un camp militaire, "au moyen d'un drone d'attaque", a déclaré le mouvement dans un communiqué, ajoutant par ailleurs avoir visé un véhicule militaire dans le nord d'Israël.

Le Hezbollah a aussi revendiqué lundi des attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban.

Ces dernières semaines, le Hezbollah a utilisé à plusieurs reprises des drones FPV à fibre optique, à bas coût. "Aujourd'hui, nous faisons face au défi de neutraliser les drones FPV", avait déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Les négociations parrainées par Washington portent notamment sur l'épineuse question du désarmement du Hezbollah, que le groupe refuse.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

Depuis le début des hostilités, les frappes israéliennes ont fait 3.020 morts au Liban, dont 211 enfants ou mineurs et 116 membres du personnel médical, selon un nouveau bilan officiel lundi.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

 


Netanyahu affirme qu'Israël est proche de son objectif de tuer tous les responsables du 7-Octobre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
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  • Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre
  • Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque

 


JERUSALEM: Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau.

Ses propos faisaient suite à l'annonce la veille par l'armée israélienne de la mort d'Ezzedine Al-Haddad, commandant de la branche armée du Hamas, mort vendredi lors d'une frappe aérienne ciblée à Gaza.

Au lendemain de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas du 7 octobre 2023 sur le sol israélien, M. Netanyahu avait promis de traquer les cerveaux de cette attaque qui, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels, a fait 1.221 morts en Israël, en majorité des civils.

"J'ai promis que chaque architecte du massacre et de la prise d'otages serait éliminé jusqu'au dernier, et nous sommes très proches d'achever cette mission", a déclaré M. Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire, qualifiant Ezzedine Al-Haddad de "terroriste méprisable".

Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre.

Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque.

M. Netanyahu a réaffirmé dimanche que les forces israéliennes contrôlaient actuellement 60% du territoire de Gaza.

Cette déclaration laisse entendre que l'armée a continué d'étendre sa présence opérationnelle dans le territoire, après de récents articles de presse affirmant que les troupes israéliennes avaient progressé vers une nouvelle ligne dite "orange".

Selon les termes du cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis entre Israël et le Hamas, en vigueur depuis le 10 octobre, les forces israéliennes devaient se replier jusqu'à une "ligne jaune" à Gaza, leur laissant le contrôle de plus de 50% du territoire palestinien.

"Nous tenons le Hamas à notre merci. Nous savons exactement quelle est notre mission, et notre mission est de garantir que Gaza ne représentera plus jamais une menace pour Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.

La campagne militaire israélienne contre le Hamas depuis les attaques d’octobre 2023 a fait au moins 72.763 morts à Gaza, selon des chiffres du ministère de la Santé du territoire, contrôlé par le Hamas, jugés fiables par les Nations unies.